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Tome XVIII.
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Dans cefte incertitude que les circons-tances rendent souvent inévitable, on exa-mine si l’enfant présente des signes d’aprèslesquels on puisse conclure qu’il a vécu.Lors , par exemple , qu’on trouve desmarques de violence extérieure , commecoups, blessures , contusions, l’exam enattentif de ces lésions peut les faire distin-guer des difíerens accidens qui peuventdénaturer un cadavre. Le sang s’écouleparune plaie faite fur un corps vivant , lescontusions , les coups procurent deséqui-xnoses plus ou moins étendues, & si ceslésions font récentes , bérat des chairsannonce facilement qu'elle s ont été faitesfur un enfant qui vivoit. II est encoreclair que l'enfant a vécu après la naissancesi l’on trouve des preuves qu’il a respire ,mais l’abscnce de ces preuves ne piouvepas toujours qu’il est ne mort , comme jele dirai ci-après. Le défaut d’hémorrhagiepar les artères ombilicales , loríqu’elles nefont point liées, est l’une des preuves lesplus positives de la mort du fœtus avantï’accouchement.

On peut joindre à ces considérationsprises de i’état de l’enfant le détail des ac-cidens éprouvés par la mere durant lagroíièíîe ; les chûtes, les coups, les effortsconsidérables , les situations extraordinai-res & forcées ; les terreurs subites & plu-sieurs causes de ce genre qui agissent furJa mere durant fa grossesse peuvent atta-quer la vie du fœtus , quoique enfermédans son sein. Le fœtus méme avancé peutexpirer subitement par faction de ces cau-sés , ou bien il peut en contracter des ma-ladies qui deviennent mortelles quelquetems après. Les recueils des consultationsdes facultés de Leipsick, de Wirtemberg,d’Heîmstad & autres , présentent unefoule de cas semblables. Voyez^ Bohn. deiusufitîcidia , Michl Bernard. P'alentìnif«r:d ct a & novclU meci leg■ Hebenstreit,4 ntropol. f or en f. Alberti, syfi-jttrispr. med.

Quoique l’enfant ne présente aucunepreuve qu’il ait respiré , il ne s’ensuit pastoujours de-là qu'il étoit mort avant ^'ac-couchement. Cette opinion s’étoit répan-due parmi tous les anciens , & l’on regar-doit !a respiration même dans les nou-veaux-nés comme inséparable de ki vie

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{Gai. deloe. affett. cap. 5 .), unelegercat-tention íufnt néanmoins pour indiquerque le fœtus vit dans ses membranes fansrespiration ; qu’il ne peut respirer queloríqu’elles font rompues & qu’il e st sortide l’utérus ; qu’il est encore une foulede causes qui , après fa sortie , peu-vent s’opposer à sa respiration sans le fairecesser de vivre. On voit naître des enfanssi foibles , qu’après leur sortie ils sontsans mouvement, fans sentiment, sansrespiration même durant plusieurs heures ;les fomentations ; les lotions avec desspiritueux raniment chez eux le principevital , ils donnent des signes de vie, &jouissent ensuite d’une assez bonne santé.Les enfans les plus vigoureux en apparencene sont pas à l’abri de cet inconvénient,qui ne dépend pas toujours de la fòibîessede leur organisation. Le placenta détachétrop-tôt de l’utérus , la rupture du cordonombilical donnent lieu à des hémorrhagiesqui les affoiblissent ; la pression qu’iîs en-durent au passage , agit fur leurs mem-bres délicats, principalement fur leur tête,leur poitrine , y cause des contusions, in-tercepte faction des nerfs & les fait tom-ber en syncope ou dans l’aísoupiíïemenr.Tout enfant qui vient de naître par l’ac-couchement le plus simple & le plus na-turel , pleure ou crie , ce n’est pas íeméprendre que d’attribuer ces plaintes àla sensation incommode qu’il a sousserteen passant par les voies étroites de l’accou-chement. Combien d’accidens encore plusgraves font la fuite de cette compression !Zeller, Bohn, Alberti , & plusieurs fa-cultés conviennent de la possibilité de ccque j’avance. Bohn ajoute encore le té-moignage de i’expérience à ce quel’obíer-vation indique : des petits chiens nouvelle-ment mis bas & fasss au passage viveni;encore long - tems , quoique étranglés ,fans cependant jouir d’aucun mouvementde respiration. La circulation da fœtus estdifférente de celle dc l’adulte , & ces diffé-rences ne disparaissent que par successionde tems après la. dilatation des poumonspar 1 abord de I air. Le sang q u i ssns 1 >lœtus. passoit librement par le trou ovale,& le^canal artériel , avant cette dilatation,Y P^uìç encore après la naiísimçe tant qué