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scmblance quant à la figure , mais encorepar rapport à celle du caractère.
Une autre des difficultés générales quel’on propose , qui est plus embarrastànteque la précédente , c’est le progrès à l’in-fini par rapport aux embryons contenusdans les œufs , de maniéré que la pre-mière femme devoir renfermer tous lesembryons des hommes qui ont été, quifont & qui seront, & de ceux qui parla fécondation auroient pu , peuvent, &pourroient être. On ne peut pas fe dissi-muler que cette difficulté ne soit d’untrès-grand poids, malgrél’idée deladivi-íìbilité possible de la matière à l’infini ;parce que ce n’est qu’une idée qui, lors-qu’on estai e de la réduire en acte parle calcul , étonne l’imagination autantqu’elle paroiísoit d’abord la .contenter.En effet, selon la supputation que l’ontrouve dans VHifioire naturelle de M. deBuffon, tome III, chap. 5 , l’homme se-roit plus grand par rapport à l’embryoncontenu dans l’œuf de la sixième géné-ration en remontant, que la sphere desunivers ne l’est par rapport au plus petitatome de matière qu’il soit possible d’ap-percevoir au microscope. Que seroit-ce ,dit cet illustre auteur, si l'on poussoir cecalcul seulement à la dixieme génération ;calcul qui peut s’appliquer aux vers sper-matiques, comme aux œufs ? II faut en-core convenir que l’expansibilité des ma-tières odoriférantes, de la lumière même,ne fait pas évanouir ce que cette supputa-tion présente de fort contre la vraisem-blance du progrès à l’infini.
C’est pour éviter cet écueil, que quel-ques physiciens modernes ont cru devoirchercher dans les opinions des anciens, desexplications plus satisfaisantes du mystèrede la génération , comme on a fait à l’é-gard de celles de la formation de l’univers,que l’on a pour la plupart renouvellées desGrecs', & sur-tout d’Epicure : c’est ainsique le savant auteur de la Vénus phy-sique a commencé par proposer de reve-nir au mélange des deux semences, faitde celle qui est attribuée à la femme,comme de celle de l’homme ;& pour ren-dre raison du résultat de ce mélange, il arecours à l’attraction ; pourquoi, dit-il,
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si cette force existe dans la nature, n’au-roit-elle pas lieu dans la formation desanimaux ? Qu’il y ait dans chacune des se-mences des parties destinées à former lecœur, les entrailles, la tête, les bras &les jambes, & que ces parties aient cha-cune un plus grand rapport d’union aveccelle qui, pour la formation de I’animal ,doit être sa voisine, qu’avec toute autre,le fœtus fe formera ; & fût-il encore millefois plus organisé qu’il n’est, ajoute ce phy-sicien , il se formeroitrce qu’il assure com-me une induction, par comparaison de cequi se passe dans la formation de l’arbre deDiane, qui se fait par un pareil principedu rapport d’affinité ; d’après lequel il nes’agit, dans le phénomène de cette végé-tation , que de rapprocher des parties mé-talliques absolument sans organisation,qui ne forment après tout dans cette réu-nion , rien de plus admirable que ce quife pastè à l’égard de la formation de laglace dans de petites lames d’eau , dans lestquelles la congélation commence toujourspar former de petites ramifications deglace absolument semblables à des bran-ches de fougere.
Mais dans l’un & l’autre cas, ce fontdes particules de matière homogènes quis’unifsent les unes aux autres d’une ma-niéré assez uniforme dans la disposition& la substance de toutes ces ramifications ;au lieu que dans la formation des animaux,il n’y a point d’uniformité dans l'arrange-ment & dans la consistance des partiesqui les composent. La force qui unit lesmolécules nécessaires pour les parois d’unconduit dans le corps animal, doit être denature à éviter d’attirer de ces moléculesdans l’espace qui doit former la cavité dece vaisseau. Cette force doit attirer &unir entr’elles un plus grand nombre demolécules pour les parties d’une substanceplus dense, comme les os, que pour lesparenchymes. Voilà des modifications né-cessaires , dont on ne trouve point le prin-cipe dans 1 attraction qui forme l’arbrede Diane ou les ramifications de la glace :d’ailleurs les parties élémentaires du corpshumain étant vraisemblablement les mê-mes pour tous les organes qui le com-posent, & ne différant dans les divers