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venabîe, est fort diurétique , emménago-gue & carminative : mais , selon MichelAlbert cité par GeofFroi, on ne doit pasen permettre trop facilement Pusage in-térieur, parce qu’elíe échauffe beaucoup.On peut l’emp!oyer à f extérieur dans lesonguens nervins & fortifìans.
Les auteurs de pharmacopée recom-mandent de brûler le marc de la prépa-ration du rob, & d’en retirer un sel,auquel ils attribuent plusieurs vertus par-ticulières , & analogues pour la plupart !aux propriétés du fruit dont il est retiré :mais nous ne croyons plus que les selspréparés par la combustion des végétaux,retiennent les propriétés de la matièrequi les a fournis ; & nous ne reconnoif-fons dans ces sels que des qualités com-munes. V. Sel lixiviel.
On fait un élixir de genievre avec f ex-trait délayé dans l’efprít ardent ; c’est unbon stomachique & un diurétique actif.La dose est d’une cuillerée.
Le ratafiat préparé par Pinfusion desbaies de genievre dans de l’eau-de-vie,est un cordial stomachique fort usité, &cqui produit réellement de bons effets.
M. Chôme! recommande fort pour lateigne, un onguent fait avec les baies degenievre pilées & bouillies, & le sain-doux.
De toutes ces vertus du genievre, quenous venons de rapporter, les plus évi-dentes font fa qualité stomachique, car-minative & diurétique. M. Geoffroi ob-serve très-judicieufement que si on l’em-ploie fans distinction de cas dans toutesles maladies de P estomac & des voies uri-naires , on causera quelquefois des ardeursou des suppressions d’urine, des disten-sions dans Pestomac, des rots, & une plusgrande quantité de vents qu’auparavant :mais cela même est le plus grand élogequ’on puisse faire de ce remède; car cesrnédicatnens innocens qui, s’ils ne fontpoint de bien, ne peuvent jamais faire dumal, selon P expression vulgaire, peuventêtre très - raisonnablement soupçonnésd'être dans tous les cas aussi inutiles quepeu dangereux.
Les baies de genievre entrent dans lescompositions suivantes de la pharmaco-
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pée de Paris ; savoir, Peau thériacale, Peatígénérale , Peau prophylactique , Popiatede Salomon , l’orviétan , le trochifque deCyphi, Phuile de scorpion composée, lebaume oppodeldoc, leur extrait dans latheriàque diatestàron, Porviétan ordinaire,Yori’ietanum prceflandus ,• leur huile dis-tillée dans la thériaque céleste , le baumede Leictoure , le baume verd de Metz,Pemplâtre stomacale, l'emplâtre styptique.
, La résine de genievre entre dans lespilules balsamiques de Stahl.
On bride dans les hôpitaux & dans leschambres des malades, le bois & les baiesde genievre, pour en chasser le mauvaisair. (ô)
GENGOUX (le royal Saint-),Géog. Gengulfinum régalé , ville de Franceen Bourgogne, au diocèse de Châlons,avec une châtellenie royale ; elle est aupied d’une montagne près de la rivierede Gróne , à huit lieues nord - ouest deMaçon , sept sud - ouest de Châlons,foixante-six fud-est de Paris. Long. zz. 8.lat. 4 6. 40. (D. f.)
_ GENIAL , adject. (Hifl. anc.) mot dé-rivé du latin, dont on est obligé de feservir dans notre langue; c’est une épi-thète que l’on donnoit dans le paganismeà quelques dieux qui présidoient à la gé-nération.
Ils étoient ainsi appelles agerendo , ou,selon la correction de Scaliger & de Vos-sius, a genendo , qui dans Pancienne lati-nité signifie produire. Cependant Festusajoute que de là on les nomma aussi dansla fuite getuli ; ce qui demande qu’on lisea gerendo. M. Dacier prétend que gererea le sens de ^fúrruv.
Les dieux géniales , dit Festus, étoientPeau , la terre, le feu , & Pair, que lesGrecs appellent élémens. On mettoit aussiau nombre de ces dieux les douze signes,la lune & le soleil. Diclionn. de Trév.§? Chambers. (G)
GÈNIANE , s. f. ( Hifl. nat. ) pierrefabuleuse, dont il est parlé dans Pline &C.quelques auteurs anciens, & dont on netrouve aucune description ; on nous ditseulement qu’elle avoir la vertu de cha-griner les ennemis. Boetìus de Boot.
Gsi.NIE, f. m. geriius , ( Mythol. Litté-