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Tome XVIII.
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qu’imporfe ? Osl a observé dans î'àslrms-ment uns quantité de muscles mis en jeu& mus d’une façon particuliers très-appro-priée pour balayer & emporter les partiesacres qui irritoientla membrane pituitaire ; jdans le vomissement, un méchanisme très-joliment imaginé pour dégager l’estomacsurchargé , sans chercher, fans faire atten-tion que ces effets auroient peut-être puêtre exécutés avec moins d’efforts & moinsde dépense de fluide nerveux. On a crié queces opérations fe faifoient le mieux qu’il sûrpossible dans la plus parfaite des machines ,& conséquemment par la plus spirituelle &la plus bienfaisante des intelligences ; tousles viscères, tous les vaisseaux font parsemésde nerfs, qui semblent être ses émissaires &ses espions qui Invertissent des irritations,des dérangemens qui demandent son action ;ils font munis & entourés de fibres muscu-laires propres à exécuter les mouvemens quel’ame juge nécessaires.

Cela posé, pour expliquer Y inflammation,te s stahli ens supposent la stagnation du sangdans les vaisseaux capillaires ou dans lespores ; comme parle Stahl ; famé dès lorsattentive à la conservation de sa précieusemachine , prévoyant le mal qui arriveroitsi le sang croupi ssoi t Iong-temps immobiledans les vaisseaux, envoie une plus grandequantité de fluide nerveux dans les vaiílèauxobstrués & circonvoisins pour emportercette obstruction. Si Vinflammation est plusconsidérable , ou plutôt si la douleur plusvive la lui fait paroître telle , & le dangerplus pressant, l ame , en général instruiteproportionnera le remede à la grandeur dupéril ; voyant Insuffisance du premiersecours, augmentera par-tout le corps (assezinutilement) b mouvement du cœur & desarferes * ce nul quelqueíois relou dra Vin-Si./,, ; d’aucres fois la fera ganser,si un médecin attentif ne fait pas modérería fougue & f ardeur de ce principe impé-tueux ; fi le fort du combat est malheureux,que la maladie ait le dessus, c se st au défautdes forces, â la mauvaise disposition desorganes que le peu de succès doit être attri-bué , & quelquefois aussi, remarque fortnaïvement Neuter , fervent animiste ,Lux erreurs de l’ame , qui pouvant fetromper j & fo trompant çn effet très-

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souvent dansles choses morales, ne doit pasêtre censée infaillible dans celles qui con-cernent la conservation de la vie & de lasanté.

Cette théorie , qui paroît d’abord très-satisfaiíante , & qui est fur-tout assez con-forme à la pratique, a été mise dans un très-beau jour , & fort savamment exposée dansune très-belle & trés-géométrique disserta-tion , que M. de Sauvages a fait soutenir il ya quelques années aux écoles de médecine deMontpellier.

Quelles que soient cependant les au-torités & les apparences de cette opi-nion , elle est fondée fur un principedont la vérité ne paroît pas incontestable:c’est l’ame , dit-on , qui est la cause effi-ciente de Y inflammation , parce quselleest le principe des mouvemens vitaux ;quelques effets que les passions d’amefont fur le corps ont d’abord fait hasarderce paradoxe , & l’on a cru qu’il étoitâ-propos de ne pas Iaistèr un si bel agentfans ouvrage , d’autant mieux que la ma-tière feule a été jugée incapable de femouvoir par elle-méme. II est vrai que ílnotre corps étoit une machine brute,inorganique, il foudroie nécessairementque quelqu’autre agent en dirigeât, sou-tînt & augmentât les mouvemens ; 8c leserreurs des méchaniciens ne me paroif-sent partir d’autre principe que de cequ’ils n’ont pas considéré les animaux com-me des composés, vivans & organisés.Mais quand même on seroit obligé d’ad-metere une faculté motrice qui agît 8copérât dans le corps, elle devroit etrecensée différente de l’ame, & destinée àrégler les mouvemens vitaux, tandis quefamé seroit occupée à penser &ou à veillerlur les fonctions animales. Ce qui donne-roit occasion de penser ainsi, csest enpremier lieu le peu de connoissance qu’al’ame de ce qui regarde la nature & sesopérations ; en second lieu, c’est que lecorps fe trouve quelquefois dans certainessituations où l’ame semble avoir abandonnéles rents de son empire ; tous les mouve-mens animaux font abolis ; les demi-ani-maux, la respiration , par exemple, sontbeaucoup aíïoiblis, & cependant alors lesmouvemens vitaux s’exécutent souvent

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