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nécessaire pour cet esset , & qu’il laisseperdre la fluidité des parties , qui ne laconservoient que par accident, par l’essetde Faction à laquelle elles étoient exposées,de cette action qui dépend de la flexibi-lité dont on vient de dire que les orga-nes étoient enfin privés.
C’est cette considération qui a fait direà un ancien , que vivere efl continuo ri-gescere ; c’est-à-dire que la condition detous les corps organisés est de prendrepar degré de la solidité , de se durcir, deíe rendre roi d es de plus en plus, & dedevenir ainsi dans la fuite toujours moinspropres à entretenir la vie parles mêmeseffets qui ont d’abord formé ces corps,& qui les font subsister : d’où il s’ensuitdans les individus tant végétaux qu’ani-maux, le changement d’état qu’on appellemort , qui n’est autre chose que la ces-sation du mouvement propre à ces indi-vidus en tant que vivans, qui ne présentepour toute différence qu’une inactioncommune à tout corps privé d’organisa-tion, ou dont l’organisation n’est pas ac-tuellement vivifiée : par conséquent, cetétat laisse les corps organisés, comme cousceux qui ne le font pas, exposés aux im-pressions des agens destructeurs de toutesles formes particulières qui dégradent l’or-ganisation, & réduisent la matière qui l’a-voit reçue à la condition de la matièrebrute, informe jusqu’à ce que ces maté-riaux des corps organisés soient de nou-veau tirés du chaos & mis en œuvre pourservir á la construction d’un corps vivi-fié, à la reproduction d’un végétal ou d’unanimal.
Cette disposition qui, sans cesser d’êtrela même eíïèntiellement, produit dans lemême individu des effets si contraires enapparence , cette disposition qui com-mence, entretient & finit la vie dans lesêtres organisés, est fans doute un ouvragebien merveilleux ; mais quelqu’étonnant,quelqu’admirable qu’il nous paroisse, cen’est pas dans la maniéré dont existe cha-que individu qu’est la plus grande mer-veille ; c’est dans la /accession, dans lerenouvellement & dans la durée des es-peces, que la nature parole tout-à-fait in-concevable , qu’elle présente un sujet d’ad-Tomc XV.
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miration tout opposé dans cette vertuprocréatrice, qui s’exerce perpétu ellementfans se détruire jamais ; dans cette facultéde produire son semblable, qui réside dansles animaux & dans les végétaux , quiforme cette espece d’unité toujours sub-sistante. C’est pour nous un mystère doncon a si peu avancé jufqu’à présent à son-der la profondeur , que les tentatives lesplus multipliées semblent n’avoir serviqu’à convaincre de plus en plus de leurinutilité -, enforte même que c’est , pourainsi dire, violer le sein de la pudeur, oùla nature cache son travail, que d’oserseulement tenter de chercher à en apper-cevoir la moindre ébauche. Aussi ayant àtraiter dans cet article d’une matière fidifficile & si délicate, nous ne ferons pointde recherches nouvelles, nous nous bor-nerons à faire un exposé simple & aussidiscret qu’il est possible, des moyens évi-dens qu’elle a voulu employer pour pré-parer ce travail secret, & du peu de phé-nomènes que de hardis observateurs ontpu dérober à cette chaste ouvrière.
Ces moyens, c’est-à-dire les opérationsméchaniques qui fervent à la reproductiondes végétaux & des animaux, font de dif-férente espece, par rapport à ces deuxgenres d’étres & à chacun d’eux en par-ticulier. Généralement les animaux ontdeux sortes d’organisations, essentielle-ment distinctes, destinées à l’ouvrage dela reproduction. Cette organisation cons-titue ce qu’on appelle les sexes. VoyezSexe. C’est par l’accouplement ou l’uniondes deux sexes, que les individus de cegenre se multiplient le plus communé-ment ; au lieu qu’il n’y a aucune forte d’u-nion, d’accouplement sensible des indi-vidus générateurs, dans le genre végétal ;la reproduction s’y fait en général par ledéveloppement des graines ou des semen-ces qui ont été fécondées par le moyendes fleurs. Voye \ VÉGÉTAL,PLANTE,Fleur. Ce développement des semencess’opere entièrement hors de l’individuqui les fournit : la reproduction des végé-taux s’opere aussi par ^extension d’uneportion de plante qui, lorsqu’elle est unebranche vivante, ou portion de brancheséparée du tronc, du corps de la plante ,