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Tome XV.
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est d’écarlate avec des galons d’or furtoutes les tailles ; les paremens de l’habitfont de velours noir. 11 y a quatre trom-pettes & un tymballier à la fuite de lacompagnie.

Les gendarmes de la garde , ainfi queles autres maîtres de la maison du roi,ont d’abord le grade de lieutenant de ca-valerie ; après quinze ans de service ilsobtiennent celui de capitaine de cavale-rie. V. Gardes-du-corps.

Les compagnies d’ordonnance , aux-quelies on donne en particulier le nom degendarmerie, font au nombre de seize,qui forment huit escadrons.

Les quatre premieres compagnies font,1°. les gendarmes écoíTois , 2°. les gen-darmes anglois, 3°. les gendarmes bour-guignons , 4°. les gendarmes flamands ;ces quatre premieres compagnies fontcelles du roi.

Les autres compagnies portent le nomdes princes qui les commandent. Les gen-darmes de la reine , les chevaux-légers dela reine ; les gendarmes de M. le dauphin ,les chevaux-légers de M. le dauphin ; lesgendarmes de Bourgogne , les chevaux-légers de Bourgogne, £?c. Chaque com-pagnie de gendarmes ou de chevaux-légers est divisée en deux brigades ; lecapitaine-lieutenant en entretient une,& le fous-lieutenant l’autre. Outre cesdeux officiers , il y a dans les compagniesdes gendarmes pour troisième & quatriè-me officiers , un enseigne & un guidon ;& dans les compagnies de chevaux-légers,un premier cornette & un second cor-nette.

Les gendarmes & les chevaux-légersfont armés comme la cavalerie. Ils fonthabillés dë rouge, avec quelques galonsd’argent, & ils ont des bandoulières quidistinguent les compagnies.

Les capitaines-lieutenans des gendar-mes ont rang de mestre-de-camp, auíïlbien que tous les fous-lieutenans , l'en fei-gne & le guidon des Ecoílois. Ce rang aété fixé par une ordonnance du premiermars 1718, qui accorde auííi aux ensei-gnes & guidons des autres compagnies,le rang de lieutenant-colonel. Les maré-chaux des logis de ce corps ont rang parmi

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les capitaines de cavalerie ; mais ils nemontent point aux charges supérieures deleurs compagnies. Tous les emplois, jus-qu'à ceux des guidons compris, se ven-dent avec l’agrément & la permission duroi. ,

La compagnie des gendarmes écossoisest très-ancienne ; elle étoit fur pied dèsle tems de Charles VIL Elle étoit autre-fois composée d’Ecoslòis ; mais il y a dutems qu’elle ne Test plus que de Fran-çois, comme les autres compagnies. II luireste encore pour privilèges particuliers,celui d’avoir rang avant les deux com-,pagnies de mousquetaires : elle monte lagarde à cheval chez le roi avant ces deuxcompagnies , lorsque sa majesté est à l’ar-mée ou en voyage.

La gendarmerie forme à la guerre huitescadrons ; les huit premieres compagniesfont les. premieres de chaque escadron,& les huit dernieres achevent chaque es-cadron.

Toutes les compagnies de la maison duroi & de la gendarmerie sont subordonnéesau commandement de la cavalerie, maiselles font corps entr’elles : elles ont unmëme commandant, qui a fous lui deuxbrigadiers ; savoir, l’un pour la maisondu roi, & l’autre pour la gendarmerie.A l’arme'e , la maison du roi & la gendar-merie campent ensemble. La gendarme-rie est à la gauche des gendarmes de lagarde ; son camp en est seulement séparépar un intervalle de vingt ou vingt-cinqtoises.

La gendarmerie a la droite fur tous lesrégimens de cavalerie de l’armée. « C’est>> le corps, comme le dit le pere Daniel,n le plus distingué après la maison du roi.» Les quatre officiers supérieurs des com-» pagnies font toujours des personnes de>, naistànce. Ce corps s’est souvent signalé>5 & a beaucoup contribué au gain des„ batailles, comme à Senef, à Castel, à» la Marseille , à Spire, & sur - tout il„ s’acquit beaucoup de gloire à lá jour-» née de Fleurus. ,, Hìfl. de la milicefranc, tomeII, pag.233. V. CHEVAUX-LÉGERS. (Q)

GENDRANG , ( Luth. ) grand tam-bour des Indiens.

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