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protections pour demeurer dans la ville. 1C’est ce que disoit un ancien : hominumgenus quod in civitate noflra femper &vetabitur Ù retinebitur. Voyez DIVI-NATION.
Antipater St Archinapolus ont prétenduque la généthiologie devroit être plutôtfondée fur le tems de la conception, quefur celui de la naissance. Qu’en lavoient-ils ? Chambers. ( G )
GÉNÉTHLIAQUE (Poème). Litterat.espece de poème qu’on fait sur la nais-sance de quelque prince ou quelqu’autrepersonne illustre, à laquelle on prometde grands avantages , de grandes pros-pérités, des succès & des victoires, parune espece de prédiction : c’est sur toutdans ces sortes de pieces que les poètesfe livrent à l’enthousiasme, St qu’ils pro-noncent des oracles que leurs héros n’ontpas toujours foin de justifier.
Telle est l’églogue de Virgile fur lanaiííànce du fils de Pollion, qui com-mence ainfi :
Sicelides musse , paulo majora canamus.
On appelle aussi discours génethliaques,ceux qu’on fait à l’occafion de la naistàneede quelque prince ou autre personne d’unrang très-distingué. ( G )
GENETHLIE, (Myth.) c’étoit unefolemnité d’usagè chez les Grecs, en mé-moire d’une personne morte ; St Gene-tyllis étoit une grande fête célébrée partoutes les femmes de la Grece en l’hon-neur de Genetyllis , la déesse du beausexe. Poter , Archoeol. Grcec. lib. II ,cap. 2,0. V. Genetyiiides. (D. j.)
GENETTE , f. f. genetta , ( Hist. nat.Zoolog. ) animal quadrupède qui a beau-coup de rapport aux fouines, mais qui estplus gros. II a une couleur mêlée de jauneSt de noir, avec des taches noires. Gesnera fait la description d’une peau de genettequi avoir sur la queue huit anneaux noirs& huit de couleur blanchâtre. Cet animalne monte pas fur les lieux élevés, il restele long des rivières. On dit qu’il se trouveen Espagne. Bellon a vu à Constantinopledes genettes qui étoient apprivoisées dansles maisons comme des chats. La peau aune bonne odeur qui approche de celle
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1 du musc. Raii Synop. anim. quadrup.page 201. V. Quadrupède. (!)
GENETTE ( dordre de la ) fut insti-tué par Charles Martel, duc des Fran-çois St maire du palais, l’an 732, en mé-moire de la victoire qu’il remporta sur A si-dérante , roi des Sarrasins, dans un com-bat entre Tours Sc Poitiers, parce qu’en-tre les dépouilles prises fur les ennemis,on trouva une grande quantité de four-rures de genettes.
Le collier semblable à celui de Tordrede Tétoile , soutient, par trois petits chaî-nons , une genette assise sur une terrasseémaillée de fleurs. ( G. D. L. T. )
Genette , f. f. (Man.) embouchureautrefois en uíàge. II y avoit des genettesvraies; il y en avoit de bâtardes. Ellesétoient employées dans Tintenrion d as-surer la tête du cheval , de lui formerl’appui , de l’empêcher de peser, de ti-rer , &c.
Pour concevoir une idée de cette sortede mors , qui différé peu de celui que Tonnomme mors à la turque , il suffit de sereprésenter d’une part un canon non-brisé , ayant assez de montant pour s’é-lever à la hauteur de l’œil du banquet,St de l’autre un anneau de fer d’une feulepiece , mobilement engagé dans le som-met de ce montant, St diversement con-tourné pour embrasser la barbe de l’ani-mal, St tenir lieu de gourmette.
La genette tient une place distinguée par-mi cette foule d’embouchures St d’iní-trumens effrayans que les anciens avoientimaginés , St que nous avons rejetés avecd’autant plus de raison, que nous ne lesdevions qu’à leur ignorance, (e)GENÊT YLLIDES, f. f. pi. ( Myth.)Pausanias , qui a pari» seul de ces divini-tés , se contente de nous apprendre quec’étoient des déeflès qui aviíiént des sta-tues dans le temple de la Vénus Coliade.
GENEVE. (Hifl. polit.) Cette villeest située fur deux collines, à Pendrcit oùfinit le lac qui porte aujourd’hui son nom,St qffon appelloit autrefois lac Leman,La situation en est très-agréable ; on voied’un côté le lac, de l’autre le Rhône,aux environs une campagne riante, descoteaux couverts de maisons de cam-