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bït on îe culdve ; auísi ne peut-on pren-dre trop de précautions pour arracher lesherbes qui croissent autour , lorsqu’iícommence â pousser , & jusqu’à ce qu’ilsoit en parfaite maturité.
On sarcle & on nettoie plusieurs fois leterrein où l’on veut planter la graineà’anil. II me semble qu’on devroit diresemer ; mais le terme de planter est con-sacré dans les îles. On pousse quelquefoisïa propreté si loin , qu’on balaie'lè terreincomme on balayeroit une chambre. Aprèscela on fait les trous où l'on doit mettre lesgraines : pour cet esset, les esclaves ouautres qui doivent y travailler, se rangentfur une même ligne à la tête du terrein , &marchant à reculons , ils font de petitesfosses de la largeur de leur houe , de laprofondeur de deux à trois pouces ; éloi-gnées en tous sens les unes des autresd’environ un pié, & en ligne droite leplus qu’il est possible.
Quand le terrein a été bien préparé,& les mauvaises herbes bien extirpées, onplante la graine de Yanil dans les trous
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dont on vient de parler , qui font tirés aucordeau , & éloignés les uns des autresd’un pié en tous sens ; ils mettent onzeou treize graines dans chaque trou ; uneespece de superstition ayant établi de lesemer ainsi en nombre impair ; I a supersti-tion se mêle par-tout.
Ce travail est îe plus pénible qu’il y a j tdans la manufacture de Vindigo ; car il f aucparl’usage que ceux qui plantent soientpresque toujours courbés fans se redresser ,jusqu’à ce que la plantation de, toute lalongueur de la piece soit achevee. Lorf-qu’ils font arrivés au haut de la piece , ilsreviennent fur leurs pas , & recouvrentles folles où ils ont mis la graine , en ypourtant avec le pié la terre qu’ils en onttirée ; & ainsi la graine se trouve couverted’environ deux pouces de terre.
Toute saison est bonne pour semer íagraine d 'anil ; il faut cependant observerque ce ne soit pas par un tems trop sec.On choisit donc pour l’ordinaire un temshumide & qui promette de la pluie *& alors on est sûr de voir la plante
herbes qui s’éleveroient au-deffus > & le couvriroient : c’est auíîi pour que la nourriture qu’il reçoitde la terre ne soit point trop partagée , auquel cas il rendroit beaucoup moins. II est pourtant vraique si ce n’est pas directement la plante qui use la terre , du moins la façon de la culture I altéré con-sidérablement : cela vient de ce que le champ où on le cultive étant souvent larde , St la plantecoupée près de terre , le fol reste trop à découvert , & que la superficie exposee une grande partiede Tannée à un soleil très-ardent se mettant en poussière , les fort grains de pluie que nous nommonsavalasses , & qui font fréquens fous la zone-torride , emportent peu-à-peu toute la terre franche outIe lipion, & ne laissent, après quelques années de culture , que le tuf ou la terre aride. Or laplupart des terres, de Saint-Domingue ont très-peu de profondeur en terre-íranche. ' '
( -A Les trous où Ton seme la graine £ indigo ne font point éloignés en tout sens d’un pied , & tirésau cordeau. A Saint-Domingue on ne laisse guere que ç à 6 pouces entre les trous ; & l’on n’obligepoint les negres qui ses fouillent& les tirer en droite ligne : on y perdroit son tems.
C’est encore bien gratuitement qu’il est dit dans Varticle Indigotier , que par superstition l’onmet onze ou treize graines dans chaque trou. L’on a vraiment bien autre chose de plus important às’occuper, qu’à faire compter par ço à 60 negres semeurs , des graines auíîi petites' que celles d 'indigo.On ne planteroit pas dans une semaine , en faisant cette opération, ce que l’on plante en un four..Ce que l’on recommande souvent aux negres semeurs , est de ménager la graine , parce qu’étant íortpetite, ils en mettent pour l’ordinaire plus qu’il n’en faut. On dit véritablement planter un far drn enindigo , pour signifier les deux opérations de faire les trous 8t y mettre la graine. Maïs torique les
le font également ; par conséquent
jurent ; par cumeiiueni , presque tout: ^ ““ n :wj e travail est de deffoucher , de coupercourbé; & les negres se font a cette jsJ douchant, les negres manient la houe for-
ge de porter les paquets à Imrbe ** e il faut, étant courbés fane agir la faucille , que nousíement toute la jouvne , Toutes ces opérations font plus pénibles que ce j* e de semer. Ce n estnommons couteau a indigo. 1 orne œuvrent la graine , mais avec des balais fans de plusieurspoint aussi avec les pieds que J es n s mj nu’ils passent legerement furie terrein semé, asm
petites branches d’arbres , garnies Q . f au i; eu d’sn mettre deux pouces d’épais , comme«le ne pas mettre trop de terre fur a £ ; t ' mettre trop peu, (, Cet article cfl de M. Gressier, \
«an le ssit au même endroit, on n en tauroit m tau p r K k k k i