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dans la science des combats , il préférois lapaix â la célébrité que donne l’éclat desconquêtes ; &-rempli du généreux désir derendre ses sujets heureux & son royaumeflorissant, il employa les premiers teins deson régné à étouffer , par de traités heu-reux , les semences de guerre qu’íl y avoitencore entre la Castille & les nations voi-sines. Dans cette vue, il accepta les pro-positions pacifiques que le roi de Gre-nade, Mohamet-Huadix-Abulhagen luisit faire par fes ambassadeurs. La trevefut renouvellée entre les deux états , &elle dura pendant tout le cours des regnesdes deux monarques. Celui de Castilleenvoya, dans le même tems , des ambas-sadeurs-au roi de Portugal, Ferdinand,Je plus inconstant des hommes , le plusinconséquent des rois. Jean lui fit offrir lapaix , & elle fut acceptée à des condi-tions ridicules , & que Pamour de la con-corde fit approuver par les états des deuxroyaumes ( P'oyex, Ferdinand , roi dePortugal. ) Mais quelques précautions quele roi de Castille eut prises, l’inconstancede Ferdinand rompit toutes fes mesures ;& Jean apprit avec chagrin , mais fansétonnement , que peu de jours après lesconclusions de la paix , le roi de Portugalavoit négocié un traité avec Richard II,roi d’Angleterre , & avec le duc de Lan-castre, qui formoit depuis long-tems desprétentions fur la couronne de Castille , &qui venoit d’être invité à sc rendre á Lis-bonne avec une flotte assez formidablepour faire valoir ses prétentions. Jean J neperdit point le tems à demander raison àFerdinand de sa mauvaise foi : il mit sestroupes en état de marcher, fit les plusgrands préparatifs, & fit fortifier toutesles places frontières menacées de l’inva-sion des Portugais. Pendant qn’il sc dif-posoit ainsi à repousser des agresseurs in-justes , il fut informé que 1 infant donAlphonse son frere, entretenois une corres-pondance sécrété & criminelle avec le roide Portugal ; il voulut s’assurer de fa per-sonne ; mais prévenu à tems, Alphonses’évada, s’enfuit dans les Asturies , &Renferma dans Gijon. Le roi l’y suivit, &alloit l’astìéger, quand Alphonse prit le sageWrrí áe vewf implorer fit plàsgks t A
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désavouer les faits, qu’on lui impuîoit. Jeanvoulut bien se contenter de ce' désaveu ,lui rendit son amitié ; & tournant toutesses forces contre Ferdinand , résolut dePattaquer par mer & par terre. Le roi dePortugal, enivré de P espérance de con-quérir la Castille , envoya une puissanteflotte insulter le port de Séville. L’atta-que ne fut point heureuse : cette flottefut battue , dispersée , & son amiral ,don Juan Alphonse , frere de la reine dePortugal , fut fait prisonnier. Encouragépar ce succès, Jean I alla former le siégéd’Almeida , dont il se rendit maître. Maispendant que par ces triomphes il se difpo-soit à de plus éclatantes victoires, la flotteAngîoife arrivoit devant Lisbonne ; enforte que ces deux puissans alliés réunis ,paroifl’oient devoir inévitablement Pem-porter fur les Castillans ; mais bientôt lamésintelligence divisa les Anglois & lesPortugais. Jean instruit de ce défaut deconcorde , forme le projet d’une expédi-tion hardie , & dont le succès termine-roit cette guerre à son avantage. II ré-solut d’aller bloquer le port de Lisbonne,& d’intercepter tous les nouveaux ren-forts que les Anglois pouvoient envoyeraux Portugais. II se préparoît à cette ex-pédition , lorsqu’il apprit que Pinfant dortAlphonse abusant de ses bontés , venoitde passer à Bragance avec quelques sei-gneurs , sujets auffi infidèles que lui. Cettetrahison -ne dérangea rien à ses opéra-tions , il bloqua Lisbonne : & cette villefut fi fort menacée , que Ferdinand al-larmé en sortit avec toute ík cour. Aprèsavoir reuílì au gré de son a,ttente danscette expédition , Jean s’en retournant enCastille , fit ordonner à don Alphonse &à ses partisans , de rentrer incessammentdans le devoir , fous peine d’étre déclaréstraîtres à J’état & de perdre leur honneur& leurs biens. Ils obéirent tous , & Jeaneut encore Pindulgence de pardonner àion frere. Cependant les deux rois fe pré-paroient avec ardeur à poursuivre la guer-re , & bientôt ils marchèrent Pun con-tre l’autre , étant suivis d’une armée for-midable. Celle de Castille étoit néanmoins;infiniment supérieure , soit par le nom-spfi m & valpur des troupes ague»-