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Tome XVIII.
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La crête est la partie supérieure arron-die en forme d’arcade , dont la portionpostérieure , qui est la plus épaisse , estappellée tubérofite ; on distingue dans sonépaisseur deux levres & deux interstices.

Le bord antérieur a deux interstices ,appellées épine antérieure supérieure , &l'autre épine antérieure infe'rieure. Ces deuxéminences font séparées par une échan-crure ; on en remarque de même deux aubord postérieur , mais elles font plus présï’une de l’autre.

La base ou partie inférieure est la plusépaisse de toutes ; elle forme antérieure-ment la portion supérieure de la cavitéçotylo'.’de , & postérieurement presquetoute la grande échancrure sciatique.

La face latérale externe est convexe an-térieurement & concave postérieurement.

La face latérale interne est inégalementconcave ; elle a en-arriere plusieurs iné-galités , parmi lesquelles il y a une grandefacette cartilagineuse de la figure d’un Squi sert à la symphise cartilagineuse decet os avec Pos sacrum.

ILEUSUGAGUEN , ( Ge'og. ) villeforte d’Afrique au royaume de Maroc ,dans la province d’Héa , fur une mon-tagne à trois lieues de Hadequis. Long.S. 2,8. íat. 30. 40. {D. J.)

ILFORCOM8 j ( Géogr ) ville mari-time d’Angleterre , dans la province deDevon , fur le canal de Bristol. Son portn est pas vaste , mais il est sûr & commo-de ; l’on y débarqué volontiers au sortirde la dangereuse mer d’Irlande ; & lesvaisseaux destinés , soit pour la ville deBarnstaple , soit pour Minehead , soit pourBridpevater , soit pour Bristol même, yrelâchent sons difficultés, quand les ventspe leur permettent pas a entrer dans larivière de Tau , ou de voguer en avantvers la Saverne. Auffi cette ville ssU n aqu’une feule rue , mais d’un milso de long ,est-elle pleine de comptoirs à l’usoge ciemarchands qui n’y résident pas , mais quiont le siégé de leur négoce dans les lieuxque l’on vient de nommer. Long. 13. 20.

Ut. Í 1 - 1$. {U. G.)

ILHEOS , ( Ge'og. ) ville maritime des Ame tique méridionale , capitale de lacapitainerie de Rso dos Ilhéps au Brésil.

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Elle appartient aux Portugais , & est dansun pays fertile. Long. «40. 10. Iat. tne'rid.15.4°. (A/.)

ILIADE , f. m. ( Littérat. ) nom d’unpoème épique , le premier & le plus par-fait de tous ceux qu’Homere a composés.Voyez, ÉPIQUE.

Ce mot vient du grec -A1--5 , d’iAí»» ,ilìum , nom de cette fameuse ville que lesGrecs tinrent assiégée pendant dix ans ,& qu’ils ruinèrent à la fin , à cause del’enlévement d’Helene , & qui fait l’oc-casion de l’ouvrage dont le véritable su-jet est la colere d’Achille.

Le dessein d’Homere dans l 'Iliade a étéde faire concevoir aux Grecs divisés enplusieurs petits états , combien il leur im-portoit d’être unis & de conserver entreeux une bonne intelligence. Pour cet effet,il leur remet devant les yeux les mauxque causa à leurs ancêtres la colere d’A-chille , & fa mésintelligence avec Aga-memnon ; & les avantages qu’ils retirè-rent de leur union. Voy. LABIE, ACTION.

L ’iliade est divisée en vingt-quacre li-vres , que l’on désigne par les lettres del’alphabet. Pline parle d une Iliade écritefur une membrane si petite & si déliée ,qu’elle pouvoit tenir dans une coque denoix.

Pour la conduite de l ’Iliade , voyez, leP. le Bossu , Madame Dacier & M. de laMotte.

Les critiques soutiennent que l 'Made efkle premier & le meilleur poème qui aitparu au monde. Aristote en a presque en-tièrement tiré les réglés de fa poétique ;& il n’a eu autre chose à faire que d’éta-blir des réglés fur la pratique d’Homere.Quelques auteurs disent qu’Homere a non-seulement inventé la Poésie , mais en-core les Arts & les Sciences , & qu’ildonne dans son poème des marques visi-bles qu’il les possédoit toutes à un degrééminent. Voyez, POÉSIE.

M. Barus de Cambridge va mettre unouvrage fous preste , dans lequel il prouveque Salomon est fauteur de Yiliade.

L ’Iliade , dit M. de Voltaire dans sonessai sor la poésie épique , est pleine dedieux & de combats. Ces sujets plaisentnaturellement' aux hommes ; ils aiment

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