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Tome XV.
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GAZ

celui des denrées ; en un mot, tout ce quipeut contribuer aux commodités de la vie.Paris a imité en partie cet exemple de-puis quelques années. Article de M. DEVO LEAIRE

GAZETIER, f. m. {Hifl. mod.) celuiqui écrit une galette; un bon ga\etierdoit être promptement instruit, véridi-que , impartial, simple & correct dans sonstyle ; cela signifie que les bons ga\etiersfont très-rares.

GAZIE , f. m. ( Hijl. mod.) nom queles princes mahométans donnent à l’as-lemblée des troupes qu’ils levent pourla propagation de leur religion ; commeles chrétiens ont appellé croisades leursguerres saintes. Ils arborent l’étendard dela religion ; & c'en est assez pour leverdans peu de tems des armées formidables.Vers Fan 1100 , Almansor II paíïà d’Afri-que en Espagne avec une armée de quatrecents mille hommes qu'il avoir astèmblésde cette maniéré.

GAZIER, f. m. fabricant ou marchandde gaze. Ceux qui fabriquent la gaze àParis font du nombre des ferrandiniers ,qui, quoique formant un même corps ,font divisés en deux sociétés ; savoir, ceuxqui ne font que des ferrandines , & quiont retenu le nom de ferrandiniers , &ceux qui ne travaillent qu’en gazes , & quise font appeller gabiers ou gantiers. V.Ferrandines.

GAZNAH , (Ge'çg.) ville d’Asie enPerse, & dans la province de Zablestan.Nastir Edden & Vlug Beig lui donnent104. 2.0. de long. & 33. 35. delat. (D. J.)

GAZON , f. m. ( Agricult .) motte plusou moins grande de terre fraîche, molle,garnie d’une herbe courte & toussue. Lega\on est l’objet de la campagne le plusagréable aux yeux ; c’est le plus grandornement des parterres & des jardins depropreté.

II naît de lui-méme dans un terrein fa-vorable , ou bien il vient par culture ; laculture te fait de graine ou de placage.Parlons de ces deux maniérés de culture,& tirons nos instructions du pays qui jouitdes plus beaux ga\ons du monde.

Pour faire un ga\on de graine, on pré-pare en Angleterre le terrein qu'on dcs-

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tine â ce ga\on. On le nivelle, on Fépier-re, on le beche , on le laboure, ensorteque la terre en soit bien ameublie ; onla passe au rateau, on en casse les mottes,on en unit la surface, & on répand dessusun ou deux pouces d’épaisseur de bonterreau, pour faciliter encore mieux lalevée du ga\on.

La semence ordinaire du ga\on est degraine de bas pré , choisie dans les plusbelles communes, & dans celle où l’herbeest la plus fine & la moins mélangée.On terne dans la terre préparée cettegraine fort épaisse, afin que le ga\on quien naîtra le soit aussi. On couvre d’un peude terre humide cette graine, pour em-pêcher qu’elle ne soit dissipée par lesvents.

On choisit même un tems calme poursemer \oga\on , parce que lorsqu’il vente,la graine qui est fort légere , s’envole, &tombe fur terre par tas, au lieu d’être éga-lement distribuée.

On terne le au milieu du jour , &quand le tems est à la pluie , parce qu’ilépargne la peine des arrol'emens ; outreque la pluie venant à tomber, plombe laterre , & fait lever la graine beaucoupplus tôt.

On préféré, pour semer du ga\on , lecommencement du printems ou de l’au-tomne , c’est-à-dire les mois de mars oude septembre , avant & après les grandeschaleurs de Fete.

On s’estime três-heureux , si le ga\onqu’on a semé dans un tems favorable, &qui vient de monter, se trouve pur, épais,& d’un beau verd ; mais néanmoins ,comme on fait qu’il périroit bientôt , sion l’abandonnoit à lui-même , on prendgrand soin de l’entretenir. Ce soin consisteà le tondre très-louvent, tous les huit outous les quinze jours. Plus l’herbe est cou-pée fréquemment , plus elle s’épaíssit &devient belle. Ensuite on seme chaqueannée de la nouvelle graine dans tous lesendroits où le ga\on est trop clair ,afin de l’épaissir , le rafraîchir , & le te-non veller.

On lui donne tous les arrosemcns néces-saires ; on n’oubliepasde le battre quandil s’élevetrop, & de rouler continuelle-