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Tome XVIII.
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& produisit trois cens ans de discordes ìde fureurs, & d’infortunes chez trentenations. {D. J.)

Indulgence , f.s. (Morale.) c’estune disposition à supporter les défauts deshommes , & à pardonner leurs fautes ;c’est le caractère de la vertu éclairée. Dansla jeunesse , dans les premiers momens deTenthousiasme , pour Tordre & le beaumoral, on jette un regard dédaigneux surles hommes qui semblent fermer les yeuxà la vérité , & s’écartent quelquefois desroutes de l’honnête ; mais les connois-sances augmentent avec l’âge , l’efprir plusétendu volt un ordre plus général ; il voitdans la nature des êtres, leur excellence ,& la nécessité de leurs fautes. Alors onaspire à réformer ses semblables commesoi-même , avec la douce chaleur d unintérêt tendre qui corrige ou console ,soutient & pardonne.

L’envie plus contrariée par le mérite ,qu’offensée des défauts , voit le mal àcôté du bien, & le censure dans Thommequ’on estime.

L’orgueil pour avoir le droit de condam-ner tous les hommes , les juge d’après lesIdées d’une perfection à laquelle aucun nepeut atteindre.

La vertu toujours juste , plaint le mé-chant qui se dévore lui-même , & jus-ques dans les sévérités on la trouve con-solante.

Indulgence , ( Art numismatique. )

cette vertu si rare chez les hommes , estTeprelentee dans une médaille de Gor-dien , par une personne assise entre deuxanimaux indomptés. Est-ce pour marquerque la douceur , que Xindulgence peutadoucir les esprits les plus farouches ?Dans une autre médaille , 1 Indulgenced ’Auguste est caractérisée par une femmeassise , qui tend la main droite, & quitient un sceptre de la gauche ; pur ou-vrage de la flaterie. L 'indulgence préten-due d’Qctave n’étoit qu’une politiqueadroite , que la conjoncture des tems To-bligeoit d’empíoyer , & le sceptre qu’iltenoit le rendoit odieux à sa patrie.

Les Parthes , les Persans voulotint des souverains,

Mais le seul consulat pouvoit plaire aux Romains .

L D. /. )

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INDUIT, s. m. (Jurifprud.) indut-tum, qui vient du verbe indulgcre , signifieen général une grâce accordée par le papeà certaines personnes.

Les induits sont actifs ou passifs.

On appelle induits aiïifs des grâcesaccordées par le pape aux cardinaux , & àquelques autres collateurs ordinaires ,pour pouvoir conférer les bénéfices dépen-dans de leur collation , librement & fanspouvoir être piévenus durant les fix moisaccordés par le concile de Latran aux col-lateurs ordinaires. Ce qui a lieu à Tégarddes cardinaux , soitqu’ils confèrent seuls,ou avec un chapitre. Ce privilège fut ac-cordé aux cardinaux par Paul IV. par unebulle de Tannée 1555, & après luisessuccesseurs Tont pareillement confirmé. Iîa été aussi confirmé par des lettres - pa-tentes , enregistrées au grand conseil.

Du tems du même Paul IV. vers Tan1^60 , fur les grandes plaintes de tout lecollege des cardinaux , il leur fut encoreaccordé per contraction indultum & com-pactant , juramento folemni corroboratum ,que le pape ne dérogeroit point à la réglédes 20 jours à leur préjudice , ce que Du-molin appelle le compact .Ces sortes de grâcesne font qu’une réduction au droit commun,& conséquemment elles font favorables.

Les induits pajjìfs font aussi des grâcesaccordées par les papes â certaines person-nes , pour pouvoir être pourvues de cer-tains bénéfices si elles sont capables de lesposteder , ou de présenter des clercs â leurplace , pour être ensuite nommés par leroi à un collateur de France ; ces sortesà'induits Sont proprement des grâces ex-pectatives : Vìndult de MN1. du Parlementest de cette qualité.

On subdivise Vindult actif en induit or-dinaire & extraordinaire.

Vindult actif ordinaire est donné auxcardinaux & autres collateurs ordinaires,lesquels en vertu de ces induits ont droitde conférer , nommer ou présenter danstous les mois , même dans îes six mois ré-servés au pape dans la Bretagne , fanspouvoir être prévenus , ni être assujettis,aux réserves apostoliques , excepté cellesj qui son tin corpore jurïs , telles que les va.-;1 cances ìn caria romand