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Tome XV.
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dans la méme ville , Jean de Bailleuf ,président au parlement, tint pendant cetems les sceaux.

Quelques manuscrits supposent qu’A-dam Fumée, chevalier , seigneur des Ro-ches , maître des requêtes , fut commisà la garde des sceaux de France depuisl’an 1479 jusqu’en 1483 ; à quoi il y anéanmoins peu d’apparence, vu que pen-dant ce tems Pierre d’Oriole exerçoit l’of—fice de chancelier : mais il est du moinscertain qu’il fut commis à la garde dessceaux après la mort du chancelier Guil-laume de Rochefort, arrivée le 12 août1492. Dans quelques actes il est qualifiéde garde des sceaux ; & comme il netenoit cette charge que par commission,il conserva toujours celle de maître desrequêtes , & exerça l’une & l’autre juf-qu’à sa mort, arrivée au mois de novembreI 494 -

Robert Briçonnet, archevêque deRheims, exerça la fonction de garde dessceaux après le décès d’Adam Fumée ,& fut ensuite pourvu de Tossice de chan-celier de France au mois*d’août 1493.

Etienne Poncher , évêque de Paris ,fut pareillement commis à la garde dessceaux de France en 1J12, & les tint jus-qu’au 2 janvier 1515.

François premier ayant dans la mêmeannée nommé Antoine Duprat pour chan-celier , & ordonné qu’il passeroitles montsavec lui, messire Mondot de la Marthonie,premier président du parlement de Paris ,fut chargé de la garde du petit sceau eni’absence du grand.

Ce même prince allant à Lyon en 15 23 ,& laissant â Paris le chancelier Duprat ,il commit messire Jean Brinon , premierprésident du parlement de Rouen, pouravoir près de S. M. la garde du petitscel , en l’abfence du grand.

Le chancelier du Bourg étant mort en1538, la garde des sceaux fut donnée encommission à Matthieu de Longuejoue ,chevalier, seigneur d’Yverni, évêque deSoiííòns , en attendant que GuillaumePoyet eût ses provisions de chancelier ;il reçut les sceaux pour la seconde foisaprès la mort de François Errant en 1544,& en fut déchargé Tannée suivante-

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Lorsque le chancelier Poyet fut empri-sonné en 1542 , François de Montholon ,premier du nom , président au parlement,fut commis à la garde des sceaux de Francepar des lettres du 9 août de ladite année,il prêta serment entre les mains du cardi-nal de Tournon, le 22 du même mois :le dauphin l’établit aussi garde des sceauxdu duché de Bretagne, par des lettres du7 septembre de la même année ; ce qui estremarquable en ce que l’ossice de chan-celier de Bretagne avoit été supprimédès Tan 1494. Le premier juin 1543,roi lui fit remettre tous les papiers &enseignemens concernant les principalesaffaires du royaume, qui avoient été trou-vés dans les coffres du chancelier Poyet,afin qu’il prît une plus grande connoif-sance des affaires de S. M. II mourut le15 dudit mois de juin 1543.

François Erraut, seigneur de Chemans,maître des requêtes & président en la courde parlement de Turin, lui succéda enla charge de garde des sceaux , & conservases autres charges : le roi lui fit remettreles mêmes papiers & enseignemens <ju’a-voit eus son prédécesseur ; il fut destituéen 1544. Ce fut alors que Matthieu deLonguejoue reçut pour la seconde fois lessceaux, comme on Ta déjà dit.

Le chancelier Olivier étant tombé enparalysie, les sceaux furent mis entre lesmains de Jean Bertrand , nommé Ber-trandi par les traducteurs de de Thou , pré-sident au parlement de Toulouse , lequel,sans lettres de commission, les garda &scella jusqu’à ce que le chancelier crût êtreen état de reprendre ses fonctions : maisayant perdu la vue, il fut déchargé dessceaux le 2 janvier iÇÇo.

Par un édit donné à Amboise au moisd’avril suivant, le roi érigea un état degarde des sceaux de France en titre d’of-fìce, fans désignation d’aucune personne,avec attribution des honneurs & autoritésappartenant à un chancelier de France,même de présider au parlement & augrand-conseil ; pour être ledit office sup-primé après la mort du chancelier Olivier& subrogé à icelui.

Cet édit fut vérifié contre les conclu-sions du procureur général, & publié en

Taudience