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Tome XV.
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&: glissa dans Pestomac.

Tous les médecins & chirurgiens de Ko-nigsberg jugèrent que pour prévenir lesaccidens fâcheux auxquels cet hommettoit exposé, il falloit faire une incisionaux parties contenantes du bas-ventre & àl’estomac, pour retirer le corps étranger.Cette opération fut faite par Daniel Schwa-ben, chirurgien lithotomiste, & le maladefut parfaitement guéri en peu de tems.On conserve le couteau dans la bibliothè-que électorale de Kônigsberg, où l’on voitauíli le portrait du paysan à qui cet acci-dent est arrivé. Foye\ PLAIES DE l’es-TOMAC.

II y a plusieurs exemples de pareils casoù la gajlrotomie a été pratiquée avec suc-cès. M. Hevin, après avoir établi la possibi-lité & la nécessité de cette ouverture furplusieurs expériences , donne des réglésfondées fur le méchanifme de l’estomac,pour assurer le succès de l’opération. Lesremarques judicieuses qu’il fait fur Pétatde plénitude ou de vacuité de l’estomacfont très-importantes, & la méthode qu’ilpropose est fort sûre. Foye\ Le premiervolume des mémoires de Vacadémie roy.de chirurgie , à I’article des corps étran-gérs de l'œsophage.

L’incilìon du bas-ventre peut aussi êtrepratiquée pour tirer des corps étrangersarrêtés dans les intestins. V. Enteroto-MIE. ( F)

GATE ( LES MONTAGNES DE ),Géog. longue chaîne de montagnes enAsie, dans la presqu’isle en-deçà du Gan-ge , qu’elle divise dans toute fa longueur,en deux parties fort inégales. Celle qui estau couchant est appellée la côte de Mala-bar. Les voyageurs nous disent que le paysséparé par cette chaîne de montagnes, adeux saisons très-dissérentes dans le mêmetems ; par exemple , tandis que l’hiverrégné fur la côte de Malabar , la côte deCoromandel qui est au même degré d’élé-vation, & qui en quelques endroits n’estéloignée que de vingt à trente lieues decelle de Malabar, jouit d’un agréable prin-tems : mais cette diversité de saison dansun même tems & en des lieux si voisins,n’est pas particulière à cette presqu’isle. Lamême chose arrive aux navires qui vont

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d’Ormus au cap de Rofalgate, où en pas-sant le cap , ils passent tout-à-coup d’untrès-beau ciel à des orages &: des tempêteseffroyables. Des montagnes de Gâte il fortun grand nombre de rivières qui arrosentla presqu’isle , ou qui se jettent à l’orient.(D. J.)

GATEAU , s. m. ( Pâtisserie . ) c’estun morceau de pâte façonné & cuit aufour sans autre appareil. II y en a d’uneinfinité de façons, selon les différons in-grédiens qu’on unit à la pâte, ou dont onfait même des gâteaux en entier : tels fontles gâteaux d’amandes, faits d’amandes ,de sucre & d’œufs ; les gâteaux de Com-piegne , qui ne diffèrent des gâteaux d’a-mandes que par un levain particulier ajoutéaux autres ingrédiens, ùc. Les gâteauxprennent aussi des noms difïérens de la ma-niéré dont ils font travaillés ; ainsi il y ades gâteaux feuilletés, ou dont la pâteextrêmement pliée & repliée fur elle-méme, se sépare en cuisant, & se met enfeuillets menus & légers ; les gâteaux à lareine , ùc.

GATEAU , ( Chirurgie. ) petit matelasfait avec de la charpie pour couvrir la plaiedu moignon dans les pansemens, aprèsl’amputation des membres. On étend furle gâteau les médicamens digestifs, mondi-fians , détersifs, ùc. que prescrivent l’étatdes chairs , & la nature de la suppuration.On se sert encore d’un gâteau ou grandplumasseau, pour panser la plaie qui resteaprès l’extirpation d’une mamelle : maisdans l’un & dans l’autre cas , les praticiensrationnels préfèrent aujourd’hui l’usage deplusieurs plumasseaux moins étendus ; onles ajuste mieux aux différentes inégalitésde la plaie qu’un grand plumasseau d’unefeule piece ; on n’est pas obligé de la dé-couvrir tout-à-la fois en entier , & de l’ex-poser par - là aussi long-tems à faction deí’air, toujours pernicieux aux plaies troplong-tems découvertes, quelques précau-tions qu’on puiííè prendre pour en préve-nir les mauvais effets. (F)

GATEAU. ( Chymie métallique , ) Onnomme ainsi les lingots en plaque. Voye $Lingot.

GATEAU. (Fonderie.) Les fondeursappellent ainsi les portions de métal qui se