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pieds de haut. Ce qui me feroit croirequ’ii ne parvient pas à une hauteur con-sidérable , c’est qu il fructifie de trés-bonne heure : j’en ai qui n’ont qu’un pied ,& qui ont déjà porté des baies. II croîttrès-lentement les premières années.
Le cedre n°. 8 habite l’Efpagne & lePortugal , où il s’éieve de vingt-cinq àtrente pieds , & forme une tête pyrami-dale. Les branches font garnies de feuillesaiguës qui font couchées les unes fur lesautres de quatre côtés, de maniéré qu’ellesrendent quartes les petits rameaux qu’ellesgarnissent : les baies de cet arbre fontnoires & très-grosses.
Le genevrier n . 9 croît naturellementen Espagne , en Portugal & au sud de laFrance, où il s’éieve à dix ou douze pieds.II disperse de tous côtés des branchesgrêles & cylindriques de toute la longueurdu tronc ; elles font garnies de petitesfeuilles obtuses, couchées les unes furles autres comme des écailles; les .fleursmâles naissent à l’extrêmité des branchesen chatons coniques & écailleux, & lesbaies naistènt dessous fur les mêmes bran-ches : elles font plus grosses que cellesdu genevrier commun , & font brunesdans leur maturité.
Le genevrier n°. 10 est la sabine com-mune : elle croît naturellement en Italie,en Espagne & au Levant,fur les montagnesfroides ; on m’a assuré qu’il s’en trouvoitfur les montagnes de la Vosge. Elle jetteses branches hor isontalem en t & fort irré-gulièrement ; quelques - unes même setourmentent & se courbent jusque prèsde terre , de forte qu'elle ne s’éieveguere à plus de trois ou quatre pieds.Cette eípece fructifie rarement dans lesjardins ; les baies font plus petites quecelles du genevrier commun , & sont unpeu comprimées ; les feuilles font obtuses& couchées les unes fur les autres. Cettesabine est propre à former des haiesbasses , en la paliíïànt contre un forttreillage où l’on attachera ses branchesrebelles qui dardent de tous côtés. Onpeut aussi la jeter en buissons fur lesdevants des bosquets d’hiver.
Notre n°. n est la grande stibine : elles’éieve fur un tronc assez droit, à la hau-
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teur d’environ dix pieds. Les brancheslatérales sont moins vagabondes, les feuil-les font plus courtes ; elles font aiguës& elles s’étendent en-deh,ors : elle porteannuellement des baies. On la trouve furles Alpes : on peut Pélever en tige , enformer de hautes palissades dans les bos-quets d’hiver , ou la planter en buissondans le fond des massifs de ces bosquets.
Le cedre n°. iz est fort beau par leverd éclatant de ses feuilles : commeelles font très-proches les unes des autres,ainsi que ses rameaux, c’est de tous celuidont le feuillage est le plus épais & l’as-pect le plus agréable.
Le cedre n. 13 est le cedre de Rer-mude ( nous suivons exactement Millerpour les especes délicates que nous necultivons pas). Le bois de cet arbre exhaleune odeur très-forte. Autrefois on s’enfervoit beaucoup en Angleterre pour desboiseries & des meubles ; mais l’odeurétant trop pénétrante pour plusieurs per-sonnes , on n’en fait plus tant de cas, &l’on n’emporte plus une si grande quan-tité de ce bois en Angleterre. Ces arbres,tant qu’ils font jeunes , ont des feuillesterminées en pointes aiguës qui s’étendent,& font placées trois à trois autour desbranches ; mais en avançant en âge, lesfeuilles deviennent très-courtes , & nais-sent à quatre sur les rameaux , où ellesRappliquent les unes fur les autres commedes écailles, & ils paroissent alors qua-drangulaires. Les baies naissent vers lebout des branches ; elles font d’un rouge-obscur tirant sur le pourpre. Les hiversrigoureux font périr cet arbre en Angle-terre , lorsqu’on l’y plante en plein air.
Le cedre n°. 14 croît naturellementà la Jamaïque, & dans quelques autresisles des Indes occidentales, où il formeun des plus grands arbres de service. Tim-ber-tree. Les habitans de PAmérique sep-tentrionale viennent souvent dans ces islespour en tirer ce bois dont ils bâtistèntdes vaisseaux. Les branches de cet arbres’étendent au loin. Les feuilles font extrê-mement petites , & font par-tout appli-quées les unes fur les autres comme desécailles. L’écorce est rude & gercée, &d’une couleur très-obscure. Les baies font