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La détermination produite par le gé-nitif peut être fondée sur une infinité derapports différens. Tantôt c’est le rapportd’une qualité à son sujet, fortitudo ré-gis tantôt du sujet à la qualité , pueregregix indolis : cpelquefois c’est le rap-port de la forme a la matière, vas au-ri ; d’autres fois de la matière à la forme ,aurum vafis. Ici c’est le rapport de lacause à l’eíFet, Creator mundi , là , del’eíFet à la cause, Ciceronis opéra. Ail-leurs c’est le rapport de la partie au tout,pes montis ; de l’efpece à l’individu, oppi-dum Antiochice ,* du contenant au con-tenu , modius frumenti ,• de la chose pos-sédée au possesseur, bona civium ; de fac-tion à l’objet, me tus supplie ii , &c. Par-tout le nom qui est au génitif exprimele terme du rapport ; le nom auquel ilest associé en exprime l’antécédent ; & laterminaison propre au génitif annonceque ce rapport qu’elle indique est uneidée déterminative de la signification dunom antécédent. V. Rapport.
Cette diversité des rapports auxquelsle génitif peut avoir trait, a fait donnerà ce cas différentes dénominations , selonque les uns ont fixé plus que les autresl’attention des grammairiens. Les uns l’ontappellé possessif , parce qu’il indique sou-vent le rapport de la chose possédée aupostesseur, prœdium Terentii d’autresl’ont nommé patrius ou paternus , à causedu rapport du pere aux enfans, Ciceropater Tullice; d’autres uxorius, à causedu rapport de l’épouse au mari, Hecío-ris Andromache. Toutes ces dénomina-tions pochent en ce qu’elles portent furun rapport qui ne tient point directementà la signification du génitif , & qui Tail-leurs est accidentel. L’effet général de cecas est de servir à déterminer la signifi-cation vague d’un nom appellatif par unrapport quelconque , dont il exprime leterme ; c’étoit dans cette propriété qu’ilen falioit prendre la dénomination, &on l’auroit appellé alors déterminatif avecplus de fondement qu’on n’en a eu à luidonner tout autre nom. Celui de génitifa été le plus unanimement adopté, appa-remment parce qu’il exprime l’un desusages les plus fréquens de ce cas j il naîtTome XV,
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du nominatif, & il est le générateur detous les cas obliques & de plusieurs es-pèces de mots : c’est la remarque dePrifcien même-, lib. V, de cafu. Geni-tivus, dit-il, naturale vinculum generispoffidet , nafeitur quidem a nominativo,générât autem omnes obliquos fequen-tes ; & il avoir dit un peu plus haut : gene-ralis videtur esse hic casus genitivus, exquofere omnes derivationes, & maximeapud grœcos , soient fieri. En effet, lesservices qu’il rend dans le système de laformation s’étendent à toutes les branchesde ce système. V. Formation.
I. Dans la dérivation grammaticale ,le génitif est la racine prochaine des casobliques ; tous suivent 1 analogie de saterminaison , tous en conservent la figu-rative. Ainsi homo a d’abord pour géni-tif hom-in-is , où l’on voit o du nomi-natif changé en in is ; is est la termi-naiíon propre de ce cas, in en est la figu-rative : or la figurative in demeure danstous les cas obliques, la feule terminai-son y est changée ; hom-in-is, hom-in-i fhom-in-em , hom-in-e , hom-in-es , hom-in-um, hom-in-ibus. De même de temp-o-ris ,génitifàe tempus , sont venus temp-or-i , temp-oi-e , temp-or-a, temp-or -um , temp-or-ibus. C’est par une fuitede cet usage du génitif , que ce cas aété choisi comme le signe de la déclinai-son. V. Déclinaison. C’est le signalde ralliement qui rappelle à une mêmeformule analogique tous les noms qui ontà ce cas la même terminaison. II est vraique la distinction des déclinaisons doitrésulter des différences de la totalité descas ; mais ces différences suivent exacte-ment celles du génitif , & par conséquentce cas seul peut suffire pour caractériserles déclinaisons.
Les noms de la premiere ont le géni-tif singulier en ce, comme men/ù (table)génitif rnenfee : ceux de la seconde ontìe génitif en i, comme liber ( livre ),génitif libri. Ceux de la troisième l’onten is, comme pater (pere ) ,'gén. patris.Ceux de la quatrième l'ont en ûs , commefruclus (fruit), génit. fruchìs ; & ceuxde la cinquième l’ont en ei , comme dies(jour ) , génit. diei. On en trouve quel-