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Here the glad orange , court the am’rousmaid
jrith golden apples , and aflkenfhade.No blajl e’er dif compose the peacefulsky ;The sprint but murinur , and the jp^inds
butfgh.
Where Flora treais , her \ephir garlands
Jlings ,Shaking rich
odours from his
purple
WLiigs :
'And Btrds fromwoodbine bcw’rs , andJess’mingroves ,
Chaunt theirglads nuptíals , and unen-vy’d love.
Mildfeasons yifing halls, andJi lent d ale s,
Cool grottos , fil ver brooks , andJiow’ryvales ;
In this blefi climate , ail the circlingyearprevail ...
Je ne trouve pas máme que la belle descrip-tion d’Horace , Ode xvj. liv. V. connuede tout le monde, présente un paysageausti
f racieux de ces contrées charmantes , que’est celui du chevalier Garth. Mais enéchange le tableau qu’eníait le poète latin ,est enrichi de tous les ornemens que la fable& la poésie pouvoient lui prêter. Ils y fontmultipliés avec un goût, une élégance &une force admirables.
Non hue Argoo contendit remige pinus ;
Neque impudica Colchis intulitpedem :
Non hue Sidonii torserunt cornua nau-tae ,
Laboriosa nec cohors Ulijfei.
Nulla nocent pecori contagia , nulliusaftri
Cregem œjlaofa torret impotentia.
Jupi ter illa piœ fecrevit littora genti ,Ut inquinavit acre tempus aureum :
FEreo dehinc ferro duravit saecula.
,) Jamais les Argonautes n’entreprirent», de faire une descente dans ces îles for-ts tunées. Jamais l’infame Médée n’y mit le», pied ; jamais les comp-gnons d’Ulyste», n’y porterent leurs paillons avec leurs», infortunes. La contagion n’y répandit-, jamais la mortalité parmi les troupeaux ,-, & nulle constellation maligne ne les def-t, sécha par s ardeur de ses influences. Sitôt
r s l
» que le siecle d’airain eut altéré la pureté,, du siecle d’or , & que le siecle de fer eut„ succédé au siecle d’airain , Jupiter sépara,, cet heureux pays du reste du monde pour,, servir d’asyîe à la vertu , &’c.
Cet heureux pays , ces îles fortunées queJupiter sépara du reste du monde , sont sansdoute les iles Canaries , situées à l’occidentde l'Afrique vis-à-vis du royaume de Suz :tout favorise ce sentiment, & rien ne peutle détruire. II est assez vraissemblable queles Canaries , les Açores & l’Amérique fontles restes de cette grande ile atlantide dePlaton , si fameuse chez les anciens,dont lesparties íe plus bades furent inondées parl’ir-tuptionde la merNoire qui , s’étant ouvertun pasiàge entre l’Europe & l’Asie , formad’abord ce que nous appelions la Méditer-ranée , & fe fit ensuite un canal pour join-dre l’Océan en détachant l’Espagne de l’A-frique. {D. J. )
Isle de France, ( Géogr.) Varticle
suivant efl tiré d’une lettre écrite sur leslieux en t J f f à M. Dodart , intendantde Bourges, par M. Gjìudin , qui va par-ler ici.
Cette iste, autrement dite Vile de Maf-carenhas , est située sur la côte d’Afrique,à trois cent lieues.environ de Madagascar,&quarante de Fille de Bourbon par les 2od 9'42" de latitude méridionale , & les^d 24/de longitude à l’égard du méridien de Paris:son plus grand diamètre est de 31891 toi-ses , & fa plus grande largeur de 22824 toi-ses , de forte qu’elle peut avoir quarante-cinq lieues de circuit, conformément au cal-cul que j’en ai fait. Elle est ornée de deuxbeaux ports dont l’un , qui est celui où legouverneur fait fa résidence, est situé dansle nord-ouest, & l’autre qui est le plus grand& le moins pratiqué à cause de la difficultéqu’il y a pour en sortir dans le sud-est. LesPortugais ont été les premiers qui aient dé-couvert cette iste , & nous n’avons aucunepreuve certaine qu’ils aient eu dessein d’yformer un étabîistèment. Les Hollandois ,depuis cette découverte , font habitée àn’en pouvoir douter pendant plusieurs an-nées ; on en juge par des édiíices & des ins-criptions en leur langue que l’on voit encoreaujourd’hui : on y a même trouve des habi-tations fôrméesjsur une desquelles vivoit un