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vérité constatée, que la vierge n’a jamaisde corps jaune ; que la femme stérile n’en2 point ; que la femelle dans le tems de fachaleur n’en a point encore ; que je l’aisuivi dans tous les degrés de fa formation ,& que ce corps est certainement la vési-cule même que la conception a rompue ,& qui fe remplit d’une chair grumée.
Cette efpece de glande conserve long-tems & fa cavité & la fente qui y conduit.J’ai reconnu Tune & l’autre dans des fem-mes accouchées depuis plusieurs mois. IIs’efface cependant peu à peu, & devientun fquirre fans cavité, qui ressemble à dusang caillé.
Le nombre des corps jaunes est toujourscelui des embryons : il n’y en a qu’un dansla femme , la vache, la brebis. II y en aun íi grand nombre dans la truie, quetout l’ovaire en paroît composé. Dans lafemme , ce corps a dans les commence-mens une proportion très-considérable aureste de l’ovaire : il en occupe la moitié ;il décroît dans la fuite n’est pas plusgrand qu’un grain d’orge , quand il estdans son état de décrépitude.
Résumons en peu de mots les effets dela conception. La trompe fe redresse , elleembrasse l’ovaire ; la vésicule la plus grosse& la plus formée s’ouvre , elle répand faliqueur & fe remplit d’une chair fon-gueuse , qui ressemble assez à une glande.
Inexpérience ne va pas plus loin, dumoins directement. Personne n’a vu en-core , & peut-être ne verra-t-on jamais,ce qui fort de la vésicule pour devenir unembryon. C’est apparemment une liqueurglutineufe, qui n’a pas encore assez de fo-dité pour fe soutenir , ni de couleur pourêtre distinguée. Par le résultat des expé-riences postérieures, Tembryon est unecolle qui ne devient visible que par l’acidequ’on y a versé, ou par les progrès del’accroissement.
Mais quelle que puistè être l’apparencede cet embryon visible,il est sûr cepen-dant qu’il fort de l’ovaire à qu’il est reçupar la trompe. Puifqu’on a vu le fœtus dansî’ovaire & dans la trompe, je ne vois pasqu’il puisse y avoir de doute là-dessus, IIfort de la vésicule rompue cet embryon,car- le reste de l’ovaire est entier, fa mem-
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brane est fermée de tous côtés, & il n’ya point de changement, que dans cettevésicule unique ou dans le nombre de vé-sicules , qui répond à celui des embryons.La déchirure qu’on ne manque jamaisd’obferver à la vésicule, est bien proba-blement la sortie qua la nature a ouverteà cet embryon.
Puifqu’il n’y a point de corps jaune, nidans la vierge, ni même dans la femellequi vient de concevoir, ce corps ne peutdonc contribuer à la formation de l’em-bryon , qui est formé, & qui est placé dansla matrice, avant que la vésicule ait dégé-néré en corps jaune.
C’est dans l’ovaire que fe fait la con-ception , puisqu’on y a vu le fœtus, & puis-que dans la poule St dans le quadrupèdevivipare même , le mâle féconde dans unmoment plusieurs embryons, & mêmetout un ovaire. II ne féconderoit dans lamatrice qu’un seul de ces œufs, ou dumoins un très-petit yombre qui pour-roit s’y trouver. ( H. D. G. )
GÉNÉRATION ( maladies concernantla). Les lésions des fonctions qui ferventà la génération dans l’efpece humaine »doivent être considérées par rapport àchacun des sexes.
Ainsi il peut y avoir dans les hommesexcès ou défaut dans les dispositions & dansles conditions qui font nécessaires pourla génération. Telles font la séparationde la semence & sa préparation dans lestesticules, l’érection du membre viril ,l’éjaculation de la liqueur fpermatique.V. Testicule , Semence , Verge ,Priapisme , Satyriasis, Impuis-sance, Frigidité.
A l’égard des femmes , les vices phy-siques dont elles font susceptibles relati-vement à la génération , regardent prin-cipalement les déréglemens du flux mens-truel , les défauts de conformation de lamatrice & du vagin, le tempérament tropou trop peu sensible. V. Menstrues ,MATRICE , VAGI N, TEMPÉRAMENT ,Salacité » Stérilité , Fleurs-elanches, Faux-germe, Fureurutérine, Môle, & c .( d )GÉNÉREUX, adj.GÉNÉROSITÉ,s. f. {Mor.) La générosité est un dévoue-