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Tome XV.
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aggrégés qui en résultent , que par ladifférence de leur poíition diversementcombinée , il s’ensuit que la force qui dis-tribue ces parties intégrantes, ne peut pasêtre soumise à une seule loi, telle quecelle du rapport de l’affinité. II y a desvaisseau* de différente espece dans cha-que partie du corps ; il y a des muscles,des tendons, des nerfs, des os dans lesdoigts ; il y a de toutes ces parties dansles orteils : cependant chacun de ces or-ganes est différemnfent combiné tant dansl’un que dans Pautre ; quoique les partiesélémentaires d’un muscle du doigt puissentvraisemblablement entier dans la compo-sition d’un muscle du pied , & récipro-quement. Ainsi le total des parties com-posées des mains, est un tout hétérogène,mais seulement par rapport à la différencedes organes qui entrent dans la compo-sition des mains : la différence .n’étantdonc que dans Inorganisation, de ce qu’unprincipe particulier du mouvement peutseul donner une forme déterminée à uncorps , mais fans organisation , il ne s’en-suit pas qu’il puisse être suffisant pour laformation d’un corps organisé : ainsi lesystème de la Vénus physique semble man-quer essentiellement par son propre fon-dement, quelque spécieux qu’il paroisièd’abord , sur-tout pour rendre raison desressemblances des enfans aux peres & mo-res , des conformations monstrueuses, &de la plupart des autres phénomènes rela-tifs à la génération , dont l’explication estsi difficile à donner.

Peu de tems après que ce dernier sys-tème a été mis au jour, il en a paru unautre d’une nature approchante , mais pluscompliqué ; c’est celui du célébré auteurde Y Histoire naturelle générale & parti-culière. Il admet d’abord, ainsi que le sys-tème précédent, que les femelles ont uneliqueur séminale prolifique, tout commeles mâles ; il admet encore, d’après ungrand nombre d’expériences & d'obser-vations microscopiques, que cette liqueur,dans chacun des deux sexes , contient descorpuscules en mouvement j mais il pré-tend être fondé à assurer que ces petitscorps ne font pas de vrais animaux, maisseulement des parties des molécules qu’il

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appelle organiques , parce qu’elles ont lapropriété exclusive de pouvoir entrerdans la composition des corps organisés ;il les regarde cependant comme vivantes,quoique prises séparément elles soient sansorganisation. Selon cet auteur, tous lesanimaux mâles & femelles, tous ceux quifont pourvus des deux sexes ou qui enfont privés ; tous les végétaux , de quel-que espece qu’ils soient ; tous les corpsen un mot, vivans & végétans , font com-posés de parties organiques qu’il prétendque l’on peut démontrer aux yeux de toutle monde. Ces parties organiques font engrande quantité dans les liqueurs sémi-nales des animaux, dans les germes desamandes des fruits , dans les graines, en-fin dans les parties les plus substantiellesde l’animal ou du végétal.

C’est de la réunion des parties orga-niques renvoyées de toutes les parties d ucorps de l’animal ou du végétal, en tantqu’elles composent le superflu de cellesqui font destinées à, la nutrition & au dé-veloppement de l’individu, que se faitla reproduction de ces êtres toujours sem-blables à celui dans lequel elle s’opere ;parce que la réunion de ces parties orga-niques ne se fait qu’au moyen du mouleintérieur, c’est-à-dire dans Tordre que pro-duit la forme du corps de Tanimal ou duvégétal ; & c’est en quoi consiste Tessencede l’unité & de la continuité des especesqui dès lors d’elles-mèmes ne doivent ja-mais s’épuiser.

Pour un plus grand détail des idées denotre naturaliste fur ces parties organi-ques & le moule où elles s’arrangent, ilfaut recourir à íbn ouvrage même, & àY article ORGANIQUES ( PARTIES ),où l’on* en trouvera l’exposition abrégéequi donneroit trop d’étendue à celui-ci.

Comme l’órganisation de Thomme &des animaux est la plus parfaite & la pluscompolée, dit M. de Buffon , leur repro-duction est auífi la plus difficile & la moinsabondante ; il prend pour exemple cellede l’homme. II conçoit que le dévelop-pement ou Taccroistèment des différen-tes parties de son corps, se faisant parune force propre à faire pénétrer inti-mement dans le moule intérieur des or-