Band 
Tome XV.
Seite
901
JPEG-Download
 

G E M

dans PEcriture, en divisant, multipliantces grandeurs les unes par les autres. Envoici un exemple pris de quelques caba-listes chre'tiens.

L*Ecriture dit que Parche de Noé étoitlongue de 300 coudées, large de 50, &haute de 30. Le cabaliste prend pour labase de ses opérations la longueur de Par-che , 300 ; c’est en hébreu un tff : il di-vise cette longueur par la hauteur, quiest 30 : i! trouve 10 , qui en hébreu s’ex-prime par un », qu’il met à droite du V:il divise ensuite la même longueur par lalargeur , qui est 50 ; ce qui lui donne pourquotient 6 , qui en hébreu s’exprime parun 1, qui étant mis au côté gauche du V,fait avec les deux autres lettres le nom deJésus , 1V'. Ainsi par les réglés de la ca-bale , il s’ensuit qu’on ne peut se sauverque par Jésus-Christ, comme au tems dudéluge, personne ne fut sauvé, hormisceux qui étoient dans Parche.

On trouve de même le nom de Jésusdans les dimensions du temple de Salo-mon. Mais c’est faire tort à la religion,que de Pappuyer de ces vaines subtilités.V. Figure. Diclionn. de Trévoux &Chambers. (G)

GEMBLOURS , Geminiacum ,(Géog.) petite ville des Pays-Bas , dansle Brabant, distinguée par une abbaye quiest remarquable par son ancienneté , &pour avoir donné des hommes illustresà Péglise. L’abbé jouit du titre de comte ,& tient le premier rang dans les états deBrabant. Dom Juan d’Autriche gagnaprès de Ge'mblours une bataille fur far-inée des Etats - généraux en 1578. Elle estfur l’Orne, au diocèse de Namur , à septlieues de Louvain , 4 N. O. de Namur ,9 S. de Bruxelles. Long. 22. 20. lat. 50.32. {D. J.)

GEMEAUX ( LES ), AJìronom. cons-tellation ou signe du zodiaque : ils repré-sentent dans la fable Castor & Pollux. Cesigne est le troisième. Voye\ Signe &Constellation.

Les gemeaux ont 24 étoiles dans Pto-lomée , 29 dans Tycho, 89 dans le cata-logue britannique. (O)

GEM E L JL E , f. f. ( Marine. ) Voye\Jumelle.

GEM 901

GeKELLES , ( Blason .) se dit des bar,res que l'on porte par paires ou par couplesfur un écu d’armoiries. II porte de gueules,au chevron d’argent, trois barres gemel-les de fable. V. Barre.

GEMINI , nom latin de la constella-tion des gemeaux. Voye\ GEMEAUX.

GÉMINY (le) , Geog. grande rivieredes Indes, qui a la source dans les mon-tagnes qui font au nord de Dély, prendfa pente vers cette ville, devient ensuiteun fleuve considérable, passe à Agra , &se jette enfin dans le Gange : c’est vrai-semblablement le Jomanes de Pline.(D. J. )

GEMIR, v. n. c’est exprimer sa dou-leur ou sa peine par une voix languissante,foible & inarticulée. II se prend au sim-ple & au figuré : au simple, comme danscet exemple, je poujfois de longs gémi fi-sc mens : au figuré, il fait gémir les couf-fins fous le poids de son corps.

GEMITES. V. GamiteGGEMME (Sel). Hijl nat. V. Sel;

GEMMINGEN, Gimminga ,(Géog.)petite ville d’Allemagne dans le palatinatdu Rhin, sujette à sélecteur Palatin ,entre Hailbron & Philisbourg. Long. 26.;6. lat. 9. 7. ( D . J.)

GEMONIES, f. f. pi. {Hifi.) Les gémo-nies étoient chez les Romains à peu prèsce que font les fourches patibulaires enFrance. V. GlBET. Elles furent ainsinommées, ou de celui qui les construisit,ou de celui qui y fut exposé le premier ,ou du verbe ge/no , je gémis.

D’autres difen tgemonice [calce ou gra-dus gemonii. C’étoit, selon Publius Vic-tor ou Sextus Rufus, une efpece de puitsoù l’on précipitent les criminels. D’autresles représentent comme un lieu où l’onexécutent & où l’on exposoit les malfai-teurs. Les gémonies étoient dans la trei-zième région de la ville , auprès du tem-ple de Junon. C’est Camille qui, Pan deRome 358, destina ce lieu â exposer lescorps des criminels à la vue du peuple ; ilsétoient gardés par des soldats , de peurqu’on ne vînt les enlever pour les enter-rer ; & lorsqu’ils tomboient de pourriture,on les traînent de là avec un croc dans leTibre. D ici. de Trév. £? Chambers. (G)