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Tome XV.
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volupté supérieure devroit caractériser lemoment dans lequel Pamour remplit lesvues de la nature. Ce n’est peut-être qu’unesensation agréable, quand la liqueur fé-condante pénétré & touche des partiesportées au plus haut degré de sensibilité.

II est vrai qu’on n’a pas des preuves biencertaines de la présence de cette liqueurdans l’utérus, même après la conception.Les animaux femelles, & Harvey l’a bienremarqué , ouverts presqu’austi-tót qu’ilsont conçu, ne paraissent pas avoir reçucette liqueur. Mes expériences concou-rent ici avec celles de ce grand homme,dont on a parlé avec trop peu de respectdans cet article , & qui étoit trés-eloignéde copier Aristote. Est-ce une jalousienationale , qui a rendu Fauteur anonymeinjuste envers un homme qui a mérité lareconnoissance du genre humain ?

Malgré ces expériences & malgré plu-sieurs cas particuliers, dans lesquels on acru que la liqueur fécondante n’a pas pupénétrer jusques dans la cavité de la matrace, i! me semble probable qu’elle y pé-nétré effectivement Ruysch l’y a vu dansune femme que la jalousie fit périr dansle moment même qu elle étoit infidelle.La longueur de l’organe dn mâle, tou-jours égal â ce'ui du vagin dans tous lesanimaux , ne saurait avoir pour but quede faire pénétrer jufqu’au fond de ce ca-nal l’iníìrument qui doit répandre dansl’utérus la liqueur néceslaire. Les chan-gemens considérables qui arrivent auxtrompes & â Povaire, ne paroistènt expli-cables qu’en supposant l’app’ication de laliqueur fécondante à la trompe & mêmeà l’ovaire.

Dans la femme tranquille, & dontl’a-mour n’a point dérangé les organes, danslesquels il remplit les vues de la nature,la trompe est éloignée de l’ovaire , ìln’y aqu’une extrémité de son pavillon frangéqui y touche : il y a même des animauxdans lesquels la trompe est toujours éloi-gnée de 1 ovaire. Dans la femelle qui aconçu , la trompe est appliquée à Povaire ;elle l’embraffe si bien dans les quadrupè-des par son pavillon, que l’ceuf ne sau-rait manquer d’y tomber. Telle est sur-tout la trompe dans le quadrupède le plus

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fécond & le plus multipare : c’estla truie.On l’a vu embrasser l’ovaire dans l’especehumaine. Ruysch , & d’autres témoinsd’une autorité irréprochable, Pont vuegonflée & pleine de vaisseaux rouges.

Dans la femme qui n’a pas conçu , l’o-vaire est liste : il peut y avoir une vési-cule plus grosse & plus saillante : l’ana-logie des quadrupèdes rend cet état d’unevésicule probable. Je n’ai jamais manquéde l’appercevoir dans les brebis ; mais cettevésicule est entiere & remplie de fa li-queur. Dans le même animal qui a conçu ,Povaire est bien changé : la vésicule estrompue, il y a une déchirure três-recon-noiíìàble : on trouve un grumeau de sangdans fa cavité, & la liqueur en est dispa-rue ; un velouté commence à en prendrela place.

J’ajoute à ces changemens une obser-vation trés-certaine , souvent vérifiée furPespece humaine, & confirmée par les té-moignages authentiques des plus grandsanatomistes.

C'est la certitude que le fœtus, ou dumoins une partie du fœtus, a été vu dansl’ovaire, qu’il s’y est nourri, & qu’il yest parvenu à un accroissement considé-r, bh. Le cas est rare ; mais il est aster com-mun de trouver le fœtus dans la trompe.Douglas, Santorini, Duverney l’y ontvu , & l’ont fait destiner d’après nature.

L’amour hAireux, déplaçant les trom-pes , déchirant une des vésicules de l’o-vaire , faisant éclorre dans Povaire mêmeun nouvê! être organisé, il ne paraît pasque la liqueur répandue par l’amour, &la feule chose qui change I état de la .em-me , puisiè être bornée au vagin. On neconçoit pas comment elle appliquerait lestrompes à Povaire, & moins encore com-ment elle dopnerait dans l’ovaire mêmeune nouvelle existence au fœtus ; car il estindifférent, pour prouver ía présence dela liqueur secondante, qu’elle y soit lamatière de ce fœtus, ou qu’elle en réveillela vie dormante. II suffit que cette liqueurproduise des effets considérables dans lestrompes & dans l’ovaire.

C’est une efpece de distension qui faitagir la trompe : on imite la nature parl’iniectien : la trompe dilatée dans fa fubf-Dddddd ij