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Tome dix-neuvième.
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& courcmnoit la tête des femmes chez lesanciens Grecs , comme il paroît par quel-ques médailles. (/?./■)

ISTRIE , V ( Geog. ) presqu’île d’Italiedans Pétât de Venise , entre le golfe deTrieste & le golfe de Quarner. Les Colquesy sondèrent autrefois le fameux port de Po-la. , si. connu depuis chez les Romains fousle nom de Julla pietas ; & d’autres colonies

cuîttTd’Is 1 ” S>y eta ^ irent , Y porterent leL’air y est mal sain

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d’étonnement ils se regardent les uns les an-tres , & prennent pour un songe ce qui sepasse à leurs yeux ; ils n’osent s’en fier àleurs oreilles.

On redemande , on fait paroître le hérautune seconde fois ; tous se pressent , non-seulement pour entendre, mais encore pourvoir le proclamateur de leur liberté. Le hé-raut répété la même formule : alors on selivre aux transports d’allégrelse avec touteassurance , & les aclamations furent fi gjan-

des & tant fois réitérées , qu’il fut ailé de j J- air y elt mal sain & ! e pays dépeuplé ;reconnoître qu’au jugement de l’univers la [ la plus grande partie de Yljirie est aux Véni-Iiberté est le plus précieux de tous les biens.

On célébra les jeux à la hâte , car ni les es-prits ni les yeux de personne ne furent at-tentifs au spectacle , tant la joie qu’on res-sentoit , avoit ôté le goût de tous les autresplaisirs. Ce grand événement arriva 194. ansavant J. C.

Au bout de 160 ans on fait qu e Néron renou-ve.Ia la raeme protestation, & dans la mê-me assemblée. 11 fùt le propre héraut de lagrâce qu ilaccordoit. II fit plus : il donna ledroit de bourgeoisie romaine aux juges desjeux ifihmiques ,& les combla de ses pressens.

Cependant les peuples de la Grece acca-blés du joug de Rome , & des malheursqu ils éprouvoient depuis plus d’tm fiecle ,n’efpérant plus de retour de leurs beauxjours , ne sentirent aucun des transports dejoie qui les avoient saisis du temps de Flamì-nius, & comptant encore moins fur les fa-veurs d’un Néron, ils ne répondirent à sespromestès que par de foibles acclamations.

Leurs conjectures ne furent point fausses,les préteurs d’Achaïe continuèrent à les ac-cabler; insensiblement tous leurs jeux perdi-rent leur éclat, & ceux de l’isthme vinrent àr ' ^ssicrement s° us l’empire d’Adrien ,

*11 nè rfl- Vers ^' ari 1 3° âe l’ére chrétienne.pétuer 6 íe & dans . le monde ' P°l ir en P er ~

Pindare , à î^ enir ' que les belles odes dermi-k il 3 f. 1 ^ OUan » e ^ es vainqueurs , aux-

cue s’il leur eût é, P 1 sent P !us considérableque s leur eut élevé cent statues

pouorejigius munere donewit '

Ces odes ont passé j u s qi y 4 ^

quatrième Uvre est intitulé, i er , n,

j ^ ’ les ‘Jlnmiques.

. ISTHMION , f. f. ( Line’rat. ^ Xìjlhmion , espece d’ornement qui ceignnir

Tome XIX,

centum

& leur

tiens ; la maison d’Autriche y possede seu-lement la principauté & le port de Trieste ;il ne faut pas dire avec Magin que Yljirierépond à la Japidie des anciens, cela n’estvrai que d’une partie de Yljirie & de la Ja-pidie.

Capo-d’Istria est la capitale de cette con-trée. Voye^ CaPO-d’IstRIA. J’ajouteraiqu’elle est fur une petite île nommée PEgi~da par les anciens , & que le P. Coronelîïmet à 36. 36 de long. & à 43. 31 de lat. sep-ten. Elle quitta le nom à'ÂUgida & de Co-,praría quelle avoit eu depuis , pour celuide Jufiinopolis qu’elle garde encore dansles actes publics. L’évéché de Capo-d’Istriafut fondée en 736 ; elle a d’assez belles égli-ses ; fa maison de ville étoit un temple dePallas : son principal revenu consiste en sa-lines qui produisent par an plus de sept millemuids de sel : la mer lui fournit du poissonen 'abondance , & la terre ferme d’alentourest couverte d’oliviers & de vignes qui don-nent d’excellent vin.

Mathias Francowitz , plus connu fous lenom de Mathias Flaccus ïllyrìcus , l’undes plus savans & des plus turbulens théolo-giens de la confession d’Aufgbourg , naquitdans Yljirie le 3 de Mars 1320; il s’élevaavec force contre Yinterim de Charles-Quint , eut des démêlés très - vifs avec lescatholiques , & mourut le 11 Mars 1^73 ,à 3 3 ans. 11 tira de la poussière des biblio-thèques , une vieille messe qu’il fit impri-mer en 1^7 , & compila l’ouvrage fameuxintitulé C "atagolus teftium veritads , B asi-le œ 1 55 6 , premiere édition , suivie decelles de 15 97 & 1608 , & à Francfort 1666/72-4 0 . dt 1672. Le plus considérable de sestravaux , fut fans doute cette histoire ec-

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