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& en tant qu’elle est destinée à cet usage ,s’appeile bouture. Voyez Bouture. Etlorsqu’elle est une partie détachée de laracine de la plante, elle porte le nomde cayeu.
II vient d’être dit que l 1 accouplementou Vunion des sexes dans les animauxefi le moyen le plus commun par lequelse fait la multiplication des individus ;ce qui suppose qu’il n’est par conséquentpas Punique. En effet, il y a des animauxqui se reproduisent comme les plantes, &de la même maniéré. La génération des !pucerons qui se fait sans accouplement, Iest semblable à celle des plantes par lesgraines qui font fécondées & disposéesau développement fans le concours dedeux individus; & celle des polypes, quipeut fe faire en les coupant par pieces,ressemble à la reproduction des végétauxpar boutures. Mais ces mêmes animaux,avec la faculté particulière de le multi-plier à la maniéré des plantes, fans ac-couplement , ne laissent pas d’avoir austìla faculté commune à tous les autres ani-maux , de fe reproduire par l’accouple-ment qui est la plus ordinaire pour ceux-là , comme elle est unique pour la plupartde ceux-ci ; ce qui fait austì que c’est celleque l'on désigne spécialement par le motde génération , & qui doit faire le sujetde cet article. Pour ce qui est donc desautres maniérés mentionnées dont fe re-produisent ou peuvent fe reproduire lesanimaux & les végétaux, maniérés quiétablissent à cet égard quelques rapportsparticuliers entr’eux, voy. Animal , VÉ-GÉTAL, Plante, Reproduction,Semence , Graine , Bouture , Pu-ceron, Polype.
La génération de l’homme entre tousles animaux, étant celle qui nous intéressele plus, est par conséquent celle qui doitnous servir d exemple, & qui va faire icile principal objet des recherches dont nousallons rendre compte ; d’autant plus quece qui peut être dit fur ce sujet par rap-port à Tespece humaine, convient pres-qu’entiéremênt à toutes les autres especesd’animaux , pour la production desquelsil est nécessaire que fe faste le concoursde deux individus; c’est-à-dire, qu’un
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mâle & une femelle exercent ensemblela faculté qu’ils ont de produire un troi-sième qui a constamment l’un ou l’autredes deux sexes. Ces sexes consistant dansune disposition particulière d’organes des-tinés à la génération , il est nécessaire d’a-voir une connoissance exacte de la struc-ture de ces organes & des rapports quiexistent entr’eux : mais cette expositionétant faite dans les differens articles appar-tenant aux noms de ces organes, elle nefera pas répétée ici. On la peut consulter,si on en a besoin pour l’jntelligence dece qui va être dit ici concernant la gé-nération.
L’âge auquel l’homme commence âêtre propre à se reproduire , est celui dela puberté : jusqu’alors la nature paroîtn’avoir travaillé qu’à l’accroissetnent &à raffermissement de toutes les parties decet individu; elle ne fournit â l’enfantque ce qui lui est nécessaire pour fe nourrir& pour augmenter de volume ; il vit,ou plutôt il ne fait encore que végéterd’une vie qui lui est particulière, toujoursfoible, renfermée en lui-même , & qu’ilne peut communiquer : mais bientôt lesprincipes de vie fe multiplient en lui ; ilacquiert de plus en plus non-feulementtout ce qu’il lui faut pour son être, maisencore de quoi donner I’existence à d’autresêtres semblables à lui. Cette surabondancede vie , source de la force & de la santé ,ne pouvant plus être contenue au-dedans.,cherche à fe répandre au-dehors.
L’âge de la puberté est le printems dela nature , la saison des plaisirs ; mais sur-tout de ceux que T u sage de nouveaux senspeut procurer. Tous ceux dont l’hommeest doué, fe forment avec lui & s’exer-cent dès qu’il jouit de la vie ; parce qu’ilslui font tous nécessaires ou utiles pourT exciter ou pour l’aider à satisfaire auxdifférons besoins attachés à la conserva-tion de son individu. Les organes sus-ceptibles du sentiment qui le porte à s’oe-cuper des moyens par lesquels il peutcontribuer à la propagation de son ef-pece , font les seuls qui ne fe dévelop-pent & n’ont de fonctions que lorsqueTinstvidu est presque parvenu à son der-nier degré d’accroiíìèment, & que toutes