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une statue où il étoit représenté sans armesavec les attributs d’un simple citoyen. LesSyracusains eurent lieu de se féliciter deleur confiance. Leur ville devint tout-à-coup plus florissante & plus peuplée. Dixmille étrangers dont il avoit éprouvé lecourage, furent gratifiés du droit de bour-geoisie. L’agricuïture & tous les arts utileslurent encouragés par ses largesses & sesexemples. II ne rougissoit point de se li-vrer lui-même aux travaux , á qui l’opi-nion attache une idée de bassesse. Toutce qui pouvoit contribuer à faire germer3 ’abondance publique, lui paroissoit glo-rieux. II se confondoit parmi les la-boureurs & les artistes, fans croire déro-ger à la dignité de son rang. II ne pritde la royauté que les peines & les embar-ras ; jamais il ne fit usage de son auto-rité que pour faire le bien : réservé dansles punitions , il crut que la persuasion& l'exemple éroient des moyens plus no-bles & plus efficaces pour gouverner leshommes. Ce fut par ce système humain& généreux qu’il s’acquit l’amour de sessujets & l’admiration des étrangers. Sessens furent toujours subordonnés à laraison. II parvint sans infirmités jusqu’àune extrême vieillesse. La nouvelle desa mort causa un deuil dans toute la Si-cile ; chaque famille crut avoir perdu unpere & un ami : on lui décerna tous leshonneurs qu’on rendoit alors aux hérosbienfaiteurs de la patrie , qu’on révéroisfous le nom de demi-dieux.
Geion II du nom, & de la mêmefamille que le premier, étoit fils d’Hié-ron, célébré par son attachement pour lesRomains. II n’eut pas pour eux les mêmessenti mens que son pere leur avoit voués.Après la bataille de Cannes , les troupescarthaginoises porterent la désolation danstoute la Sicile. Les villes se détachèrentde l’alliance des Romains pour embrasserle parti du vainqueur. Hiéron n’imitapoint leur inconstance ; & plus ils furentmalheureux , plus il leur fournit de se-cours. Mais son fils Geion qui avoit épouséNéréide, fille de Pyrrhus , crut devoircéder à la fortune qui se déclaroit pour- Annibal. Ce jeune prince , plein de méprispour la vieillesse de son pere , décria son
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gouvernement ; & impatient de régner,il sollicita tous les peuples alliés de Sy-racuse à se déclarer pour les Carthagi-nois qui avoient promis de lui en astù-rer ladomination. La Sicile alloit devenirle théâtre de la guerre civile , lorsque ceprince fut enlevé par une mort préma-turée. Le pere fut soupçonné d’en êtresauteur. Geion laiílà un fils nommé Hie'ro-nìme qui fut successeur d’Hiéron ; mais ilne parut fur le trône que pour le fouillerpar ses vices. ( T-n. )
GELONS , f. m. pi. Gelonii , Gelones ,( Ge'og. anc.) peuples d’Europe & d’Asie.Les Lithuaniens remplacent aujourd’huiles anciens Gelons européens, qui faisoiencpartie des Scythes, & qui étoient voisinsdes Sarmates. Les Gelons asiatiques ha-bitaient la mer Noire & la mer Caspienne,proche des Melancténiens & des Colques.Ils buvoient du sang de cheval avec dulait caillé, comme les petitsTartares fontencore aujourd’hui. Us avoient aussi laréputation d’être d’excellons archers, Scc’étoit là l’épithete qu’on joignoit sou-vent à leur nom , sagittijeri Gelones.{D. J.)
GELOSCOPIE, f. f. ( nipinat. ) Cemot vient de yixu;, ris , & de nunríu , jeconsidéré. C’est une efpece de divinationqui se tiroit du ris de la personne: onprétendoit acquérir ainsi la connoistàncede son caractère & de ses penchans, bonsou mauvais. V. Physionomie.
GEMAAJEDID, ( Ge'og. ) ville &place forte d’Afrique , bâtie fur une hautemontagne ; elle est marchande, assez bienpeuplée, & située à vingt-cinq milles deMaroc. Au milieu de la ville est une bellemosquée, & le palais du prince. On nour-rit force troupeaux de chevres fur la mon-tagne , & c’est une des plus riches habi-tations du mont Atlas ; elle paie tous lesans avec ses villages 35 mille pistoles àion prince. {D. J.)
GEMARÈ, f. f. ( The'ol .) seconde par-tie du Talrnud de Babylone. V. Tal-MUd. II signifie supplément, ou plutôtcomplément.
Les rabbins appellent le Pentateuquesimplement la loi. Ils nomment bischnaou seconde loi , la premiere partie du Taí-Xx x x x ij