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qui ait joint au titre de chancelier celuide garde du sceau royal.
Les sceaux furent rendus à Guillaumede Nogaret en 1307 , comme il paroît parun registre du trésor: traditumfuitfigil-lum domino Guillelmo de Nogareto. IIn’avoit pour l'on plat à la suite du roi,« que dix soudées de pain , trois septiers7 > de vin, Tun pris devers le roi, & lesn deux autres du commun, & quatre pieces,, de chair & quatre pieces de poulaille ;f> & au jour de poilson à l’avenant ; & ne,> prenoit que six provendes d’avòine,,, couste , leurres, busches, chandelles ,» & point de forge. »
Gilles Aicelinde Montagu, archevêquede Narbonne , fut garde des sceaux de-puis le 27 février 1309 jufqu’au mois d’a-vril 1313, suivant le registre 45 du trésor,où il est qualifié , habens figilium.
Il eut pour successeur en cette fonctionPierre de Latilly , archidiacre de s églisede Chálons-sur-Marne. Le registre 49 du
trésor porte : tradidit dominus rex .
magnum figilium suurn magifiro Petro deLatilUaco.
L’état de la maison du roi, arrêté le 2décembre 1306 par Philippe le Long,réglé les droits du chancelier , à l’instar dece qui avoir été accordé à Guillaume deNogaret, garde des sceaux ; ensorte queles droits du garde des sceaux furent assi-milés à ceux du chancelier.
II íèmbloit même que le chancelier netirât ses plus grands privilèges que de lagarde du sceau : en effet, les habitans dela ville de Laon ayant prétendu récuserle chancelier Pierre de Cliappes, commeleur étant suspect, il fut décidé dans leconseil tenu en présence du roi le lundiavant l’ascension de Tannée 1318 , que lechancelier ne devoir être tenu pour sus-pect ; d’autant que par le moyen de Tofficedu sceau , il étoit personne publique.& tenua une spéciale fidélité au roi.
II y avoir deux gardes des sceaux aumois de juillet 1320., suivant un.mémo-rial de la chambre des comptes., cotéH, portant que le 9 dudit mois Pierre leMire, chauffe-cire, avoir prêté sermentpour cet office «• entre les mains des deux» préposés à la garde du sceau .
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Àu mois de février suivant ,' Philippele Long fit un règlement sur íe port &état du grand scel & sur la recette desémolumens d’icelui. Suivant ce règlement,tous les émolumens, tant d u grand sceauque des chancelleries particulières deChampagne, de Navarre & des Juifs, dé-voient à T avenir appartenir au roi.
Jean de Marigni, chantre de T église deNotre-Dame de Paris, évêque de Beau-vais en 1312, tint les sceaux après Mat-thieu Ferrand, chancelier , depuis le der-nier avril 1329 jusqu’au 6 juillet de lamême année, qn’il les rendit; il les eutencore depuis- le 7 septembre jusqu’à la--S. Martin 1329 , qu’il en fut déchargé, &les remit ès mains de Guillaume de Sainte-Maure , doyen de Tours.
Après la mort de Guillaume de Sainfe-Maure , chancelier, arrivée en 1334 ,Pierre Rogier, abbé de Fécamp , reçut,les sceaux , & en fut déchargé lorsqu’ileut l’archevêché de Sens! : il ne se trouveaucun acte qui marque jqu’il- ait été chan-celier ni garde des sceaux ; il fut depuis•archevêque de Rouen , cardinal, & pape-fous le nom de Clément VI.
Foulques Bardoul, conseiller au parle-ment de Paris , fut garde de la chancelle-rie pendant la prison du roi Jean , après la-destitution du chancelier Pierre de la Fo-rêt ; il y avoit déjà été employé fous Phi-lippe de Valois, pendant un voyage duchancelier Coquerel, & T étoit au mois demars 1356, comme il se voit par le journaldu trésor du 24 mars de cette année, &.par une lettre du 15 juin 1357 : ce quicestà lorsque le régent donna les sceauxà Jean de Dormans. On ne voit pas ausurplus, qu’il eût le titre de garde dessceaux.
Jean de Dormans fut aussi d’abord com-mis seulement au fait de la chancelleriede France le 18 mars 13Ç7 , par Charles,régent du royaume ; il exerçoit la chargede. chancelier au traité de Brétigni, .Je9 mai 136o. Le- roi Jean lui,donna lesliteaux le 18 septembre 1361, & Tinsti-tua chancelier de France après la mortdu cardinal de la Forêt.
Le parlement ayant été transféré .à Poi-tiers , & la grande chancellerie établie