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Tome XV.
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tous les peuples Gaulois quifurent soumisaprès leur établissement en Italie, c’est laconservation des noms de leurs divers paysque nous reconnoissons encore. Par exem-ple , nous voyons assez clairement que lesBituriges habitoient le Berry, les Ar-verniens P Auvergne, les Sénonois Sens,Auxerre, & autres endroits voisins jusqu’àParis ; les Eduens la Bourgogne , les Am-barres les environs de Châlons fur Saône,lesCarnutes le pays Chartrain , les Auler-ques une portion de la Bretagne, les Infu-briens un canton de la Bourgogne , les Sa-liens la Provence, les Cénomans le Maine,les Salluviens le long du Rhône, les Boïensle Bourbonnois, les Lingons le pays deLangres, & les Venetes le canton de Van-nes en Bretagne.

Mais tous ces divers peuples étoientaussi barbares les uns que les autres ; la co-lonie des Grecs qui fonda Marseille sixcents ans avant l’ere vulgaire , ne put nipolir fes voisins, ni étendre fa langue au-déià du territoire de la ville. Les dialectesdu langage celtique étoient affreux ; l’em-pereur Juiien, fous qui ce langage fe parloirencore , dit qu’il ressembloit au croasse-ment des corbeaux.

On ignore jufqu’aux noms des dieuxque fe forgèrent les Gaulois ; & si Césardonne à leurs divinités les noms qu’on leurdonnoit à Rome , ce n’est fans doute queparce qu’il avoit remarqué dans quelcjues-unes , quelque attribut ou quelquefymbolereslèmblant à ceux des dieux de son pays ;car dans le fond, les divinités des anciensGaulois dévoient être bien inconnues, soitaux Grecs,soit aux Romains , puisque Lu-cien dans un de fes dialogues fait dire àMercure, qu’il ne fait comment s’y pren-dre pour inviter les dieux de? Gaulois à fetrouver à l’assemblée des autres dieux ,parce qu’ignorant leur langue , il ne peutni les entendre, ni fe faire entendre d’eux.11 est vrai que depuis la conquête des Gau-les par les Romains, tous les dieux d’A-thenes & de Rome s’y introduisirent insen-siblement , & prirent la place des anciensdieux du pays, ou du moins fe confondirentavec eux ; mais ce ne fut làqu’unaccroislè-ment de superstitions.

Les mœurs des Gaulois du tems de Ct—■

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far, [étoient la barbarie méme ; ils faifoientvœu , s’ils réchappoient d’une dangereusemaladie, d’un péril éminent, d’une batailledouteuse, d’iir moler â leurs divinités tuté-laires , des victimes humaines ; persuadésqu’on ne pouvoit obtenir des dieux la vied’un homme , que par la mort d’un autre.Ils avoient des sacrifices publics de cegenre , dont les druides qui gouvernoientla nation étoient les ministres. Ces sacrifi-cateurs brûloient des hommes dans degrandes & hideuses statues d’osier faitesexprès. Les druidesses plongeoient des cou-teaux dans le cœur des prisonniers , & ju-gement del’avenir par la maniéré dont lesang couloir: de grandes pierres un peucreuses, qu’on a trouvées fur les confinsde la Germanie & de la Gaule , font, à cequ’on prétend , les autels où l’on faifoit cessacrifices. Si cela est, voilà tous les monu-mens qui nous restent des Gaulois. 11 faut,comme le dit M. de Voltaire, détournerles yeux de ces tems horribles, qui font lahonte de la nature. ( D. /. )

Gaulois ( philosophie âes ). V. Cel-tes , où l’on a exposé en même tems lesopinions des Gaulois , des habitans de laGrande-Bretagne, des Germains, & desnations septentrionales. Consultez auísiYarticle DRUIDE.

GAUMINE, (Jùrisp.j mariages à lagatumine. On appelle ainsi les mariagescontractés en présence du curé à la vérité,mais malgré Ipi, & fans aucune bénédic-tion , ni de lui, ni d’un autre. Mém. ausujet des mariages desproteftans de Fran-ce, 17 ; Z, page 8 z.

GAV OTTE, f. f. ( Musque. ) sorte dedanse dont Pair a deux reprises, chacunede quatre , de huit, ou de plusieurs foisquatre mesures à deux tems ; chaque repri-se doit toujours commencer avec le secondtems , & finir fur le premier. Le mouve-ment deest ordinairement gra-cieux , souvent gai, quelquefois aussi ten-dre & lent. (S)

M. Rameau , parmi nous, a beaucoupréuss dans les ggtrottes.

GAURES (les ), Litee'r. sectateurs deZoroastre en Perse & aux Indes : ils ontpour cet ancien philosophe de l’antiquitéla plus profonde vénération, le regardant