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Tome XVIII.
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<bb la voyelle de la syllabe suivante eft une muet; il en saut seulement excepterreine , r titre &c seiye , ou ei vaut un ê fortouvert. Enfin , IV; nasal se prononce com-me a; en pareil cas : plein , sein , éteint ,&c.

3 °. La voyelle ì perd encore fa valeurnaturelle dans la diphtongue oì , qui est Iquelquefois impropre & oculaire, & quel-quefois propre & auriculaire. ,

Si la diphtongue oi n"est qu’oculaire ,elle représente quelquefois 17 moins ouvert,comme dans faible , il avoir ; & quelque-fois IV fort ouvert, comme dans Anglois ,\avois , ils avaient.

Si la diphtongue oi est auriculaire, c’est-à-dire , qu’clie indique deux sons effectifsque l’oreille peut discerner ; ce n’est aucunclés deux qui font représentés naturellementpar les deux voyelles o &c i : au lieu de o ,qu on y prenne bien garde , on prononcetoujours ou ; & au lieu de i , on pro-nonce un e ouvert qui me semble appro-cher souvent de Va ; devoir,sournois , lois ,moine , poil , poivre ,&C.

Enfin , fi la diphtongue auriculaire oi ,au moyen d’une n , doit devenir nasale ,l’i y défigne encore un è ouvert ; loin ,foin , témoin , jointure , &c.

C'est donc également un usage contraireà la destination primitive des lettres , & àl’analogie de ^orthographe avec la pro-nonciation , que de représenter le son dçIV ouvert par ai , par ei & par oi ; & lesEcrivains modernes qui ont substitué ai àoi par-tout où cette diphtongue oculairereprésente IV ouvert, comme dans anglais,français , je lisais , ii pourrait , connaître ,au Leu d ecrire anglois , français , je lifois ,ìl pourroit , connoitre ces écrivains, dis-je, ont remplacé un 'inconvénient par unautre aussi réel. J’avoue que l’on évite par-là l’equivoque de Voi purement oculaire &de l’«i auriculaire : mais on se charge durisque de choquer les yeux de toute lanation , que lhabitude a astéz prémuniecontre les embarras de cette équivoque ;& 1 on s’expose à une juste censure , enprenant en quelque sorte le ton législatif,dans une matière où aucun particulier nepeut jamais être législateur , parce quel’autorité souveraine de l’uíage est incom-municable.

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Non seulement la lettre i eft souventemployée à signifier autre chose que leson qu’elle doit primitivement representer :

1 ar rive encore qu’on joint cette lettre àquelqu i au Xre p our exprimer simplement ceion primitif. Ami! s e s lettres u i ne repré-sentent que l e s on simple de 17 dans lesmots vuìde , vuider, tic autres dérivés, quel’on prononce vide , v ider j &c . & dans

les mots guide, guider , Lee. quitte, quitter ,acquiter, &C. & paï-tout ou l’une des deuxarticulations gue ou que precede le son í.

De même les lettres i e représentent simple-ment le son i dans maniement,\&prierois ,nousremercierons ,il liera,Qpii viennent de manier,prier , remercier , lier , & dans tous le Smots pareillement dérivés des verbes en ier.

Uu qui précédé 17 dans le premier cas , &Cl’e qui le fuit dans le second , sont des let-tres absolument muettes.

La lettre /, chez quelques auteurs,étoit un signe numéral, & signifient cent ,suivant ce vers,

J, C compar erit , £' centum fignificabit.

Dans la numération ordinaire des Ro-mains , & dans celle de nos finances , Isignifie un ; & l’on peut en mettre jusqu’àquatre de suite pour exprimer jusqu’à quatreunités. Si la lettre numérale I est placéeavant V qui vaut cinq , ou avant X quivaut dix , cette position indique qu il fautretrancher un de cinq ou de dix ; ainsi IVsignifie cinq moins un ou quatre , IX signi-fie dix moins un ou neuf: on ne ( place jamaisI avant une lettre de plus grande valeur ,comme L cinquante, C cent , D cinq cens ,M mille ; ainsi on n écrit point IL. pourquarante-neuf, mais XLIX. ,

La lettre 1 est celle qui caractérise lamonnçie de Limoges.

/, f. m. c’est la dixieme lettre & l a sep-tième consonne dc 1 alphabet francois»Les Imprimeurs rappellent ì d’Hollande,parce que les HoUandois l'introdulfìrentsts premiers dans l’impression. Confor-mément au lysteme de la Grammaire géné-rale de P. P t adoptée par l’auteur duBureau typographique , le vrai nom decette lettre est je , comme nous le pro-nonçons dans le pronom de la premierspersonne ; car la valeur propre de ce ca~