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M. Cyrillo, professeur en médecine, &rapportés dans les Transactions philo-soph. n°. 430. Mais , comme l’a fait voirM. de Mairan, ces observations ne fontrien moins que décisives ; elles font mêmedémenties par des observations postérieu-res , dont nous sommes redevables à M.Taitbout, ci-devant consul de la nationfrançoise à Naples, par lesquelles il pa-roît que la glace ne se forme dans cetteville que quand le thermomètre est audegré qui indique à Paris & ailleurs lecommencement de la gelée. Une infinitéd’observations pareilles, faites dans d’au-tres villes de I’Europe, s’accordent tou-tes à donner la même conclusion. Onpeut donc assurer que l’eau se gele par-tout au même degré de froid, & qu’ellene se convertit naturellement en glace,que quand la température de Pair ou dumilieu quelconque qui P environne, estparvenue à ce degré. Ceux qui ont cruvoir le contraire ont été certainementtrompés par quelque circonstance parti-culière qui leur a échappé. M. de Mai-ran , Dissertation sur la glace , part. II,sect. 2., chap. 6 & 7.
Le degré de froid nécessaire pour laformation naturelle de la glace, est celuiauquel s’arrête la liqueur d’un thermo-mètre , dont on a plongé la boule dansde Peau qui commence â se geler, ou cequi revient au même, dans de la glaceou de la neige prête à se fondre. C’estle degré marqué zéro sur le thermomè-tre de M. de Réaumur; 32, sur celuide Fahrenheit, &c. II ne gele pointavant que la liqueur du thermomètre soitdescendue à ce degré. Lorsqu’elle y estparvenue, fi la froidure de Pair se sou-tient ou qu’elle augmente pendant quel-que tems, la glace paraît, à moins quedes circonstances particulières ou certainsaccidens, dont nous ferons mention ail-leurs , n’empêchent fa formation. Re-marquons que la glace ne fond pas tou-jours , lorsque la température de Pairfait remonter le thermomètre de quel-ques degrés au-dessus du terme ordinairede la congélation ; ce qui s’accorde avecd’autres expériences qui prouvent que laglace est communément beaucoup plus
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de tems à se fondre, qu’elle n’en a em-ployé à se former. U". Glace.
La gelée dépendant principalement dela froidure de Pair, il est évident que,toutes choses d’ai Heurs égales, la geléefera d’autant plus forte, que le froid feraplus vif.
Dans notre hémisphère boréal le froidse fait sentir d’ordinaire par les ventsde nord ; communément austi ces mêmesvents nous donnent les gelées. On ima-gine aisément que les vents de sud doi-vent produire un semblable ester dans Hé-misphère opposé.
Le vent de nord est sec, & nous luidevons le plus souvent le beau tems ;c’est la raison pour laquelle , générale-ment parlant, il gele plus souvent quândPair est sec & assez serein, que dans destems humides & couverts.
Les gelées qui arrivent dans des temssereins, font connues fous le nom de bel-les gelées.
Lorsqu’il gele très-fortement, le soleilparaît un peu pâle , & la sérénité de Pairn’est pas si grande que dans certains joursd’hiver, où l’on n’a que des gelées mé-diocres. C’est que d’une part l’évapora-tion des liquides est considérable dans lesgrandes gelées , & que de l’autre les va-peurs qui s’élèvent alors, ne peuvent ar-river dans Pathmosphere à une médiocrehauteur, sans y rencontrer un froid quiles force de se réunir, sinon en nuagesépais, du moins en petites mastès astèzsensibles, pour diminuer la transparencede Pair qui ne transmet dans ces circons-tances que des rayons foibles & languis-sans. Ceci fait comprendre pourquoi lesbelles gelées font moins fréquentes dansle voisinage des lacs & des grandes ri-vières , le froid & la glace y étant assezsouvent accompagnés de brouillards.
Les grands vents, tant par Pagitationqu’ils communiquent aux liquides expo-sés à leur action , que parce qu’ils dimi-nuent toujours un peu Pintensité dufroid , font un obstacle à la formation dela glace. Ainsi, quoique le-vent de nordnous amene d’ordinaire la gelée , ce n’estpoint à beaucoup près lorsqu’il souffleI avec le plus de violence, qu’il gele le