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clésiastique latine qu’on a nommée les Cen-turies de Magdebourg , dont il eut la prin-cipale direction ; il y a 13 centuries. Lestrois premieres parurent en 15 59 , & laderniere en 1574. L’édition de Balle #n1624,3 vol. z'n-fol. est la bonne de ce grandouvrage \ mais le clavis j'j.cixe scnpturued’Illyricus , est un de ses meilleurs livres :Bayle a donné un excellent article critiquede ce célébré auteur. (D. J.)
ISTROPOLIS, CGe’og. anc. ) ancienneville fur la mer Noire , à l’embouchure duDanube. Ptolomée & Etienne le Géographela nomment Ifiros ; c’étoit une peupladedes Mílésiens, qui élevèrent cette ville lors-que l'armée de Scythes barbares vint pour-suivre en Asie les habitans du BosphoreCimmérien. C’est aujourd’hui Stravico , ouProllravifa , qui placée près d’une des em-bouchures du Danube,servoit alors d’entre-pôt général à toutes les nations qui trafi-quoient le long de ce fleuve.
ISTURIE, ( Geog. ) petit village à cinqlieues de Rayonne dans le pays - basque ,contrée d’Arberou. Je n’en parle que parcequ’il a donné son nom à une fameuse mineconnue , & jadis exploitée par les Romains ;son ouverture avoir près de douze cent piesde profondeur. La montagne étoit percéepour i’écoulement des eaux d’une petite ri-vière quil a traverse : trois grosses tours dontpne existe encore en partie, avec un retran-chement d’une douzaine de toises de surface,& quelques fortifications au haut de la mon-tagne , servoient à loger des soldats poursoutenir les mineurs, Des naturalistes quiont examiné cet endroit, croyent que c’étoitune mine de fer , & ont regardé le grandsouterrain comme une carrière d’où l’on ti-roir la pierre. ( D. J.)
ISUM , f Geog. ) ville commerçante deîa Russe , fur la riviere de Donezt, entreAsoph & Bormut.
ISUREN , f. m. ( idolat. mod. ) nomd’une des trois principales divinités auxquel-les les Indiens idolâtres attribuent le gou-vernement de l’univers 5 les deux autresfont Bramha , qu ils prennent pour le créa-teur du monde , & Wisnou. Voye\ Bram-ha & Wisnou,
Les Indiens adorent Isuren fous une fi-gure obscène & monstrueuse qu’ils exposent
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dans les temples , & qu’iís portent en pro-cession. Lorsque cette divinité ne paroîcpas dans les temples fous la forme infâmedu Lingam , mais fous celle d’un homme ,elle est représentée comme ayant un troisiè-me œil au milieu du front. On lui donne deuxfemmes, l’une qui est peinte en verd , &l’autre en rouge, avec une queue de poisson.Les adorateurs de ces idoles se frottent levisage & quelques autres parties du corps ,d’une cendre faite de fiente de vache , à la-quelle ils attachent une grande idée de sain-teté.
La secte à'Isuren passe pour la plus éten-due qu’il y ait dans les Indes ; elle est mê-me subdivisée en plusieurs sectes , dont lesunes n’adorent que le seul Isuren , d’autresses femmes , d’autres ses enfans, d’autresenfin joignent â leurs adorations toute lafamille & les domestiques. Voye\ V histoiredu christianisme des Indes , par M. de laCroze , où vous trouverez des particulari-tés que je passe fous silence. ( D. J.)
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IT , f. m. ( Hifi. moi. ) c’est le nom queles Iguréens donnent à l’onzieme géagh deleur cycle duodenaire ; il signifie chien , &désigne encore l’onzieme heure du jour ,& l’onzieme de leurs signes célestes. Sibtio-theq. orient. & D ici. de Trev.
ITABU , f. m. ( Hifi. nat. botan. ) c’estun arbre du Japon qui est une espece de fi-guier sauvage , dont le fruit est de couleurpurpurine, & îa feuille longue de quatre oucinq doigts, terminée en pointe , & fansdécoupure. Un autre figuier nommé Imu tu-ba , porte un fruit insipide ,Lc jette des ra-cines qui tirent fur le roux. Ses branchesfont courtes, grostès , courbées, revêtuesd’une écorce rouste , oti d’un verd clair. Sesfeuilles qui durent toute l’année , font fer-mes , dures, épaisses, ovales, & terminéesen pointe , longues ordinairement de troispouces , unies & brilliantes par-dessus , &d’un verd clair par le dos, qui est garni danstoute son étendue d’une infinité de nervu-res entreiaíïèes les unes dans les autres d’unemaniéré fort agréable. Les fleurs ne femontrent point. Les fruits dont le pé-dicule est court , gros &. ligneux , font dela grostèur 6c de la figure d’une noix , mais