Band 
Tome dix-neuvième.
Seite
124
JPEG-Download
 

124 I S L

Here the glad orange , court the am’rousmaid

jrith golden apples , and aflkenfhade.No blajl e’er dif compose the peacefulsky ;The sprint but murinur , and the jp^inds

butfgh.

Where Flora treais , her \ephir garlands

Jlings ,Shaking rich

odours from his

purple

WLiigs :

'And Btrds fromwoodbine bcw’rs , andJess’mingroves ,

Chaunt theirglads nuptíals , and unen-vy’d love.

Mildfeasons yifing halls, andJi lent d ale s,

Cool grottos , fil ver brooks , andJiow’ryvales ;

In this blefi climate , ail the circlingyearprevail ...

Je ne trouve pas máme que la belle descrip-tion d’Horace , Ode xvj. liv. V. connuede tout le monde, présente un paysageausti

f racieux de ces contrées charmantes , que’est celui du chevalier Garth. Mais enéchange le tableau qu’eníait le poète latin ,est enrichi de tous les ornemens que la fable& la poésie pouvoient lui prêter. Ils y fontmultipliés avec un goût, une élégance &une force admirables.

Non hue Argoo contendit remige pinus ;

Neque impudica Colchis intulitpedem :

Non hue Sidonii torserunt cornua nau-tae ,

Laboriosa nec cohors Ulijfei.

Nulla nocent pecori contagia , nulliusaftri

Cregem œjlaofa torret impotentia.

Jupi ter illa piœ fecrevit littora genti ,Ut inquinavit acre tempus aureum :

FEreo dehinc ferro duravit saecula.

,) Jamais les Argonautes n’entreprirent», de faire une descente dans ces îles for-ts tunées. Jamais l’infame Médée n’y mit le», pied ; jamais les comp-gnons d’Ulyste», n’y porterent leurs paillons avec leurs», infortunes. La contagion n’y répandit-, jamais la mortalité parmi les troupeaux ,-, & nulle constellation maligne ne les def-t, sécha par s ardeur de ses influences. Sitôt

r s l

» que le siecle d’airain eut altéré la pureté,, du siecle d’or , & que le siecle de fer eut„ succédé au siecle d’airain , Jupiter sépara,, cet heureux pays du reste du monde pour,, servir d’asyîe à la vertu , &’c.

Cet heureux pays , ces îles fortunées queJupiter sépara du reste du monde , sont sansdoute les iles Canaries , situées à l’occidentde l'Afrique vis-à-vis du royaume de Suz :tout favorise ce sentiment, & rien ne peutle détruire. II est assez vraissemblable queles Canaries , les Açores & l’Amérique fontles restes de cette grande ile atlantide dePlaton , si fameuse chez les anciens,dont lesparties íe plus bades furent inondées parl’ir-tuptionde la merNoire qui , s’étant ouvertun pasiàge entre l’Europe & l’Asie , formad’abord ce que nous appelions la Méditer-ranée , & fe fit ensuite un canal pour join-dre l’Océan en détachant l’Espagne de l’A-frique. {D. J. )

Isle de France, ( Géogr.) Varticle

suivant efl tiré d’une lettre écrite sur leslieux en t J f f à M. Dodart , intendantde Bourges, par M. Gjìudin , qui va par-ler ici.

Cette iste, autrement dite Vile de Maf-carenhas , est située sur la côte d’Afrique,à trois cent lieues.environ de Madagascar,&quarante de Fille de Bourbon par les 2od 9'42" de latitude méridionale , & les^d 24/de longitude à l’égard du méridien de Paris:son plus grand diamètre est de 31891 toi-ses , & fa plus grande largeur de 22824 toi-ses , de forte qu’elle peut avoir quarante-cinq lieues de circuit, conformément au cal-cul que j’en ai fait. Elle est ornée de deuxbeaux ports dont l’un , qui est celui où legouverneur fait fa résidence, est situé dansle nord-ouest, & l’autre qui est le plus grand& le moins pratiqué à cause de la difficultéqu’il y a pour en sortir dans le sud-est. LesPortugais ont été les premiers qui aient dé-couvert cette iste , & nous n’avons aucunepreuve certaine qu’ils aient eu dessein d’yformer un étabîistèment. Les Hollandois ,depuis cette découverte , font habitée àn’en pouvoir douter pendant plusieurs an-nées ; on en juge par des édiíices & des ins-criptions en leur langue que l’on voit encoreaujourd’hui : on y a même trouve des habi-tations fôrméesjsur une desquelles vivoit un