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'Tics médians , sc divisent ; leurs intérêtsfont opposés , ils cherchent à s’entre-de-truire ,, chacun d’enx ayant ses partisans ,í'es créatures, il se forme des factions ; lacour n’est plus occupée que d’intrigues ,de cabales ; l’état souffre ; le souverain troppeu éclairé , trop foible pour connoître &Çimir également tous ceux qui le trahissentà foulent le royaume, prend lui-mámeparti pour l’un d’entr’eux ; & le reste desfactieux irrités de cette préférence , seliguent & portent leur audace jusqu’à fairecraindre le monarque lui-même , qui ,malgré ses grandes idées de puifiànce , dedespotisme, tombe dans la plus violente &quelquefois dans la plus déplorable situa-tion. Telles furent les causes qui agitèrentpresque perpétuellement le régné malheu-reux de Jean II , qui n’eut ni aílèz delumières pour discerner les traîtres quil’entourerent & abusèrent de íà confian-ce , ni assez de fermeté pour les répri-mer , lorsqu’ils íe furent soulevés , &'qu’ildépendit de lui de les punir eu de leséloigner. La nation souffrit infiniment deîa foiblesse de Jean II, & il souffrit lui-méme presqu’aufant de la licence & descrimes de ses favoris qu’il avoir enhardis ,& en quelque sorte autorisés lui-mémepar ses imprudences & fa pusillanimité.Fils d’un illustre souverain , de Henri III,roi respectable par fa sagesse , redoutablepar sa valeur , & de dona Catherine deLancastre , Jean 11 n’avoit que quatorzemois lorsque la mort lui enleva le roi sonpere : don Ferdinand son oncle , fut sontuteur , & régent du royaume ; mais donEerdinand lui-même ayant été appelle autrône d’Aragon , dona Catherine fa mereresta seule chargée de fa tutelle & de larégence de ses états. Dona Catherine avoird’exceílentes intentions ; l’on dit mêmequ’elle avoit de grandes qualités ; mais lessoins du gouvernement Tocc.upoient trop ,pour veiller aussi assidûment qu’il eut étéoéceslàire , à l’éducation de son fils qui futun peu négligée : d’ailleurs, la reine Ca-therine ne vécut point assez long - temspour le bonheur du royaume & pour fu-tilité de son pupille , qui , n’ayant quetreize ans , lorsque cette princesse mou-rut , fut proclamé roi par les soins tropTome XJSIIJ
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empresses de l’archevêque de Tolède , &de quelqnes autres seigneurs , le 20 octo-bre 1418. Les premiers jours du régné dsce prince , trop jeune pour se douter seu-lement de l’etendue & des bornes de sonautorité , furent employés aux fêtes de sesfiançailles avec dona Marie , infante d’A-ragon ; époux & roi dans un âge où à peineles hommes commencent à se connoître ,Jean JI convoqua les états , & déclaraqu’il alîoit gouverner par lui-même ; il eutdit plus vrai , s’il eut déclaré que les au-tres alloient gouverner sous son nom. Onlui fit renouveller la t-reve avec le roi daGrenade ■: & la feule action qu’il fit alorsd’apròs lui - même , fut de faire de donAlvar de Luna , seigneur ambitieux ,éclairé , mais fort turbulent , son favori :ce choix déplut à don Juan & à don Henrifils de don Ferdinand , & intans d’Ara-gon ; ils vouîoient seuls & à l’exclusionl’un de I’autre , regner fur l’esprit du roi ,& fous son nom , régir , ou à leur gré ,boulever l’état. Don Juan médita de serendre maître de la personne du jeunesouverain ; mais son frère plus heureux ,exécuta pour lui-même ce projet pendantl’abscnce de don Juan , qui ctoit allé enNavarre épouser l’infar.te dona Blanche.Don Henri profita de ce voyage, & deconcert avec le connétable , l’évêque deSégovie & quelqu’autres seigneurs , il allaà Tordesillas où le roi étoit, & par le plusinsolent des attentats , sc rendit maître defa personne ; sans doute dans la vue de luifaire oublier ce crime , il lui fit épouserì’infante dona Marie sa sœur , & le roiparut avoir fi peu de ressentiment de cetacte de violence , que devant les étatsassemblés par son ordre à Aviso , rltout ce qu’avoit fait don Henri, & dda-voua toutes les démarches qtie ss/stt donJuan faisoit pour le tirer des mains e sou
ravisseur. Toutefois, certe complaisancene se soutint pas,.& Je*» U plus ennuyéqn’irrité de íà captivité , confia a don Alvarde Luna son favori , qu d vit en secretcombien il desiroit dette délivré de (op-pression de don Henri. Don Alvar se liguaavec dond redenc , comte de Transtamáre
?v- '°“ i, 8 ue Pitnantel : ils prirent
íi bien leurs mesures, qu’ils délivrèrent le
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