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Tome dix-neuvième.
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dent Y isthme de Corinthe , situé , commeon i’a dit, dans le passage qui joint la Greceméridionale a la septentrionale , ou ce quirevient au meme, le Péloponnèse au restede , la Grece : il a de largeur z6 stades selonHérodote, 5 milles pas selon Mêla c’est-à-dire, une grande lieue d’Allemagne’, ou en-viron deux lieues de France. On’a tentéplusieursfois,mais inutilement,de le percer,

& de joindre les deux mers par un canal.

Quatre empereurs romains ont formé ceprojet, & pour l’exécuter se font engagesdans de grandes dépenses ; mais avec touteleur puislànce ils ne purent envenir à bout, | ayant été consulté , íitréponse "q u e cece qui donna heu ^proverbe grec , entre- j ne cesserait que par la célébration des

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geance de son mari qu’elîe n’avoit que tropmérité, se précipita dans la mer avec sonfils Mélicerte. Neptune , dit la fable , à lapríere de Vénus dont Ino étoit petite fille ,les reçut Tune & I’auíre au nombre des di-vinités de son empire ; il nomma la mereLeucothoé ^ & le fils Palémon • cependantle corps de Mélicerte ayant été porté par undauphin , ou pour parler plus simplement ,f/n'N ete J £ “ CC£ par les flots fur îe rivage de

Otieînn/ ypae / le trouva & l’ensevclit.

Quelques annees après l e pays fut affligé

a une cruelle peste ,/ur la^ïe l’oracle

•prendre de percer /’isthme, pour dire tenterl’impoflibte. Neptune avoit dans cet isth-me un temple célébré , à côté duquel étoitun bois de pins qui lui avoit été consacré ,& c’est près de là cju’on célébrait les jeuxisthmiques. Voy. ÎSTHMIQUE jeux ( D.

j.) î

ISTHME , ( Anatomie. ) Les Anatomis-tes donnent ce nom à plusieurs parties du !corps humain , sur-tout à cette partie étroi-te de la gorge qui est située entre les deuxglandes thiroïdiennes. Voye\ GoRGE &Thiroïdienne.

ISTHMIENS JEUX , ( Litt. greq. ) Lesîeux ifthmiens , ou si l’on aime mieux , lesjeux isthmiques croient un des quatre jeuxsacrés de la Grece , si fameux dans l’anti-

■quite.

Ces jeux se nommèrent ifthmiens , parce•qu’on les donnoit dans l’isthmede Corinthe - ,car lorsque les Grecs disent simplement Pis'—thme,iis entendent l’isthmede Corinthe, dunom de cette ville située dans le passage quiloignoitlePéloponnèse au reste de la Grece,ou po ur parler avec les géographes modernes,tV Uu'~ P? ì rci les golfes de Lépante & d’EngiaM orée à la Livadie. Neptune avoi

ne

jeux funèbres en l’honneur de Mélicerte.Comme les Corinthiens s'acquittoient dece devoir avec assez de négligence , la con-tagion recommença. Sisyphe recourut uneseconde fois à î’oracle qui lui prescrivit d’é-tablir des jeux perpétuels en l’honneur deMélicerte. Alors il institua les jeux isthmi-ques qu’on donna d’abord pendant la nuit,& qui ressembloient moins à des spectaclesqu’à des mystères nocturnes. On íut mêmeobligé de les interrompre , à cause des vols& des meurtres qui se commettoient dansle temps de leur célébration , fur les grandschemins de l’isthme.

Thésée, onzième roi d'Athènes, fut lerestaurateur de ces jeux , & purgea le paysdes infâmes brigands qui l’infestoient ; maisleur chef nommé Sinnis existoit encore^ ; ce

scélérat non content de piller les paíîàns ,les crucifiait de la maniéré la plus barbare jil les attachait aux branches de deux pinsqu’il courbait avec violence , & qu’il aban-donnoit ensuite à leur ressort naturel. The-| fée le poursuivit, le prit, & le fit périr pasI le même supplice.

1 Au retour de cette expédition,il rétablie-dans cette-nr ^ ^ Livadie. Neptune avoit | les jeux isthmiques avec tant d’éclat qu’on.duquel se tr me . un L’perbe temple, à côté | peut, en quelque sorte, le regarder commeétoit corisacré' V ?! t , lin ^ois pi ns qtri lui | le premier instituteur de ces îeux. 11 voulutcélébrait les jeux ce bois qu’on | qu’on les célébrât pendant le jour , & les

ìls furent d’abordŒ“ e /* c . r . . consacra solennellement à Neptune , dont

rG Gorinthe en S par oiliphe,roi | use vantoit d’etre fils, comme au Dieu qui

en suc l’occasion. ' & VO,cl quelle 1 Sm / ant Plïne Solin * les , l eilx

Ino, femme d’Athamas, roi d > 0r , renouvellent tous les cinq ans

’ 7,, - 1 ct urcho- c elt-a-dire, au bout de quatre annees ìevo-

nu.ne en Bcotie , pour cv e la just e ven _ jj i ues> & au commencement de la cinquième