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Tome XV.
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y imprimer Fesquisse de toutes ces par-ties ; cette comparaison qui paroît avoirfourni seule le fondement de l'explica-tion dont il s’agit fur la génération , n’au-roit-elle pas dû au contraire faire sentir àFauteur , avec un peu de réflexion, com-bien une idée aufli fínguliere est peu suf-fisante pour remplir cet objet ? car la lu-mière ne donne à aucune portion de ma-tière la forme des choses sensibles qu’ellereprésente à Famé: elle affecte seulementles organes par des impressions de diffé-rons degrés de force , qui portent à l’amel’image de l'objet, non par la ressem-blance qu’elles ont avec lui, mais fanslaisser aucune trace, & par le seul effetdes loix de l’union de Famé avec le corps,conséquemment auquel effet il est attachéà tel degré d’impreíïïon de représentertelle chose, sans qu’il y ait aucun rap-port absolu entre cette impression & ri-dée qui en résulte. Ainsi les impressionsde la lumière ne produisant aucune mo-dification intrinsèque dans les parties quicomposent la rétine, si la matière élec-trique n’agit sur la semence que commela lumière sur cet organe, il ne doit s’en-fiiivre aucun effet propre à donner à lamatière séminale la disposition nécessairepour qu’elle acquière l’organisation. Lamodification produite dans le lait, pourqu’il s’en forme des toiles , ne supposequ’une adunation de parties huileuses ho-mogènes , qui surnageant le reste du flui-de , se rapprochent avec une certaineforce de cohésion, à mesure que le feu,ou même la seule chaleur de l’été, faitévaporer les parties aqueuses, hétérogè-nes, intermédiaires. La construction ducorps animal est - elle aussi simple quecela ? Peut - on , de bonne foi, trouverquelque ressemblance dans la productionde ces différons phénomènes ?

Mais en admettant l’irradiation de lamatière électrique fur la semence, com-ment peut-on concevoir si celle du mâleen a reçu quelque modification dans sesréservoirs, qu’elle conserve cette mo-dification , malgré les secousses violentesqu’elle a à éprouver dans l’éjaculation quila divise en plusieurs parties, puifqu’elleest lancée à plusieurs reprises ? QuelleTome XV.

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est la portion modifiée, chargée de l’em-preinte ? sortira-t-e!le entiere ? peut-ellesortir telle? si elle se partage, que résulte-t>il des deux portions ? s’il en reste une dansle réservoir, quelle confusion pour lesnouvelles impressions électriques qui y se-ront ajoutées avant une nouvelle éjacula-tion? Mais en supposant la semence du mâledéposée dans la matrice avec son empreinteentiere , comment se conservera-1-ellecette empreinte dans le mélange des deuxsemences? Si elles reçoivent encore denouvelles impressions de l’irradiation élec-trique dans la matrice, à quoi ferviront-elles ? qu’ajouteront-elles aux premieres,qui leur soit nécessaire? Commént con-çoit-on que la force plus ou moins grandeavec laquelle elles font produites, pouvantagir indistinctement fur tous les points del’empreinte, puisse décider de la produc-tion particulière des organes de l’un ou del’autre sexe ? La différence de cette organi-sation peut-elle dépendre du plus ou moinsde force dans la puissance qui l’opere ?

Enfin, pour abréger & terminer d’unemaniéré décisive les objections contre cesystème singulier, il suffit de demandercomment on peut se former l’idée de laformation de î’embryon, d’après des effetsqui r.e portent que fur la surface des ma-tières à modifier pour cette formation,qui demande assurément, quelle que soitla puissance modifiante, des arrangemens,des dispositions , des altérations intrinsè-ques , pour qu’il en résulte une organi-sation ou un développement des partiesdéjà organisées.

Le jugement qu’on peut porter en gé-néral de ce système , c’est qu’il sembleajouter à l’obscurité de la matière qui enest l’objet, dans les ténèbres de laquellesc font égarés de grands génies qui s’y fontplongés, pour tenter de les dissiper ; en-serre que Fauteur de Vidée de l’hommephysique & moral , n’a fait que grossir lenombre de ceux qui ont éprouvé un pareilfort , comme feront vraisemblablementencore dans la fuite bien d’autres, c’est-à-dire, tous ceux qui entreront dans lamême carrière.

En fait de recherches physiques, nousne pouvons marcher & juger de ce quiD d d d d d