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ras & le commilíàire général; en l’ab-íence de ces trois officiers, c’est le plusancien brigadier du corps qui la com-mande.
Les princes ont ordinairement le com-mandement de la cavalerie dans leur se-conde campagne. (Q)
Général des galères , (Marine.)c’est celui qui les commande & qui est ala tête du corps. Lorsque les galères fai-soient un corps particulier, la place degéne'ral des galères étoit considérable; &tout ce qui concernoit le service des ga-lères étoit fous ses ordres : mais depuisque le corps des galères a été réuni a celuide la marine , la place de général des ga-lères a été supprimée. (Z)
Général, (Hìst. eccléf.) est usitéparmi les moines pour signifier le chejd’un ordre, c’est-à-dire, de toutes lesmaisons & congrégations qui font fous lamême réglé. V. Ordre.
_ Nous disons dans ce sens, le général descisterciens, des franciscains, &c. Vòye^Franciscains, &c.
Le P. Thomaffin fait venir l’origine desgénéraux des ordres, des privilèges queles anciens patriarches avoient accordésaux monastères de leurs villes capitales,par le moyen desquels ils étoient exemptsde la jurifdiction de l’évêque, & soumisimmédiatement au seul patriarche. Voye\Exemption. (G)
GÉNÉRALE , s.s. ( Art mil. ) On sesert de ce mot pour signifier une marcheparticulière ou une certaine maniéré debattre le tambour, par laquelle on avertitles troupes de se tenir prêtes à marcherou à combattre. V. TAMBOUR. Ainsi,faire battre la générale , c’est faire bat-tre le tambour pour que tout le mondeprenne les armes. (Q)
GÉNÉRALISSIME, f. m. (Histoireanc.) c’est ce que les Grecs appelloientarchistratégos. Les Romains n’ont eu dedignité semblable que dans la personnedu dictateur.
Le titre de généralissime est en usageparmi les modernes, sur-tout quand unearmée composée de diverses nations al-liées , outre les chefs particuliers, a ungénéral qui commande également à tous
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les autres, & du consentement de toutesles puissances intéressées: c’est ainsi quedans la guerre de 1733 le maréchal deVillars étoit généralissime de l’armée destrois couronnes en Italie. (G)
On donne aussi le nom de généralissimeà un généra! qu’on veut mettre au-dessusdes autres généraux ou commandans or-dinaires des armées: ainsi en France lors-qu’on envoie un prince commander- unearmée où il y a des maréchaux de France,on lui donne le nom de généralijsme.Walstein obtint la qualité de généralissi-me des troupes de l’empereur ; Montécu-culli & le prince Eugene ont eu le mêmetitre.( Q)
GÉNÉRALITÉ, f. f. (Politique.) estune certaine étendue de pays déterminéepar la jurifdiction d’un bureau des finan-ces. Rétablissement de ces bureaux, &les divisions des provinces en généralités ,ont eu pour objet de faciliter la régie desfinances du roi. C’est aux généraux desfinances qu’est due l’origine des généra-lités.
Sous les deux premieres races , nos roisn’avoient point d’autres recettes que lesrevenus de leurs propres domaines ; bienavant fous la troisième, on ne parloirpoint de généralités, parce qu’il n’exis-toit point de receveurs généraux. II n’yavoir alors qu’un seul officier qui avoirl’intendance & l’administration du do-maine ; c’étoitle grand trésorier de France.
Ce sut à l’occasion des guerres pour lareligion, que Louis le jeune le premierobtint la vingtième partie du revenu deses sujets pour quatre ans. II commençaà lever cette taxe en 1145 pour le voyagede la Terre-Sainte ; Philippe-Auguste sonfils, se fit donner la dixme des biensmeubles des laïcs, & le díxieme du re-venu des biens de l’église. En saintLouis établit une aide dans le royaume,& leva en 12.47 le vingtième du revenu.En 1290 (a), Philippe le Bel mit uneaide fur les marchandises qu’on vendoitdans le royaume. Philippe le Long intro-duisit le droit de gabelle fur le sel en 1321 ;
(«) Il est le premier qui jugea à propos d’as-sembler les états de Ion royaume , pour dédomma-ger un peu le peuple île ces impositions.