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Tome dix-neuvième.
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Tour DE X’An , ( Hifi. anc. ) on pre-mier jour de Tannée , a fore varié chezdifférens peuples par rapport au temps defa célébration , mais il a toujours été engrande vénération.

Chez les Romains le premier & Ie der-nier jour de Tan étoient consacres a Janus ]ce qui a été cause qu’on le représente avecdeux visages.

C’est des romains que nous tenons cettecoutume si ancienne des complimens dunouvel an. Avant que ce jour fût écoulé ilsse faisoient visite les uns les autres , & sedonnoient des présens accompagnés devœux réciproques. Lucien parle de cettecoutume comme très-ancienne , & la rap-porte au temps de Numa. J/oye{ ETREN-

*ies , Vœux ,ùc.

• Ovide a cette même cérémonie en vuedans le commencement de ses fastes :

.Postera lux oritur , linguisque animisquefavete :

Nutic dicenda bonosunt bona verba die.

EtPlineplus expressément, liv. XXVIII,chclp , j, Primum an ni incipientis diemlattis precationibus invicem faustum invi-cem faustum ominanmr.

Jours Accyoniens, {Hist. anc.) phra-se que Ton trouve souvent dans les auteurspour exprimer un temps de paix & de tran-quillité.

, Cette expression tire son origine d’unoiseau de mer , que les naturalistes ap-pellent alcyon , & qui , selon eux , fait£on nid vers le solstice d’hiver , pendantlequel le temps est ordinairement calme &tranquille.

Les jours alçyoniens , suivant f anciennetradition , arrivent sept jours avant & septjours après le solstice d’hiver ; quelques-unsappellent ce temps-là Y etc de S. Martin ;fie le calme qui régné dans cette saison en-gage les alcyons à faire leur nid & à couverleu rs ocuís dans les rochers qui font au bordde la mer.

Columella appelle aufli jours alçyoniensle temps qui commence au 8 des Calendesde Mars , parce qu’on observe qu’il régnépour lors un grand calme fur l’océan at-lantique,

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Jours , Granus-Jours , ( Jurìsp. )ou Hauts - Jours , étoient une especed’alîise extraordinaire , ou plutôt une com-mistìon pour tenir les plaids généraux duroi dans les provinces les plus éloignées.

II ne faut pas s’imaginer que ces sortesd’aílìses aient été ainsi nommées parceqn’on les tenoit dans les plus longs jours deTannée , car on les tenoit plusieurs fois Tan-née & en différens temps ; on les appeîlagrands jours , pour dire que c’étoit une as-sise extraordinaire où fe traitoient les gran-des affaires.

Les grands-jours royaux furent établispour juger en dernier ressort les affaires desprovinces les plus éloignées , & principale-ment pour informer des délits de ceux quel'éloignement rendoient plus hardis & plusentreprenans ; on les tenoit ordinairementde deux en deux ans.

Ils étoient composés de personnes choi-sies & députées par le roi à cet effet , telsque les commissaires appelles misti domici~ni , que nos rois de la premiere & la secon-de race envoyoient dans les provinces pourinformer de la conduite des ducs & descomtes , & des abus qui pouvoient fe glisserdans {'administration de la justice & des fi-nances contre Tordre public & général.

Les grands - jours , les plus anciens quiaient porté ce nom, font ceux que les com-tes de Champagn* tenoient à Troyes ; &ce fut à T instar de ceux-ci que les assem-blées pareilles qui fe tenoient au nom duroi furent aussi nommées grands-jours.

La séance même du parlement , lorsqn’ilétoit encore ambulatoire , étoit nommégrands-jours. Les paricmens de Toulouse,Bordeaux , Bretagne , & quelques autres te-noient aussi leurs grands-jours.

Depuis que les parlemens ont été rendussédentaires , les grands-jours n’ont plus étéqu’une commission d’un certain nombre dejuges tirés du parlement pour juger en der-nier ressort toutes affaires civiles & crimi-nelles par appel des juges ordinaires deslieux, mêmes les affaires criminelles en pre-miere instance.

L<#s derniers grands-jours royaux fontceux qui furent tenus en 1 666 à Clermonten Auvergne , & au Puy en Vêlai pour 1«Languedoc.