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Tome XVIII.
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IMPROPRIATION , s. f. terme deJurisprudence canonique , seditdes revenusd’un bénéfice ecclésiastique qui font entreles mains d’un laïque.

Elle différé de Y appropriation par la-quelle les profits d’un bénéfice font entreles mains d’un évêque, d’un collège , &c.On emploie aujourd’hui ces deux termesindifféremment l’un pour l’autre. On pré-tend qu’il y a 3845 impropriations en An-gleterre. Voyez, Appropriation.

IMPROPRIÉTÉ , f. f. ( Gramtn .)qualité de ce qui n’eíì pas propre. Voyez,Propre & Propriété.

Les Grammairiens distinguent trois for-tes de fautes dans le langage, savoir lesolécisme , le barbarisme , & Y impropriété'.Celle-ci fe commet quand on ne fe sert pasd’un mot propre , & qui ait une signifi-cation convenable ; comme si on difoit ungrand ouvrage , en parlant d’un livre pro-lixe & diffus ; le mot grand feroit impro-pre , ou parce qu’il feroit équivoque ,grand ouvrage pouvant fe dire d’un livrelong , mais bien fait & utile ; & il ne fe-roit pas aussi net , aussi expressif quediffus , qui caractérise un défaut. Voyez,Solécisme & Barbarisme.

IMPROVISER , v. n. ( Musique. )c’est faire & chanter in-promptu des chan-sons , airs & paroles , qu’on accompagnecommunément d’une guitarre ou autrepareil instrument. II n’y a rien de pluscommun en Italie que de voir deux maf-ques se rencontrer , fe défier , s’attaquer,ie riposter ainsi par d es couolets furiememe air avec une vivacité de dialogue,de chant , á accompagnement dont il fautavoir été témoin pour la comprendre.

Le mot improvisât est purement ita-lien ; mais comme il fe rapporte à la mu-sique , j’ai été contraint de Je franciserpour faire entendre ce qu’il signifie. ( S )

* IMPROVISTER , IMPROVIS-TEUR, ( Gram. ) il fe dit du talent deparler en vers , fur le champ & fur unsujet donné. Quelques italiens le poste-dent à un degré surprenant : on a d’euxdes pieces qui ont été enfantées de cettemaniéré miraculeuse , & qui font pleinesd’idées , de nombre , d’harmonie , de' fiction j de feu > & de chaleur. Après uae

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longue méditation & un long travail, iïest incertain qu’on eut mieux fait.

IMPROUVER , v. act. ( Gramm. )synonyme de désapprouver. Voyez, AP-PROUVER & DESAPPROUVER.

IMPRUDENCE , s. f. ( Morale. )manque de précaution , de réflexion , dedélibération , de prévoyance , soit dans lediscours , soit dans la conduite ; car la pru-dence consiste à régler l’un & l’autre.Voyez , Prudence.

Id imprudence , apanage ordinaire de l’hu-manité , est si souvent la cause de ses mal-heurs , que le cardinal de Richelieu avoircoutume de dire, qu’imprudent & mal-heureux étoient deux termes synonymes.11 est du moins certain , que les impru- 1dences consécutivement répétées , font detrès-grandes fautes en matière d’état ;qu’elles conduisent aux désastres des gou-verne mens , & qu’elles en sont les tristesavant-coureurs. ( D. J.)

IMPUBERES , f. m. pi. ( Jurifprud. )sont ceux qui n’ont pas encore atteint l’âgede puberté , qui est de 14 ans accomplispour les mâles , & 12 pour les filles.

On distingue entre les impubères, ceuxqui sont encore en enfance, c’est-à-direau - dessous de sept ans ; ceux qui sontproches de l’enfance , c’est-à-dire quisont encore plus près de l’enfance que de lapuberté ; enfin, ceux qui sont proches dela puberté.

Suivant le Droit romain , les impubèresétant encore en enfance , ou proche del’enfance, ne pouvoient rien faire pareux-mêmes ; ceux qui étoient proche de lapuberté , pouvoient fans l’autorité de leurtuteur, faire leur condition meilleure ; aulieu qu’ils ne pouvoient rien faire à leurdésavantagé fans être autorisés de leurtuteur.

, En France même , en pays de droitrvrit, les impubères ne peuvent agir pareux-memes , & leur tuteur ne les auto-rise point, il agit pour eux.

En matière criminelle , on suit la dis-tinction des loix romaines , qui veulentque les impubères étant encore en enfance,ou proche de l’enfance , ne soient passoumis aux peines établies par les loix ,parce qu’on présume qu’ils sont encore