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On donne aussi le nom de gauffres auxrayons de miel. (+)
GAUFFRER, v. act. (Gramm. Grau.Manus act. d.’étoffes. ) c’est en général parle moyen de deux corps, fur l’un defquelson a tracé quelques traits en creux, im-primer ces mêmes traits fur une étoffe oufur quelque matière interposée. Le motd egauffrer vient d’un mets de pâte légere& friande qu’on étend fluide entre deuxplaques de fer qui font assemblées à te-naille , & fur lesquelles on a gravé quel-que dessin que la pâte mince pressée en-tre ces plaques chaudes, prend en fe cui-sant. Voye\ GAUFFRE.
GAUFFREUR. Le gauffreur est l’ou-vrier qui s’occupe à gaussrer différentesétoffés.
Cet art est très-ancien, fl l'on veut enjuger par un paflàge d’Hérodote, qui porteque les peuples des environs de la merCaspienne imprimoient sur leurs étoffesdes dessins d’animaux ou de fleurs, dontla couleur ne s’essaçoit jamais, & qui du-roient aussi long-tems que la laine dontces habits étoient faits.
La gaussrerie s’exécute à l’aide de diffé-rentes plaques de métal, figurées commele font les fers où l’on façonne les gauffres.Pour gaussrer une étoffe, on fait chaufferla plaque dont on veut fe servir, & en-suite on l’applique fortement fur Fétoffepar le moyen d’une presse. Par l’effet decette compression, aidée de la chaleur, ilarrive que toutes les parties de l’étoffe quirépondent aux endroits creux de la plaque,s’y enfoncent & en prennent la forme ;& au contraire toutes les parties de fétoffequi répondent aux endroits de la plaque quin’ont point été évidés, fe catiflbnt & s’en-foncent par l’effet de la compression ; aumoyen de quoi tous les dessins qui étoienttracés en creux dans la plaque, fe trouventexécutés en relief fur Fétoffe. Ces dessinspeuvent même fe trouver colorés, par l’o-pcration dugauffrage, d’une autre nuanceque le fond de Fétoffe. Pour produire ceteffet, on enduit la plaque toute chaudede matière propre à teindre, & ensuiteon F essuie bien , jusqu’â ce qu'il ne resteplus de teinture que dans les creux ; enforteque quand on vient à faire l’application deTome XV.
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la plaque, les parties de Fétoffe qui entrentdans les creux, en prennent en mêmetems la teinture & la forme. C’est par cettepetite industrie qu’on a vu il y a quelquetems à Paris un homme qui rajeunisiòitles vieux habits, en les couvrant de des-sins & de fleurs d’une autre nuance quele fond de Fétoffe.
On peut mettre la gauffrure des étof-fes au rang de ces modes qui durent peu,& qui fe renouvellent de tems en tems :quoique le brillant qu’on donne à ce qu’ongauffre, fe dissipe facilement & ne soitpoint d’un bon usage , cela n’a pas empê-ché que l’imagination des ouvriers n’aittravaillé à trouver un moyen plus aisé &plus prompt de gaussrer les rubans. Cefut en 1680 que cette efpece de ruban pa-rut pour la première fois. Comme cettemode plut beaucoup, & que le travail enétoitfort long par F application successivede plaques d’acier gravées de divers orne-mens, le nommé Chandelier , las d’uneopération qui emportoit beaucoup detems, imagina une efpece de laminoirassez semblable à ceux dont on fe sert pourapplatir les lames de métaux, mais beau-coup plus simple. 11 étoit composé de deuxcylindres, fur lesquels étoient gravées lesfigures qu’il vouloir imprimer fur les ru-bans. Ces deux principales pieces étoientposées Fune fur l’autre entre deux autrespieces de fer plates, d’un pied & demi dehauteur, placées perpendiculairement, &attachées fur un banc de bois très-fo'rt &très - pesant, qui foutenoit toute la ma-chine. Chaque cylindre tournois fur sestourillons, avoit de même côté & à sonextrémité une roue à dents, qui, en s’en-grenant dans les dents de l’autre, rece-voir le mouvement par le moyen d’uneforte manivelle attachée â l’une de cesdeux roues.
Lorfqu’il vouloir se servir de sa ma-chine, ildonnoit àses cylindres une cha-leur convenable, plaçoit son ruban dansl’efpace qui étoit entr’eux, resserroit en-suite cet espace par le moyen d’une visqui prestòit le cylindre de dessus, tiroir leruban du côté opposé à celui où il savoirmis, & à l’aide de la manivelle qui fai-soit tourner les cylindres , il gauffroit une