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Phumeur des capsules atrabilaires se coa-gule par faction de l’esprit-de-vin, ellepeut être rangée dans la même classe.8°. On pourroit même y comprendre auíïil’humeur exhalante de l’estomac & desintestins, s’il étoit possible de la ramasserpure ; mais elle se trouve ordinairementmêlée avec beaucoup d’autres humeurs.9°. Le tissu cellulaire fournit une humeursemblable dans les petites cellules dont ilest composé , & qui se coagule en une ge-lée rouge, comme on le voit aux hydati-des. io°. On pourroit rapporter à la mêmeclastè ce gluten, ce suc visqueux que Mal-pighi & Bellin ont cru observer dans lasubstance des nerfs & de la moelle de Pé-pine. ii°. La synovie qui s’observe danstoutes les articulations, mais principale-ment dans les grandes, où elle se trouvefort abondante , parent avoir quelqu’ana-logie avec le suc gélatineux. Elle différéde la lymphe en ce qu’elle est visqueused’elle-même, & de la mucosité en ce quePalcohol la rend filamenteuse. Elfe estd’ailleurs susceptible de coagulation parle feu, lors même qu’elle est prise dansdes sujets infectés. Voye\ la grande Phy-Jìologie de M. de Haller, tome I, p. 364
&3 6 î- í p )
GELÉE, f. f. ( Physique. ) froid parlequel Peau & les liquides aqueux se gè-lent naturellement, se convertissent d’eux-mêmes en glace dans un certain canton,dans toute une région déterminée. La^e-lée est opposée au dégel , qui est propre-ment ce relâchement du grand froid, cetadoucissement qui rend à Peau sa liqui-dité , & qui détrempe la terre en fondantles glaces & les neiges dans tout un pays.V . Froid, Glace, Congélation,ù Dégel.
I/eau & les liquides aqueux font lesseu-ls fluides dont on ait dû faire mentiondans les deux définitions précédentes : cen’est pas que d’autres liqueurs, l’huiled’olive , par exemple, ne gelent plus fa-cilement & plus promptement que Peau,& â de moindres degrés de froid : maistant que la froidure de Pair n’opere quela congélation des huiles grasses, & quePeau se maintient dans fa liquidité ordi-naire , P usage autorise à dire qu’il ne gele
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point. La gelée n’arrive dans un pays^que quand Peau & les liqueurs aqueusesqui ne font pas trop agitées, se glacentd’elles-mêmes à Pair libre ; c’est lâ le pre-mier & le moindre degré de la gelée. Onverra au mot Glace , comment la grandeagitation d’un liquide peut mettre obs-tacle à sa congélation. Si le froid aug-mente , la gelée sera plus forte ; des flui-des dont la liquidité résiste au degré defroid qui fait geler Peau, fe convertironten glace ; il gelera dans Pintérieur desmaisons & jusque dans les chambres lesplus exactement fermées ; les rivières lesplus rapides obéissant à Pimpression dufroid , fe glaceront en partie , ou mêmeentièrement jufqu’à une certaine profon-deur : tout ceci est facile à concevoir. Cequ’il est important de bien remarquer 7c’est ce qu’on a dit du caractère essentiel& distinctif de la gelée , laquelle a tou-jours lieu quand l’eau , ou tranquille oupeu agitée, fe glace d’elle-même à Pairlibre dans toiit un pays.
Nous connoistòns divers agens capablesd’opérer dans une certaine étendue depays la congélation naturelle de Peau : onpeut consulter sur ce sujet les articlesFroid, Glace, & Congélation.La gelée ayant un rapport marqué à latempérature de Pair & à la constitution del’athmosphere, c’est principalement sousce rapport que nous devons d’abord laconsidérer dans cet article.
II fe présente une question que Pob-fervation seule pourra résoudre : on. de-mande si dans tous les pays du mondel’eau se gele constamment par le mêmedegré de froid ; ou si le climat, dontl’in-fluence est si sensible sur une infinité dephénomènes, met ici de la diversité. Plu-sieurs physiciens célébrés , parmi lesquelson compte le savant M. Mustchenbroek ,ont adopté ce dernier sentiment ; ils pen-sent que dans les pays méridionaux , enItalie, par exemple , il gele assez cons-tamment à un degré de froid fort infé-rieur à celui qui en Francs, en Alle-magne , en Angleterre, &c. est néces-saire pour ôter à Peau sa liquidité. Lespreuves de cette assertion se réduisent àquelques observations faites à Naples par