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Vìndiff/rence religieuse que par le motif.Le philosophe est indiffèrent sur les objetsde la vie , parce qu’il les méprise ; l’hom-me religieux parce qu’il attend de sonpetit sacrifice une récompense infinie.
Si Y indifférence naturelle > réfléchie, oureligieuse est excessive , elle relâche lesliens les plus sacrés. On n’est plus ni pereattentif , ni mere tendre, ni ami , niamant , ni époux. On est indifférent àtout. Ùn n’est rien , ou l’on est unepierre.
INDIGENAT , f. f. ( Jurisprud. ) ter-me usité en Pologne & dans quelques au-tres pays pour signifier naturalite. DonnerYindigenat , c’est naturaliser quelqu’un. Cemot vient du latin indigent , qui signifienaturel du pays. ( A )
INDIGENE , ( Ge'ogr. ) on ne trouvepas-dans les dictionnaires le mot indigène,mais il devroit, ce me semble , être reçudepuis long-tems dans notre langue. Onappelloit indìgsna , chez les anciens la-tins , les premiers habitans d’un pays ; quel’on croyoit n’étre point venus s’y établird’un autre lieu. Indigent est formé à'indu,employé anciennement pour in , commeon le voit quelquefois dans Lucrèce , &de geno , au lieu duquel on dit gigno ,mais d’où ger.us & genitus font formés.Ce mot s’exprime en grec par Utyins , quiA e'téengendre-ld.
Les payens ignorant leur premiere ori-gine , se figurèrent que les premiers hom-mes a voient été engendrés par la terre ; &en conséquence , ils se crurent une pro-duction de cette terre qu’ils habitoient.Les Germains ne donnoient à leur dieuTuncon , pere de Mannus, l’un & l’autrefondateurs de leur nation , qn’une originecommune avejc les arbres- de leurs forêts.Les Athéniens , qui affectoient de se direàwrcXQovìç , ou nés d’eux - mêmes , ne seprenoient pas dans un autre sens. Mais fansr.otis arrêter à réfuter leurs erreurs , c’estassez de dire que parle mot indigène nousentendons les naturels d’un pays , ceuxqui y font nés , p0 ur les distinguer deceux qui viennent ensuite s’y établir. C’estainsi que les Hotentots étoient indigènespar rapport aux Hollandois , qui ont com-mencé la colonie au cap de Bonne- Espé-
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rance ; & la postérité de ces mêmes Hol—landois est devenue indigène dans ce pays-lipar rapport aux nouvelles familles quiiront l’augmenter. ( D. J.)
* INDIGENT , adj."( Gram. ) hommequi manque des choses nécessaires à la vie 'au milieu de ses semblables, qui jouissentavec un faste qui l’insulte, de toutes lesfuperfluités possibles. Une des fuites les.plus fâcheuses de la mauvaise administra-tion , c’est de diviser la société en deuxclastes d’hommes , dont les uns font dansl’opulence & les autres dans la ^misere.'ÏYindigence n’est pas un vice , c’est pis.On accueille le vicieux , on fuit l 'indigent.On ne le voit jamais que la main ouverte& tendue. II n’y a point d "indigent parmiles sauvages.
INDIGESTE , adj. ( Dìete. ) se dit d’unaliment incapable d’être digéré 3 & qui se-roit par conséquent plus proprement ap-pellé ìndigeflible ou ind : ge'rabíe. Un pareilaliment est encore appelle , dans le langageordinaire , lourd , pesant & chargeant.
Ce mot ne se prend point à la rigueur& dans un sens absolu , parce que lesmatières absolument incapables d’être di-gérées font rejettées de la classe des ali-mens , lors même qu’elles contiennentune substance nutritive. Ainsi comme onne s’avise point de manger les os durs ^les cornes, les poils, les racines ligneu-ses, &c. quoique ces matières soient indigefies par excellence , ce n’est pas danscelles de cet ordre que les Médecins consi-dèrent cette qualité. Ainsi donc un ali-ment indigeste n’est qu’un aliment de diffi-cile digestion.
II n’y a point d’aliment généralement &absolument indigeste ; c’est-à-dire, dontla digestion soit difficile pour tous les su-jets. Cette considération est nécessaire-ment liée â la précédente : car une ma-tière qui seroit constamment & univer-sellement difficile à digérer , seroit aussi,infailliblement exclue de la classe des ali-mens qu’une matière absolument incapablede digestion. Un aliment indigeste est donccelui qui est difficilement digéré par le plusgrand nombre de sujets sains , ou par unordre entier de sujets sains. Voyt*. la fmdç (et artide. 11