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Tome XVIII.
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ce qui leur parent terrible. Us font commeles enfans qui écoutent avidement cescontes de sorciers qui les effrayent. H y ades fables pour tout âge & d n y a pointeu de nation qui n’ait eu les liennes.

De ces deux sujets qui remplissent 17-llade , naissent deux grands reproches quel’on fait â Homere. On lui impute l’extra-vagance de ses dieux & la grossièreté deses héros. C’est reprocher à un peintre d’a-voir donné à ses figures les habillemens deleur tems. Homere a peint les dieux telsqu’on les croyois , & les hommes telsqu’ils étoient. Ce n’est pas un grand mé-rite de trouver de l’absurdité dans la théo-logie payenne ; mais il faudroit être biendépourvu de goût, pour ne pas aimer cer-taines fables d’Homere. Si l’idée des troisgrâces qui doivent toujours accompagnerla déesse de la Beauté , si la ceinture deVenus font de son invention , quelleslouanges ne lui doit-on pas pour avoirainsi orné cette religion que nous lui re-prochons ? & si ces fables étoient déja re-çues avant lui , peut-on mépriser un sié-cle qui avoit trouvé des allégories si justes& si charmantes ?

Quant à ce qu’on appelle grossièreté deshéros d’Homere , on peut rire tant qu’onvoudra de voir Patrocle au neuvieme li-vre de Yìlìade , mettre trois gigots demouton dans une marmite , allumer &souffler le feu , & préparer le dîner avecAchille. Achille & Patrocle n’en sont pasmoins éclatans. Charles XII. roi de Suede,a fait six mois fa cuisine à Demir-Tocca,fans rien perdre de son héroïsme ; & laplupart de nos généraux qui portent dansun camp tout le luxe d’une cour efféminée ,auront bien de la peine à égaler ces héros.

Que si on reproche à Homere d’avoírtant loué la force de sos héros , c’eíl qu’a-vant Pinvention de la poudre , la force ducorps décidoit de tout dans les batailles.

| S î?Êns so fâifoient une gloire d’êtrerobustes , leurs plaisirs étoient des exerci-ces violens. Us ne pasioienc point leursjours à se faire traîner dans des chars âcouvert des influences de Pair , pour allerporter languiílàmment d’une maison àï autre , leur ennui & leur inutilité. Enun mot, Homere avoit à représenter unTome XVUL

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A;ax & un Hector, & non un courtisande \ ersailles ou de Saint-Jâmes. Ejfai futlit poefie épique.

On peut également excuser les défautsde style ou de détail qui se trouvent dans1 Iliade ; les censeurs n’y trouvent nullebeaute , ses adorateurs n’y avouent nulle^ imperfection. Le critique impartial convient*de bonne foi qu’on y rencontre des en-,droits foibles , défectueux , traînons , quel.ques harangues trop longues, des descrip-tions quelquefois trop détaillées , des ré-p.'tirions qui rebutent, des épithetes tropcommunes, des comparaisons qui revien-nent trop souvent, & ne paroissent pastoujours aster nobles. Mais aussi ces dé-fauts font couverts par une foule infiniede grâces & de beautés inimitables , quifrappent, qui enlèvent , qui ravissent ,& qui sollicitent pour les taches légeresdon t nous venons de parler, Pindulgencede tout lecteur équitable & non prévenu.

Madame Dacier a traduit Viliade enprose , M. de la Mothe l’a imitée en vers.L’une de ces traductions n’atteint pas laforce de P original, !'autre affecte en quel-que forte de ie défigurer.

ILIAQUE , adj. en Anatomie , se ditdes parties relatives à í’iléon. Viyez, ILEON.

L’artere iliaque est une des branchesde la division de l’aorte inférieure. Foyez,Aorte.

L’artere iliaque se porte obliquementvers la partie latérale & supérieure del’os sacrum , là elle se divise en deuxbranches , l’une qu’on appelle artere ilia-que interne , ou artere hypogajlrique, quise jette dans le bassin ; & l’autre artèreiliaque externe , qui rampe le long des

parties latérales & supérieures d u bassin,fans jetter de branches considérables , &vient passer sous Je ligament de Tallope ,où elle fournit plusieurs branches, & prendle nom d’artere crurale. Foyex, nYPOGAS-trique & Cru RALE.

Le muscle iliaque vient de !a face in-rerne de l’os des îles de la crête , de sesépines antérieures, de leur intervalle - endescendant sur la partie inférieure de cemême os , se joint au grand psoas , &s infère avec lui au petit trochanter.

QU E pajjìon f ( Médecine. ) ïl&us*

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