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longueur du tronc, il y a telles pieces ca-riées qui paraissent très - faines, & donton n’a reconnu la gelivure que par ha-sard ; savoir , quand on a refendu ces pie-ees équarries, pour en faire des planches& des membrures. Voye-{ le mémoire deMM. Duhamel & de Buffon fur cettematière, année 1737, de l’académie dessciences.
On peut tirer une utilité de ces faits ;c’est qu’il faut rebuter pour les ouvragesde conséquence, tous les bois attaqués degelivures. II n’y a ni terroir, ni exposi-tion, ni art, qui puisse détourner le tortque les fortes gelées font aux arbres desfokà; mais ce qui doit nous tranquilli-ser ,'c’est que l’événement est très-rare.La gelée de 1709 a été accompagnée descirconstances d’un faux dégel, & de sur-gelées plus fortes que la premiere, quifont des hasards íì singuliers, que í’hif-toire ne parle guere que de trois à qua-tre hivers semblables. {D. J.)
GELLIW ARE, (Geog. ) c’est le nomde l’un des deux pastorats de la LaponieLulée, soumise à la Suede. Une grandemine de fer découverte dans ce lieu, lefit établir Tan 1741 ; on y transporta descolons , auxquels on imposa la tâche detravailler la mine, & que l'on chargea depayer un léger tribut à la couronne : ilsy occupent deux vallées, que l'on croitplacées au centre du cercle polaire, &qui font à 16 ou 18 milles nord-nord-ouestde la ville de Lulée. {D. G.)
GELNHAZEN, Gelnusa, (Ge'og.)petite ville impériale d’Allemagne , dansla Wétéravie, fous la protection de sé-lecteur Palatin, avec un château bâti parl’empereur Frédéric I. Elle est fur leKintzig, à 10 lieues N. de Hanau, &10 N. d’Achaffenbourg. Long. z 6 . 48. lat.50. 20. ( D . J.)
GELON, ( Hifl. anc .) ainsi nommé ,parce qu’il étoit né à Gela , ville de Si-cile , entre Agrigente & Camarine, signalason courage dans les guerres qu’Hippo-crate, tyran de Gela, eut à soutenir contreses voisins, & dès ce moment il fut re-
Í ;ardé comme le héros de la Sicile. Aprèsa mort d’Hippocrate, dont il avoir étéle favori, il parut embrasser avec cha-
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leur îes intérêts des enfans du tyran , ilprit les armes fous prétexte de les pro-téger ; mais dès qu’il fut â la tête d’unearmée, il s’en servit pour usurper le pou-voir souverain. Le bruit de sa valeur luifit par-tout des partisans. Tous les ban-nis trouvèrent un asyle dans son camp :il lui en vint un grand nombre de Sy-racuse , & ce fut par leur intelligence qu’ilse rendit maître de cette ville opulente.Flatté d’une si belle conquête , qui lerendoit l’arbitre de la Sicile, il céda latyrannie de Gênes à son frere Hiéron ,& ne se réserva que l’empire de Syra-cuse , dont il étendit bientôt les limites.Les Grecs , menacés par Xerxès , implo-rèrent son assistance ; mais il ne voulutleur accorder de secours qu’à conditiond’être déclaré généralissime de Tannéeconfédérée. Une offre si dangereuse ne futpoint acceptée. Les Grecs craignirent dese donner un maître, en se choisissantun chef auss dangereux. Le politique Ge-lon attendant les événemens pour se déci-der , resta tranquille spectateur de cetteguerre mémorable.
Ce fut dans ces circonstances que lesCarthaginois firent une descente en Si-cile. Ils commenceront leurs hostilités parle siégé d’Hymere, qu’ils furent forcésd’abandonner après avoir essuyé une san-glante défaite. Gelon , vainqueur , leuraccorda la paix, à condition qu’ils n’im-moleroient plus de victimes humaines.C’est le premier traité, dit Montesquieu,où Ton ait stipulé pour les intérêts deThumanité. Gelon ne s’enfla pas de sessuccès. Devenu plus affable & plus hu-main , il fut le seul que la puissance sou-veraine eût rendu meilleur. Assuré del’affection publique, il indiqua une assem-blée où tous les Syracusains eurent ordrede paraître avec leurs armes. 11 fut le seulqui s’y rendit désarmé. Après avoir renducompte de son administration, il dit qu’ilvenoit remettre fa personne & sa vie entreles mains du peuple. L’assemblée s’exta-siant fur la confiance que son maître avoitdans fa générosité , répondit par des ac-clamations d’alégresse. L’autorité souve-raine lui fut déférée d’une voix unani-me , avec le titre de. roi, On lui érigea