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Tome XV.
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mer la cavalerie ait été totalement abo-lie sous le régné de Louis XIV, on aconservé néanmoins le nom de gendarme-rie à plusieurs corps qui avoient autre-fois l’ármure de gendarme ; & l’on a ap-pellé cavalerie le'gere , tous les autres corpsde la cavalerie.

Le corps de la gendarmerie de Franceest divisé en troupes particulières, appel-lées compagnies.

Les compagnies font de deux sortes :les unes font destinées à la garde du roi,& elles forment le corps qu’on appellela maison du roi ; les autres , qui n’ontpas le même objet, retiennent l'anciennom de gendarmerie , ou de compagniesd’ordonnance.

Les compagnies du corps de la gen-darmerie qui composent la maison du roi,sont les quatre compagnies des gardes-du-corps, celle desgendarmes de la garde ,celle des chevaux-légers, & les deux com-pagnies de mousquetaires. La compagniedes grenadiers à cheval est toujours à lafuite de ce corps, mais elle n’en fait paspartie.

Dans l’uíâge ordinaire, lorsqu’on veutexprimer un maître ou un cavalier desgendarmes de la maison du roi, on luidonne le titre de gendarme de la garde :on se sert simplement de celui de gen-darme pour tous les maîtres des compa-gnies d’ordonnance.

La compagnie des gendarmes de lagarde avoit autrefois le premier rang dansla maison du roi. Les gardes-du-corps ob-tinrent ensuite ce privilège vers l’an 1665.« Sa majesté étant à Vincennes, dit le« pere Daniel, fit une revue des troupesr> de fa maison , où les gendarmes quir> avoient toujours eu la droite fur les„ gardes-du-corps, eurent ordre de pasler„ â la gauche. La volonté du roi & la„ grande ancienneté des quatre compa-„ gnies des gardes du roi, en comparai-„ l'on des autres compagnies de la maison,, du roi, furent alors & ont été depuis„ leur titre de préséance. » fíift. de lamilice franc, tome IÍ , page 190.

Le même auteur prétend que c’est leroi Louis XIII, qui, à son avènement àla couronne, voulant donner à la compa-

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gnie des gendarmes une marque particu-lière de confiance , la mit dans le corpsde troupes destinées à fa garde.

Cette compagnie est de deux centsmaîtres, on l’augmente quelquefois jus-qu’à deux cents quarante en tems deguerre. C’est le roi qui en est capitaine.Le commandant a le titre de capitaine-lieutenant, comme l’ont tous les autrescommandans des compagnies qui com-posent le corps de la gendarmerie deFrance.

Les gendarmes de la garde ont, aprèsle commandant, deux officiers supérieursqui ont le titre de capitaines-fous-lieute-nans. Ils ont de plus trois officiers, quiont chacun le titre d 'enseigne , & troisautres qui ont celui de guidon.

II y a dix maréchaux des logis dans cettecompagnie, parmi lesquels on en choisitdeux pour remplir les fonctions de major,fous le titre à'aide-major.

Les deux sous-lieutenans des gendarmesde la garde ont, en qualité de capitai-nes - fous - lieutenans, la préséance & lecommandement dans le service de la mai-son du roi, sur les lieutenans des gardes-du-corps : c’est un privilège que n’ontpoint les autres sous-lieutenans des com-pagnies de la maison du roi.

La compagnie des gendarmes de lagarde est divisée en quatre brigades. IIy en a une de service chaque quartierchez le roi. Cette compagnie a rang im-médiatement après les gardes-du-corps.A l’armée son camp ferme la gauche decelui de la maison du roi.

II y a quatre étendards dans cette com-pagnie , lavoir , un à chaque brigade. Ifsfont de satin blanc relevé en broderied’or. Leurs devises font des foudres quitombent du ciel, avec ces mots pour ame,quo jubet iratus Jupiter. Ces étendardsfont déposés dans fa ruelle du lit de famajesté; la compagnie les envoie prendrepar un détachement lorsqu’elle en a be-soin , & on les reporte aú mêà lieu , es-cortés par un pareil détachement.

La compagnie des chevaux-légers de lagarde du roi jouit de. ce même privilège *pour le dépôt de ses étendards.

L’uniforme des gendarmes de la garde