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ne le cede guere qu’à celle da cœur pourla constance. Les intestins le contractentaprès la mort, c’est même alors que leurmouvement est le plus vif : arrachés ducorps de ranimai, coupés en quatre par- 'ties, ils rampent fur la table, leur ve-loutée se renverse & devient extérieur ,
Yintestin fe vuide, & fait sortir de la ca-vité de l’écume.
Comme ce mouvement est de la plusgrande importance , & qu’il a été contesté,j’entrerai fur ce sujet dans un détail qui nepeut qu’intérester.
I,’intestin est irritable dans tous les ani-maux , & même dans les plus petits & lesplus simples. Irrité par quelque cause quece soit dans fa place, ou arraché du corpsde l’animal pendant la vie ou après, lamort, Y intestin fe contracte & fe rétrécitpar dégrés, jufqu’à ce que ses parois fetouchent, que fa cavité soit réduite à rien,& qu’il paroisse comme lié avec un fil. 11se vuide si exactement, qu’on a vu desépingles & des aiguilles avalées, suivretoute la longueur des intestins , & per-cer leur extrémité voisine de l’anus. Lescalculs , par lesquels on a vou'u bornercette force contractive, font réfutés parl’expérience ; aussi les fibres de l 'intestin nefont elles pas circulaires , & n’agissent-ellespas comme une vessie gonflée , dont fausdoute le racourcissement a des bornes.
J’ai vu dans Yintestin d’un chien cette irri-tabilité agir très vivement vingt - quatreheures après la mort.
On a vu de même des contractions desintestins fe íoutenir dans les cadavres hu- imains plusieurs jours âpres la mort. Cettemême force rend souvent les intestins durs,comme si c’étoient autant de vers de terre.Elle agit dans ranimai assoupi pendant lesmois de f hiver ; les intestins fe contractent,fe vident & deviennent extrêmementétroits.
Les coliques les plus violentes naissent deces constrictions, quand Pair , renferméentre deux points rétrécis de Yintestin , fedilate par fa chaleur, & qu’il étend Yintestina un degré quelquefois prodigieux.
Cette contraction est celle d’un pointunique ou d’un anneau de Yintestin : le mou-vement péristalrique est celui d’une fuiteTome XVIII.
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considérable de ces anneaux , ou d’uneportion considérable de Yintestin , ou mêmede I intestin entier. Ce mouvement est ,aussi-bien que l’imtabilìté , l’appanage de' tous les animaux fans exception : l’hommeen est doué évidemment ; on l’a vu dansles descentes & dans des fœtus dont le péri-toine paroiííoit à découvert. Il n’eít pasl’effet d’une violence extérieure; on l’ap-perçoit à travers du diaphragme & I traversle péritoine de l’animal vivant, fans quel’air ait touché Yintestin. II est vrai qu’il estplus violent après la mort, & dans Yintestinarraché du corps de l’animal. II est plusvif dans les quadrupèdes à sang chaud ; ill’est moins dans les postions & dans les oi-seaux.
Pour en parler avec exactitude , il fautdistinguer le mouvement coníus , le mou-vement direct & le mouvement rétrograde.
Celui qu’on découvre le plus aisément,c’est le mouvement confus, dans lequelYintestin s’agite d’une maniéré inégale &inconstante , se contractant d’un côté , sedilatant dans d’autres points, se retirantde droite à gauche ou de dessous en dessus,fe relevant alternativement,faisant avancerla masse alimentaire, la faisant reculer ,ayant plusieurs points de contraction dansdifférentes portions de Yintestin.
Quand une partie de Yintestin est con-tractée , elle sert de point fixe au mouve-ment de Yintestin ; il se retire contre cepoint, & y fait ai river cc qu’il contient.Deux points dc contraction retiennent entreeux la mastè des alimens ou l’air , & Ih'/z-test'm se gonfle. Une contraction repousséquelquefois la masse alimentaire, & d’autresfois elle cede ; Yintestin fe dilate & reçoitcette masse.
Maigre' la confusion apparente du mou-vement péristalrique, le mouvement directprévaut. Les parties supérieures de Yintestinfont plus irritables, & son extrémité infé-rieure s’ouvre dans une cavité qui n’opnofeaucune résistance à ce qu’il contient • aulieu que les alimens qui descendent de î’es-tomac , servent de stimulus aux niTmiprcintejiuis, & les excitent a la contraction.
Ce mouvement direct fait avancer íuc--ceíïivement les alimens de Pefìomac au co-lon : j ai vy bien des fois des aretes de poi£.
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