Band 
Tome XV.
Seite
856
JPEG-Download
 

8>-6 GAG

La gaude fleurit en mai, & sa grainemûrit en juin & en juillet. Cette plantecroît d’elle-même dans presque toutes lesprovinces du royaume , à cinq ou six lieuesde Paris, & particulièrement à Pontoiíe :il paroît qu’elle aime les lieux incultes, lelong des chemins, les bords des champs,les murailles & les décombres ; mais lagaude qu’on cultive est bien meilleureque celle qui vient naturellement, & on ydonne beaucoup de foin à cause de son uti-lité pour la teinture , car on n’en fait pointd’usage en médecine. On la terne claireau mois de mars ou de septembre, dans desterres légeres & bien labourées, & elle setrouve mûre au mois de mai ou de juillet ;il faut seulement la sarcler quand elle leve.Dans les pays chauds, comme en Langue-doc , elle est souvent astèz feche lors-qu’on la recueille ; mais dans les pays tem-pérés , comme en Normandie , en Picar-die & en plusieurs autres lieux, il estessentiel de la faire sécher exactement. IIfaut encore observer de ne point la cou-per qu’elle ne soit mûre , & d’empêcherqu’elle ne te mouille quand elle est cueil-lie : en la cueillant, il faut la couper à fleurde terre.

Les teinturiers regardent la gaude laplus menue & la plus roustètte comme lameilleure ; ils la font bouillir avec de l’a-lun , pour teindre les laines & les étoffes encouleur jaune & en couleur verte ; savoir,le s blanches en jaune, & en verd les étoffesqui ont été préalablement mises au bleu..Suivant les réglemens de France , les céla-don , verd de pomme, verd de mer, verdnaissant & verd gai, doivent être alunés,ensuite gaudés avec gaude ou farelle , &puis passés fur !a cuve d’inde. (D. J.)

GAUDENS (Saint-), Eanum SancliGaudentii , ( Ge'og. ) petite ville deFrance, capitale du Néboufan. Les étatsdu pays s’y tiennent. C’est la patrie de S.Remond , fondateur de l’ordre de Cala-trava en Espagne. Elle est fur la Garonne,à deux lieues N. de S. Bertrand. Longit.18.36. lac. 43. 8. ( D. J. )b GAUDRON, f. m. {Metteuren œu-vre. Orfevre. Serrurier , &c.) espece de <rayon droit ou tournant, fait à l’échoppesur le fond d’une bague ou d’un cacher qui 1

G A U

part du centre de ce fond & se termine ìla sous-batte. II y en a de creux & de re-levés.

GAUDRONNER, ( Epine, lier. ) c’estfaction de tourner les têtes fur le moule âl’aide du rouet, qui fait tourner la broche& le moule, & de la porte qui conduit lefil le long de ce moule.

GAVÉ. ( Ge'og .) Ce nom est commun àplusieurs rivières du Béarn, qui toutes ontleurs sources dans les Pyrénées aux con-fins de l’Arragon : telles que sont le Gaved’Afpe, le Gave d’Offao, le Gav cd’Olé-ron , le Gave de Pau. La rapidité de cesGaves est cause qu’ils ne portent pointde bateaux: mais ils font très-poissonneux,{D. J.)

GAVETTE, f. f. {Tireur d’or. ) c’estle nom qu’on donne au lingot d’or , aprèsqu’il a déjà reçu quelques-unes des prépara-tions qui doivent le mettre en fil d’or.

GAUFFRE , f. f. ( Cuis. ) forte de pâ-tisserie faite avec des œufs, du sucre &de la fleur de farine.

Prenez autant que vous voudrez de fleurde farine : après savoir mise dans un vais-seau propre , trempez-la avec du lait quevous verserez peu à peu : mettez-y du selà discrétion , du beurre fondu & du sucre.Délayez bien le tout en I’agitant avec unecuiller, & faites-en une pâte qui soit unpeu plus ferme que de la bouillie quandelle est cuite.

La pâte étant faite, mettez le gauffriert fur un petit feu clair : quand il sera pres-j que rouge d’un côté, tournez-le de l'au-tre , & faites-Ie chauffer de la méme ma-niéré. Lorsque les deux côtés seront éga-lement chauds, retirez-le un peu du feu ,ouvrez-le & frottez-le en-dedans avec dubeurre fondu ou du lard : d’autres se ser-vent de beurre entassé dans une cuiller debois, & en remettent de nouveau 2 me-sure qu’il fe creuse ; fans quoi le gauffrierne fe beurreroit pas bien. Prenez ensuitede la pâte avec une grande cuiller, & ré-pandez-en tout le long sur un côté d u gauf-frier ; puis fermez-Ie doucement d’abord,& le mettez fur le feu. Quand vous croi-rez que la gaujsre fera cuite d’un côté,tournez le gauffrier pour la faire cuire del'autre.

Qn