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Tome XV.
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évacue en effet très-efficacement par lescouloirs du ventre & par les voies desurines ; mais on ne voit point pourquoion le préféreroit à k lessive des cendresde tout autre végétal qui fourniroità peuprès la mëme quantité d’alkali fixe & desel neutre qu’on retire de la plus grandepartie des végétaux par la combustion. Lescendres de genêt parfissent avoir tiré leurcélébrité particulière de la propriété qu’ala plante inaltérée, & sur-tout sa semen-ce , d'exciter puissamment les selles &les urines , selon l’obscrvation de Ma-tliiole, de Lobel, de Rai & de plusieursautres médecins.

La fleur àe genêt est un vomitif doux ,selon Lobel ; quoi qu'il en^soit , nousemployons fort peu les feuilles, les som-mités, les graines & les fleurs de genêtsparce que nous avons des hydragogues& des émétiques plus sûrs.

Sa cendre, ou plutôt son sel lixiviel n’a,comme nous savons déjà insinué , que lespropriétés communes des sels lixiviels. V.Sel lixiviel. (S)

Genêt. ( Econom. rufi. ) Quoiquequelques genêts méritent d’étre cultivés ,cependant comme la plupart perdent lesbonnes terres où ils pullulent, il ne fautpas alors hésiter de les détruire, parcequ’ils jettent de profondes racines quisucent le sel de ces terres précieuses. Labonne méthode pour parvenir à leur en-tiere destruction , est de brûler ces terres,les labourer profondément, & les fumerensuite, soit avec du fumier & des cen-dres , soit en y répandant de la marne &de surine des bestiaux. Si c’est un terreinde pâturage , le meilleur parti seroit decouper les genêts raz terre au mois demai , qui est le tems de leur seve ; en-suite d’y jeter du bétail qui fourragerasherbe , & dont surine fera mourir lesracines des genêts , outre qu’ils ne vien-nent point dans un lieu qui est bien foulépar les pieds des animaux. Au reste, cetteplante pernicieuse dans les cas dont nousvenons de parler, n’est pas toujours nuisibleau laboureur ; au contraire, il peut quel-quefois en tirer un parti fort utile, commepar exemple en former du chaume , qui ,fait avec art, est aussi durable qu’excellent

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pour la couverture des granges. (D. J.)

Genêt. (Manege.) Quelques person-nes prétendent que ce mot , qui est au-jourd’hui très^ieu usité parmi nous , estdérivé du grec îvymbene natus : d’autresavancent qu’il n’a d’autre origine que leterme espagnol ginette , cavalier , hommede cheval ; d’où ces derniers concluentque les François font transporté de sa-nimal à shomme , puisqu’il s’applique spé-cialement à certains chevaux d’Espagnequi sont d’une petite taille & parfaite-ment bien conformés. II paroît aussi quedu tems de Louis XI cette espece de che-vaux étoît en usage, & servoit de mon-ture à des cavaliers qui étoient nommésgêne'taires.

On dit encore genêt de Portugal, genêtde Sardaigne.

Je me déchargerai dé un faix que jedédaigne ,

Suffisant de crever un genêt de Sar-daigne. Regn.

V. Ménage. Voye\ aussi le Diclionn. deTrévoux , de f autorité duquel on ne mereprochera pas d’abuser. ( e )

GENETER UN FER, ( Manege &maréchallerie. ) c’est en courber les épon-ges fur plat en contre-haut. V. Fer,

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GENETHLIAQUES , f. m. pi. {As-trologie.') c’étoit le nom qu’on donnoitdans Pantiquité aux astrologues qui dres-soient des horoscopes, ou qui prédisoientce qui devoir arriver à quelqu’un par lemoyen des astres qu’ils disoient avoir pré-sidé à fa naissance. V. Horoscope <&Astrologie.

Ce mot est formé du grec ysWi?, ori-gine , génération , naissance.

Les anciens appelloient ces sortes dedevins chaldœi , & en général mathema-tici. Les loix civiles & canoniques quel’on trouve contre les mathématiciens ,ne regardent que les généthliaques ouastrologues. V. Géométrie.

L’aíïùrance avec laquelle ces insensésofoient prédire l’avenir , faisoit qu’ilstrouvoient tqujours des dupes ; & qu’a-près avoir été chastes par arrêt d u sénat,ils savoient encore se ménager assez de