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garenne les lapins trouvent de tems entems du couvert. On ne peut pas espé-rer d’y élever du bois ; il faut donc y en-tretenir des bruyères, des genêts, des ge-nièvres qui font ombre, & que les lapinsne dévorent pas comme le reste. Lors-que rien n’y peut croître, on est contraintde former un couvert artificiel. On assem-ble plusieurs branches d’arbres , des ge-nêts, &c. on les couche, & elles serventde retraite aux lapreaux, que 1 es vieuxlapins tourmentent dans les terriers pen-dant l’été.
On devra à ces foins réunis, tout l’a-vantage qu’on peut retirer d’une garenne ,si l’on y joint une attention continuelleà écarter & à détruire toutes les bêtescarnassières qui font ennemies des lapins.Les murs peuvent garantir des renards,des blaireaux, des putois, & même deschats; mais il faut des précautions jour-nalières pour se défendre des fouines,que les murs n’arrêtent pas ; des belettes,auxquelles le plus petit trou donne pas-sage , (jc. Voye\ PlEGE. II est donc inu-tile d’avoir une garenne , si l’on n’en con-fie pas le foin i un garennier très-intelli-gent & très - exercé. Cet article efi deM- le Roy , lieutenant des chasses duparc de Versailles.
GARER UN VAISSAEU, pour direcalfater , {Mari) c’est un vieux terme quin’est plus d’usage. V. CALFATER.
Garer un bateau , un train de bois,c’est le ranger & l’attacher de façon qu’ilsoit en sûreté. Ce terme n’est en usageque parmi les bateliers. ( Z )
Garer , c’est en termes de flottage , ar-rêter les trains dans certains lieux désignéspar la police aux environs de Paris, ou furla route, pour la commodité des flotteurs.
GARET, ( Géog. ) contrée d’Afriquedans la Barbarie, au royaume de Fez.Melila 1 , Chasaca , Tesota & Maggéa, ensont les villes principales. Cette provincebaignée au nord par la Méditerranée, estbornée E. par la riviere de Mulvia , quia sépare de la province d’Errif. Le Gare ta de bonnes mines de fer , & des monta-gnes au centre qui font cultivées. V. Mar-ínol, liv. IV , chap. 196. {D. J.)
GARGAN, {Géog. anc.) montagne d’I-
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salie au pays nommé autrefois la PouilleDamienne, & maintenant la Capitanate ,au royaume de Naples, près de Manfre-donia. Pomponius Mêla & Pline le nom-ment Garganus mons. II étoit couvert deforêts de chênes. Aquilonibus quercetaGarganilaborant)dit Horace.Cette mon-tagne s’appelle aujourd’hui le montSaint-Ange, monte di Sant’ Angelo; & le pro-montoire de cette montagne qui s’avancedans la mer Adriatique, capo Vieftice.{D. J.)
GARG ANC Y, oiseau. F'. Sarcelle.
GARGARA, {Géog. anc.) le plushaut promontoire du mont Ida dans laTroade, & Pun des quatre qui partant decette montagne s’avar.çoient dans la mer.Jupiter y avoit un temple & un autel çc’est là que ce dieu , dit Homere toujoursgéographe dans ses écrits ', c’est là que cedieu vint s’astèoir pour être tranquillespectateur du combat entre les Grecs &les Troyens. Le Gargara ne manqua pasde se peupler insensiblement, & tenoitdéjà son rang parmi les villes œoliques»du tems de Strabon. II ne faut pas con-fondre Gargara avec Gargarum , qui étoitune autre ville de P Asie mineure, selonEtienne le géographe. {D. J.)
GARGARISER (se) , c’est faction dese laver la bouche & feutrée du gosieravec quelque liqueur. On {q gargarise or-dinairement avec de Peau simple, par pro-preté : cette ablution enleve les matièreslimonneufes qui durant la nuit s’attachentà la langue, au voile du palais, & dansle fond de l’arriere - bouche. Lorsqu’onfait usage de gargarismes dans des mala-dies du fond de la bouche, on a coutumede porter la tête en-arriéré; on retientla liqueur, & on P agite en lui faisant faireun gargouillement. Ce mouvement dePair avec Peau peut irriter les parties, &empêcher faction du médicament. 11 opé-reroit plus efficacement, si l’on retenoitla liqueur fans aucune agitation , de laçonsqu’elle baignât simplement les parties ma-lades. V. Gargarisme. {Y)
GARGARISME, f. m. ( Chirurgie.)forme de médicament topique, destiné ilaver la bouche dans les différentes affec-tions de cette partie.