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Tome XVIII.
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fait une bourse qui se remplit cîe graisse. Onpeut les souffler dans l’enfant ; elles fontconiques, & quelquefois finies par deuxcornes.

Le rectum n’a ni cellules ni ligamens.Ces derniers s’étendent fur cet intestin , &forment un plan continu de fibres longitu-dinales. II n’est pas droit, quoique son nomsemble l’indiquer. Sa premiere ligne suit lesacrum derriere la vessie.

Sa seconde ligne commence au bas dela vessie, il avance alors plus horizonta-lement que perpendiculairement fous labase de la vessie & sous les vésicules sémi-nales. L’angle que fait cette seconde ligneavec la premiere, est rempli par la veffie desurine.

II finit à l’anus, & sa veloutée revient secontinuer avec sépiderme, & sa nerveuseavec la peau.

C^mme cet intestin fe termine par unsphincter annulaire ; il part du cercle quecet anneau rétrécit, des plis qui remontentdans le rectum , & dont la partie la plus basseforme comme des sinus sémi-lunaires. II y adans ces sinus des glandes muqueuses qui yversent leur liqueur.

La structure du gros intestin est à peuprès la même que celle de Yintejiin grêle.Les tuniques font les mêmes, mais engénéral plus fortes & les muscles plusrobustes.

La membrane interne a ses flocons beau-coup moins apparens ; elle est formée enplis reticulaires dans le rectum , & percéed’une infinité de pores qui font en abon-dance dans toute la surface interne du grosintestin.

Les glandes solitaires plates & per-cées d’un orifice évident , font fortcommunes dans toute l’étendue du grosintestin. L’âcreté , la dureté même de lamatière fécale rend la mucosité plus né-cessaire.

En renvoyant les vaisseaux aux articles

Mésocoliques & Mesenteriques ,j’obferve que la direction & la division desvaisseaux est à peu près la même que dansY intestin grêle ; que les petits arbres vas-culaires font moins évasés, & leurs bran-ches plus parallèles aux troncs , & stue

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la tunique musculaire reçoit plus de vais-seaux.

Les artères exhalent , de même quedans l ’intestin grêle, une liqueur aqueuse ,& les veines repompent aussi évidem-ment. C’eíl là qu’on a vu une liqueurcolorée séringuée dans l 'intestin , reprisepar les veines , teindre le sang de sacouleur.

Les nerfs du gros intestin ont été décritsà l’occasion du nerf intercostal. II est très-senlìble , & j’ai vu des clysteres fort sim-ples causer des douleurs presque insuppor-tables.

II n’y a aucun doute fur l’existence desvaisseaux lactés dans le gros intestin jeles ai souvent vus & suivis. La qualiténourrissante & fébrifuge des lavemens ,démontre que les particules nourricièressalutaires rentrent dans le sang & dans lecolon même.

On a douté du mouvement péristaltiquedu gros intestin ; il est évident dans touteíòrte d’animaux ; on I’a vu même dansl’homme , lorfqu’une biessiire a découvertYintestin. On a vu la force feule du rectumfaire sortir la matière fécale , après que lesmuscles du'bas-ventre avoient été détruits.(H. D. G.)

INTESTINALE, Fievre, (Mldec.)febrisintestinalis , nom donné par Heister àune efpece particulière de fievre que quel-ques-uns nomment mal-à-propos méfentí -rique , que Sydenham appelle febris nova.Elle n’est cependant pas nouvelle dans lemonde. C’est une fievre aiguë, toujoursaccompagnée de diarrhée salutaire , &qu’il est dangereux d’arrêter ; cette fievren etoit pas inconnue à Hippocrate, auxGrecs des derniers âges , à Cesse, & par-mi les modernes à Durer, Sennert , Fo-reíìus, Riverius, Etmuller, Baglivi, Stahl,Hoffmann, & Lancisi ; mais ils en ontparlé imparfaitement à tous égards.

La plupart d’entr’eux î’ont mise au rangdes fièvres malignes, à cause de la violencede ses symptômes naturels, ou occasionnéspar un mauvais traitement ; mais c’estplutôt une forte de fievre diarrhétique ,dont le fiege est dans les intestins , ou dumoins dont la matière est plus convenable-