G E 'N _
Lorsque îes gens da roi portent la pa-role , ils font debout & couverts, les deuxmains gantées. Tous ceux qui ont séanceaprès celui d’entr’eux qui porte la parole ,fe tiennent auffi debout & couverts pen-dant tout le tems qu’il parle.
Us ont le privilège de ne pouvoir êtreinterrompus par les parties ni par les avo-cats contre lesquels ils plaident.
Le 21 février 1721, M. l’avocat géné-ral parlant dans l’affaire du duc de la Forcequi étoit présent, celui-ci l’interrompit ;M. l’avocat général dit qu’il ne pouvoirêtre interrompu par qui que ce soit, quepar M. le premier président.
11 n’est pas d’usage que les juges interrom-pent la plaidoirie des gens du roi , quoi-que l’heure à laquelle Paudience finit or-dinairement vienne á sonner ; mais il ya des exemples que dans de grandes affai-res les gens du roi ont eux-mêmes par-tagé leur plaidoirie en plusieurs audiences.
Dans les affaires où le ministère publicest appellant ou demandeur, l’avocat del’intimé ou du défendeur a la répliqué furles gens du roi : mais il est auffi d’usageque ceux-ci ont la répliqué en dernier.
On dit communément que les gens duroi sont solidaires, c’est-à-dire qu’ils agita-ient & parlent toujours en nom collectif ;ils font présumés fe concerter entr’euxpour les conclusions qu’ils doivent prendre.
11 y a néanmoins des exemples que dansla même affaire un des gens du roi n’apas suivi les mêmes principes que soncollègue, & s’est fait recevdir opposantà un arrêt rendu sur les conclusions desgens du roi. Le procureur général ou pro-cureur du roi peut lui-même se faire re-cevoir opposant à un jugement rendu surses conclusions.
Le ministère des gens du roi est pu-rement gratuit ; excepté que dans les af-faires civiles appointées, & dans les affai-res criminelles où il y a une partie ci-vile , leurs substituts ont des épices pourles conclusions.
On n’adjuge jamais de dépens ni dedommages & intérêts aux gens du roi;mais on ne les condamne auffi jamais àaucune amende, dépens, ni dommages&. intérêts.
G E N lors
Les gens du roi de chaque siégé ontun parquet ou chambre, dans lequel lesavocats & procureurs vont leur commu-niquer les causes où ils doivent porterla parole: c’est auffi dans ce même lieu quel’on plaide devant eux les affaires qui doi-vent être vuidées par leur avis : les subs-tituts y rapportent auffi au procureur gé-néral ou au procureur du roi, si c’estdans un siégé inférieur, les affaires civi-les & criminelles qui leur sont distribuées.V. Communication des gens du
ROI , PARQUET DES GENS DU ROI.
M)
Gens de mer. ( Marine . ) On donnece nom à ceux qui Rappliquent à la na-vigation & au service des vaisseaux.
Gens de l’équipage. ( Marine. )V. Équipage.
GEN sES, f. f. pi. ( Charron. ) Pourles grandes roues, ce sont six pieces debois d’orme , formant un cercle entier ,& jointes ensemble par de fortes che-villes : chaque partie démontée forme unsixième de cercle. Les petites roues fontà quatre ou à cinq gentes.
Gente de rond, {Charron.) c’estune piece de bois composée de quatregentes , & qui forme un rond qui est en-châssé sur la sellette de l’avant-train.
GENTIANE, s. f. gentiana. ( Hìfi.nat. bot. ) genre de plante à fleur mono-pétale campaniforme , évasée ou tubulée& découpée. Le pistile sort du calice,traverse le fond de la fleur, & devientun fruit membraneux, ovoïde & pointu,composé de deux panneaux & d’une cap-sule , & rempli de semences ordinaire-ment plates, rondes & entourées d’unlimbe. Tournefort, Injl. rei herb. VoyezPlante, (i)
Les botanistes comptent plusieurs ef-peces de gentiane , dont quelques - unessont cultivées dans les jardins des cu-rieux , entr’autres la gentianelle , qui envaut bien la peine, Bradley dit qu’elleest d’un si beau bleu, que Poutre-metne l’égale pas. On cultive auffi la grandegentiane jaune , gentiana major lutea deC. Bauh. Parions. Tournes Boerh. Elleest employée des médecins, & c’est cellequ’il nous suffira de décrire.