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la génération entre les animaux ovipares& les vivipares, paroît bien complété,íur-tout en raisonnant d’après les expé-riences nombreuses & rapportées par plu-sieurs auteurs ( Comment, instit. medìc.Boerhaav. §. 669, not. 20. Haller.) quiprétendent que les femmes, & par con-séquent les femelles de la plupart des au-tres animaux vivipares, ont non-seulementdes œufs susceptibles d’étre portés dansla matrice, après avoir été fécondés , maisencore de ceux qui peuvent y être portésfans être fécondés : que ceux-ci ont lafaculté de grossir assez, par la feule nour-riture qui leur est fournie , de l’individufemelle dont ils font partie, pour se dé-tacher de l’ovaire, être reçus dans lestrompes, portés dans la matrice, &: ensortir avec le sang menstruel, ou mêmeavec la liqueur qui s'en répand dans les ac-tes voluptueux, comme le coït & les autresmoyens propres à exciter l’orgasme vé-nérien ; dans lesquels œufs inféconds onn’observe cependant aucune trace de l'em-bryon contenu , parce qu’il est imper-ceptible tant qu’il ne jouit pas d’une viequi lui soit propre, & qui puistè com-mencer à rendre sensible le développe-ment de ses parties.
9 0 . Enfin, que l’analogie conduit à adop-ter le sentiment des œufs à l’égard dela génération ; non-feulement par rapportaux animaux ovipares, mais encore parrapport aux plantes, qui, selon l’obser-vation des plus habiles botanologistes ,tels que MM. Linnxus , de Sauvages , &c.fe reproduisent par le moyen d’une trom-pe qui sert à porter dans l’amasde grainesque l’on peut regarder comme un ovaire,la poussière séminale pour les féconder ;ensorte que cette trompe étant liée, &cette poussière n’y pouvant pénétrer , ellesrestent infécondes.
Quelques auteurs ont prétendu qu’iln’est pas absolument nécessaire que lasemence du mâle entre dans la matricepour parvenir aux ovaires , & pour ren-dre par cette voie la femelle féconde ;parce que, selon quelques observations ,des femelles bouclées , qui n’avoientpar conséquent pu recevoir cette li-queur , ou d’autres, qui de fait ne l’a-Tome XV.
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voient point reçue dans’ le vagin , maisfeulement fur les bords de Ion orifice ex-térieur , n’avoient pas laissé que d’être im-prégnées. Ils ont imaginé que , pour .ré-soudre cette difficulté , il suffit de suppo-ser que la semence ainsi versée sur lesbords du vagin , est reçue dans les vais-seaux abforbans qui la portent dans lesveines ; d’où elle est bientôt mêlée danstoute la masse du sang,, & portée par lacirculation jusqu’aux ovaires : ensorte quel’œuf disposé à être fécondé , n’est fait te!,qu’après que toute la maste des humeursde la femelle a été, pour ainsi dire, fé-condée elle-même.
C’eíl à ce mélange de la liqueur sémi-nale du mâle dans le sang de la femelle,que M. Fizes , qui entrhuitres a adoptéce sentiment ( Exercit. dégénérât, homin.perioch. 3.), attribue tous les désordresdont sont fatiguées , tourmentées la plu-part des femmes nouvellement enceintes.On peut en voir une raison plus vrai-semblable dans Varticle EQUILIBRE ,économie animale.
Mais, d’après cette idée de fécondationprocurée par le moyen de la circulation ,il devroit s’enfuivre que cette œuvreadmirable pourroit être opérée par quel-que voie que la semence soit introduitedans la masse du sang, & que les œufsdes ovaires devroient être rendus fécondstous à la fois, ce qui est contre Pexpérience,
Quoi qu’il en soit, de quelque maniéréque l’œufsoit fécondé ; soit que la semencedu mâle portée immédiatement jusqu’àlui par la voie de la matrice ou des trom-pés de Fallope, en pénétré la substance;soit que délayée dans la masse des humeurs,elle n’y parvienne que par les routes dela circulation vers les ovaires : cettesemence ou cet esprit séminal a la pro-priété d'ex ci ter l’irritabilité des parties del’embryon imperceptible , qui font déjàtoutes formées dans l’œuf, y met amíìen jeu le principe du mouvement qui leurest particulier, & les dispose à se déve-lopper , à se rendre sensibles. L’œuf jus-que là fixement attaché à l’ovaire, s’étenden tous sens, fort de la cavité qui ne peutplus le contenir, romptson pédicule, sedétache par conséquent de l’ovaire : il est