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'íi'eíì pas moins nécessaire pour avancer’la chaleur des bouquins & la fécondation•des hases.
Une garenne n’étant bonne qu’autant■qu’elle est hâtive, il s’ensuit que tous lesfoins du propriétaire ou du fermier doi-vent concourir à la rendre telle. Pour-cela, il faut qu’ellc ne contienne qu’unequantité de lapins proportionnée à son•étendue, qu’ils y soient bien nourris pen-dant Phiver, & qu’il n'y reste que lenombre de bouquins nécessaire. II ne fautpas moins que de deux à trois arpenspour une centaine de lapins de fond : ainsidans une garenne de cent arpens, il n’enfaudra jamais laisser pendant Phiver plusde quatre mille. Malgré cet espace, il fau-dra les nourrir un peu pendant les gelées,& beaucoup lorsque l’herbe sera couvertede neige ou de givre. Si les lapins man-quent de nourriture pendant trois ou qua-tre jours , ils maigriront à Pexcès ; & lapremiere portée, qui est à tous égards laplus avantageuse, en sera considérable-ment retardée. Le meilleur fourrage qu’onpuisse leur donner , c’est le regain de Iu-íerne, ou celui de trefle : on peut austìleur jeter des branches de saule & detremble , dont Pécorce leur plaît & les•nourrit bien.
Pour ne rien perdre du fourrage, quisouvent est aísoz cher, on peut le leurdonner sur de petits râteliers faits en for-me de berceaux comme ceux des berge-ries, & élevés d’un demi-pied. On lesplace à portée des terriers. On peut les■couvrir aussi d’un petit toit de planches,pour garantir l’herbe de la pluie & de laneige. La faim y accoutume les lapins enpeu de jours. II ne faut d’abord que lesaffriander ; & lorsqu’il ne reste rien auxrâteliers, on augmente peu à peu.
Pour jouir des lapins ou en ôter le su--perflu , il y a trois moyens; le fusil, lespanneaux, & les furets. Le premier estinfidèle & dangereux ; on tue quelquefoisdes hases ; & d’ailleurs,pour peu qu’un la-pin qui a été tiré ait encore de vie, ilrentre au terrier ,, y meurt & l’infecte.Les garenniers intelligens ne laissent ti-rer dans leurs garennes qti’avec beaucoupde .précautions: cependant depuis les pre-
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miers lapreaxix jufqu’à la fin de juillet.,il est difficile de s’en dispenser: mais désqu’on le peut, il vaut mieux recourir auxpanneaux & aux furets. Depuis le moisd’août jusqu’au mois de novembre, lepanneau est à préférer, parce que c’est unmoyen plus facile & plus prompt. Pours’en servir, on a une petite route couverte,fi l’on peut, d’un coteau ou d’un reversde fossé, &: tracée entre les terriers &í’efpace dans lequel les lapins s’écartentpour aller au gagnage pendant la nuit;on file un panneau le long de cette route;on l’attache à des fiches bu piquets dedeux pieds de haut ; on a foin d’enfoncetces fiches aísoz pour qu’un lapin ne lesrenverse pas, & elles font placées à sixtoises les unes des autres. Un homme resteà ce panneau ; deux autres parcourent P es-pace dans lequel les lapins font répandus;î’efffoi les faisant revenir aux terriers, ilsfont arrêtés par le filet, & saisis par celuiqui le garde: c’est là ce qu’on appellefaire le rabat. Dans une garenne un peuétendue, on en peut faire jufqu’à troisdans une nuit, en commençant deux heu-res après la nuit fermée. Lorsqu’on a levent faux , ou qu’il fait clair de lune, lesrabats ne réuíïìííènt guere. On voit quede cette maniéré les lapins étant pris vi-vans, il est aisé de ne tuer que les bou-quins, & de laistèr aller les hases: celaest d’autant plus avantageux, qu’il ne doitpas rester dans la garenne plus d’un bou-quin pour quatre ou cinq hases. On a lemême avantage pendant Phiver, en fai-sant sortir les lapins du terrier avec lesfurets emmuselés, & les prenant avec desbourses, qu’on adapte aux gueules. Voye\Fureter.
Si le terreìn d’une garenne est sablon-neux, il faut que les murs qui Pentourentaient des fondemens très - profonds, afirique les lapins ne percent point au-des-sous. Ces murs doivent avoir sept à huitpieds de haut, & être garnis au - dessousdu chaperon d’une tablette saillante , quirompe le saut des renards. Si Pon est forcéde laisser des trous pour Pécoulement deseaux, il faut les griller de maniéré queles belettes même ne puiílent y passer.
11 est presque nécessaire que dans uneN n n n n ij