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GEMUNTD , (Géog.) ville d’AHema-gtie dans ia haute Autriche , considérablepar ses salines. Cluvier pense que cetteville est le Luciacum d’Antonin. Elle estsur le Draun , au nord d’un lac de mêmenom , que l’on croît être le lacus Félixdes anciens, dans le Noricum ripenfe , &qui prit le nom de Félix de la troisièmelégion qui y avoit ses quartiers d’hiver.Long. 31. 40. Lit. 47. 43.
Remarquons ici que les Allemands ontsouvent donné le nom de Gémund , deGmund, Gmuind ou Mund aux lieux quiétoient à l’entrée ou à la sortie d’une eaucourante. Le mot Mund signifie boucheou embouchure. Tel est notre Gémund }U\ermund , dans la Marche ; Travemunddans le Holstein , &c. (D. f.)
GemUND, Gemunda , (Géographie.)petite ville impériale d’Allemagne dans laSouabe. Son principal commerce consisteen chapelets, & la feule religion catholi-que romaine y est soufferte. Cette villeétoit originairement une abbaye de béné-dictins. L’empereur Frédéric le Borgnel’entoura de murailles vers l’an 1090 ; &Frédéric Barberousse la fit ville impériale.V. Zeyler, Sue t', topogr. (D. J.)
Gémund, ( Géog .) petite ville d’AI-lemagne au cercle de Franconie , dansl’évêctié de Wurtzbourg , fur le Mein.Long. 27. 20. lut. 50. 8.
II y a encore d’autres lieux de ce nom,dont il est inutile de parler dans ce dic-tionnaire. (D. J.)
GENABUM , (Géog. anc.) ancienneville de la Gaule fur la Loire , au paysdes Carnutes, c’est-à-dire au pays Char-train. Cette ville, dont César fit le fiegeavant que d’aller à son expédition duBerri, est vraisemblablement Orléans, &non pas^ Gien. Voyer-z n les preuves dansune dissertation de M. Lancelot, Mém.de littérat. tome XII. (D. J.)
GENAL, adj. ( Anatomie ) ce quiappartient aux joues. La glande génaleest une glande conglomérée , & commeune appendice de la parotide : il n’estdoncpas surprenant que íbn canal s’insere tou-jours dans celui de la parotide. V~oye\Parotide. (L)
GSNAP ou GENEP , Genapium ,
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( Géog .) petite ville franche & mairie duBrabant autrichien : elle est fur la Dyle âune lieue de Nivelle , sept de Louvain,six <fe Bruxelles. Long. 22.4. lut. jo. 36.(D. J.)
G EN AUNE S , f. m. pi. Genaum.(Géog. anc.) Strabon dit que les Génau-nes & les Brennes habitoient la partieextérieure des Alpes, avec Les Noriques& les Vindéliciens. On place les Génau-nes au val d’Anagnia, entre le lac de Corne& l’Adige ; & les Brennes au val Bregniavers les sources du Tesin, fur les frontiè-res du Vallais & du canton d’Uri. (D. J.)
GENCIVE, f. f. (Anatomie.) fe ditde la chair ferme & immobile, qui occupele destùs des alvéoles ou petits trous, danslesquels les dents font comme enchâíïees.V . Dent.
Maladies chirurgicales des gencives.Les personnes saines ont les gencives fer-mes , vermeilles & bien collées autour dela couronne de chaque dent, dont ellesfortifient l’union dans l’alvéole. Les gen-cives font sujettes à se tuméfier dans diffé-rentes affections contre nature ; elles de-viennent lâches & molles , quelquefoiselles s’enflamment & deviennent noirâ-tres ; elles s’ulcerent & exhalent uneodeur putride & gangreneuse : c’est cequ’on voit principalement dans le scorbut.
Lorsque le vice des gencives vient dela mauvaise disposition du sang , il faut yremédier en attaquant la cause par desremedes convenables, y. CACHEXIE 6 ?Scorbut. Les remedes topiques ne doi-vent pas être négligés. Dans la tensioninflammatoire des gencives , on fe sert degargarismes adoucilîans & relâchans : lors-qu’elles font molles, blanches & disposéesà l’extubérance, on met en usage les gar-garismes fortifians & astringens : si ellesfont gonflées & engorgées de sang á uncertain point , on est obligé de les sca-rifier avec une lancette , pour en procu-rer le dégorgement ; on met alors en usageles gargarismes vulnéraires. Dans le gon-flement scorbutique sans ulcération , lorí-qu’il est léger, le suc de limons est unexcellent topique. L’eau-de-vie camphrée,fortifie les gencives , & est fort utilecontre la disposition à l’ulcération putride ;